‹ Contribution à l'étude de la tuberculose musculaire primitive: ses formes anatomiquesChapitre 6 sur 18 · PE PA · texte numérisé non relu

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La tuberculose musculaire primitive reçoit la consécration officielle au Congrès de chirurgie de 1891, où Reverdin rapporte une observation avec examen histologique détaillé et plusieurs inoculations, — où Delorme présente quatre nouvelles observations, dont une seulement, à la vérité, avec examen histologique.

La première description d'ensemble de la maladie parait deux ans plus tard (1893). C'est l'important mémoire de Lantz et de Quervain, où ces auteurs, se basant sur huit observations personnelles, étudient très longuement l'anatomie pathologique et la symptomatologie de l'affection.

La myosite tuberculeuse primitive entre dès lors dans le domaine classique. Lyot, dans la première édition du traité de Le Dentu, Lejars, dans le traité de Duplay et Reclus lui consacrent tous deux un chapitre court, mais substantiel.

En 1897, paraissent les deux thèses de Grout et d'Fémery, ce dernier rapportant deux observations inédites du service de Le Dentu, lequel inspire, deux ans plus tard, la thèse de Cornet.

La thèse de Plantard (Paris, 1901) est une excellente revue générale de Ia question à cette époque.

Des travaux ultérieurs assez nombreux, les uns s’attachent surtout à l'étude de certaines formes anatomopathologiques. Ce sont les articles de Durante, qui, dans l'histologie pathologique de Cornil et Ranvier, décrit les formes inflammatoires non spécifiques: de Marinesco qui, dans le traité de médecine de Brouardel et Gilbert, insiste surtout sur la cirrhose musculaire tuberculeuse. Les autres s'attachent surtout au côté clinique de la

MT question, Lejars, dans la Semaine médicale, de 1904, étudie la polymyosite tuberculeuse; Alglave publie le cas d'un grand kyste tuberculeux musculaire à contenu Citrin.

Les mémoires allemands de Zeller et de Frida Kaiser sont un très consciencieux travail de mise au point, où ces auteurs font un relevé des observations publiées, et n’en admettent que dix-huit d’absolument indiscutables.

Signalons enfin les articles récents d'Ombrédane (1907) et de Bobbio, lequel porte à vingt-sept le nombre des tuberculomes primitifs des muscles et insiste sur leur localisation au niveau des muscles de l’abdomen (neuf observations).

À tous ces cas, nous ajouterons deux faits recueillis à la clinique de M. le professeur Poncet. Le premier, : opéré par M. Delore, chirurgien des hôpitaux, a été présenté à la Société des sciences médicales de Lyon en 1905. L'autre, plus récent, concerne un malade opéré dans le service par M. Cotte, chef de clinique, et dont l'examen histologique a été fait par M. Alamartine. Nous allons tout d'abord rapporter en détail ces deux observations, puis nous nous efforcerons de préciser ensuite, avec l’ensemble des travaux signalés ci-dessus, les caractères anatomiques et cliniques de la tuberculose musculaire primitive. |

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