LOUE
constatant qu'aucune ne communique avec le foyer purulent.
Plus on pénètre dans les parties profondes de l’excavation et plus on trouve des anses intestinales adhérentes entre elles et aux organes génitaux refoulés en avant et en bas. En outre, on trouve immédiatement en arrière de l'utérus, au centre de l’excavation, une masse du volume d’un poing constituée par un liquide séreux contenu dans une néo-membrane mince qui lui donne l'aspect gélatiniforme. Une incision permet l'écoulement de ce liquide. Il est très difficile d'isoler les organes génitaux en raison de leur adhérence d’une part avec les anses intestinales, et, d’autre part, avec les parois antero-latérales de l’excavation. Toutefois on s’aperçoit bientôt qu'ils sont le siège de lésions importantes surtout au niveau des annexes du côté gauche. La trompe gauche en effet forme un cordon du volume du petit doigt, à paroi épaisse, replié sur lui-même avec oblitération du pavillon. En outre, immédiatement au-dessous de la trompe et bord gauche de l’utérus se trouve une masse arrondie, aplatie d'avant en arrière, du volume d’une grosse montre et de consistance pâteuse occupant la place de l'ovaire entre les feuillets du ligament large épaissis et adhérents à la partie inférieure. Une incision faite sur cette masse montre qu'elle est constituée par une substance caséeuse, demi-liquide, ayant pour parois les feuillets du ligament large épaissis. On ne trouve plus aucune trace de l’ovaire. On rencontre seulement dans le voisinage des ganglions caséeux au sein d’un tissu conjonctif sclérosé.
On incise aussi la trompe qui se trouve immédiatement