DEP EE
sécrétions de cet organe, il est possible aux bacilles tuberculeux de le faire aussi. Certes, les expériences de Jungont été discutées, Baugmarten et Sugimara en particulier se refusent à admettre la voie ascendante. Dans ces cas, disent-ils, les grains de carmin sont arrivés dans les cornes utérines en suivant la voie lymphatique. Du reste, ajoute Sugimara, l'ascension spontanée décrite par Jung se produit par l’aspiralion qui est la conséquence de contractions antipéristaltiques. Celles-ci seraient provoquées par l’irritation que produit l'introduction de ces corps étrangers dans le vagin. En outre on ne peut comparer selon Sugimara les grains de carmin aux bacilles tuberculeux, les premiers étant d’un poids spécifique bien moindre que les seconds. Les autres expériences de Jung, où il a introduit le virus tuberculeux dans une corne utérine et où il a pu constater sa propagation dans l’autre corne sont aussi fortement discutées par Sugimara. Les lésions secondaires dans l’autre corne n’apparaîtraient, d’après ce dernier, que longtemps après l’inoculation et n'auraient pu se faire que par voie lymphatique ou sanguine.
Malgré ces discussions il nous semble, et nous partageons en cela l'opinion de Maüler, que les dernières recherches de Jung et de Benecke semblent bien établir la possibilité de l'ascension du bacille de Koch du vagin dans l’utérus, en dépit des affirmations de Baugmarten qui nie absolument la chose.
Jonas dans sa thèse (Heidelberg 1909) tout en ne niant pas la possibilité de la contamination par le coït pense que ces faits sont plutôt rares.
= Ja
Nous avons retrouvé dans la littérature médicale des cas où les troubles utérins remontent aux premiers rapports sexuels avec des individus présentant des lésions de tuberculose génitale et il nous semble que tout au moins dans ces cas la contamination par voie ascendante est indiscutable. (Obs. I-II-VD.