‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose Primitive de l'UtérusChapitre 32 sur 39 · PAT TT · texte numérisé non relu

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contre les autres. Une faible proportion de ces leucocytes s'observe également à l’intérieur des nodules entre les cellules propres de ces derniers. Dans aucun des nodules de la zone infiltrée qui circonscrivent la perte de substance on ne constate de cellules géantes. Quelques vaisseaux tra-

versent ce tissu inflammatoire. Leurs parois sont épaissies grâce surtout à la multiplication des éléments de l’ad-

ventice. L'infiltration phlegmasique se prolonge vers le bas, se substituant dans la presque totalité de sa lèvre antérieure au tissu du col utérin, jusqu’à l’épithélium pavimenteux qui revêt la portion vaginale. Cet épithélium présente des solutions de continuité dans l’étendue desquelles le tissu inflammatoire arrive jusqu’à la surface, donnant à la lèvre antérieure du col l’aspect que nous avons décrit plus haut. Dans la profondeur de la paroi cervicale, on trouve des foyers inflammatoires offrant la constitution anatomique des tubercules élémentaires. Ils comportent en effet une ou plusieurs cellules géantes entourées de cellules épithélioïdes entremêlées de petites cellules inflammatoires. Vers le haut la profondeur de l’infiltration diminue assez brusquement. Les couches périphériques de la paroi cervicale reprennent l’aspect ordinaire. Finalement le processus phlegmasique n’est plus représenté que par quelques tubercules élémentaires devenant de plus en plus rares à mesure qu’on s'éloigne du foyer principal.

Il en résulte que le segment supérieur du canal cervical, de même que les parois latérales n’ont pas été envahies par l’inflammation tuberculeuse. Dans la région où elle renferme des tubercules, la muqueuse cervicale ne possède plus qu’un revêtement épithélial superficiel dis-

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continu sous lequel en certains points on observe un tubercule typique qui le refoule en l’amincissant vers la cavité. Les glandes sont à la fois hypertrophiées et hyperplasiées. Leur calibre est considérablement accru ; de plus, pour faire face à la prolifération épithéliale, les parois glandulaires se sont plissées, ce qui donne à la sec: tion de ces organes un aspect dentelé très élégant. Au niveau des tubercules primitifs qui refoulent la paroi glandulaire, les cellules se surbaissent et deviennent même cubiques. Dans certaines glandes le revêtement épithélial a disparu sur une étendue plus ou moins grande. Cette lacune de l’épithélium peut même se trouver en regard d’un tubercule. Enfin, en certains points, ce revêtement révèle une tendance manifeste à la dégénérescence.

(b) Les coupes d’un fragment de la portion périphérique de l’ulcère montrent une infiltration inflammatoire chronique qui ne permettrait pas à elle seule de poser le diagnostic.

(c) La muqueuse du corps révèle des altérations d’endométrite superficielle et glandulaire. Les glandes sont hyperplasiées, les cellules épithéliales moins hautes qu’à l’état normal sont mieux individualisées avec une tendance à l’arrondissement de leur extrémité libre. Le tissu interstitiel est caractérisé par sa laxité. Les éléments sont dissociés par. des exsudats lymphatiques. On y voit de nombreux capillaires sanguins gorgés d’hématies, ainsi que d'énormes vaisseaux lymphatiques extrêmement dilatés.

(d) Les trompes présentent des lésions inflammatoires banales.

De cette observation, il résulte, d’après Brouha, que la

lésion la plus importante est constituée par cette pertc de substance, véritable caverne formée par la fonte caséeuse du tissu tuberculeux. Il a paru logique à l’auteur d'admettre que la lésion initiale a dû intéresser la muqueuse du canal cervical. De là le processus s’est étendu excentriquement. D'autre part, la disposition des tubercules de la muqueuse, aux confins de la lésion tuberculeuse, à savoir leur application étroite soit contre l’épithélium superficiel, soit contre la paroi glandulaire, semble indiquer qu'ils procèdent de l'infection directe du tissu sous-épithélial par une cause venant du dehors.

Plusieurs faits militent d’après l’auteur en faveur du classement de ces cas dans les tuberculoses ascendantes.

1° L'intégrité du restant de l’organisme, excluant tout transport métastatique ;

2° La localisation uniquement au col utérin et l’intégrité des trompes et du corps utérin qu'auraient dû traverser le bacille en cas de tuberculose descendante ;

3° La vie en commun avec un mari atteint de tuberculose pulmonaire, nous avons déjà montré la possibilité de la présence du bacille de Koch, dans les voies génitales de ces sujets.

Forme végétante. — La forme végétante simule souvent l’épithélioma et peut être la cause de nombreuses erreurs de diagnostic. Les lésions peuvent occuper soit le museau de tanche, soit l’orifice externe du col. De forme et de volume variables elle peuvent présenter toutes les transitions depuis la simple végétation papillaire jusqu'à la grosse tumeur encombrant le vagin. Ces tuberculoses végétantes peu-

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vent se subdiviser, d’après Chaton, en formes végétantes fongueuses et formes végétantes néoplasiques.

Dans la première de ces variétés la néoformation conserve de grandes analogies avec les formes fongueuses de la tuberculose. Le col s’est hypertrophié, recouvert de masses friables, saignant facilement, mais il n’y a pas à proprement parler de tumeur. Dans la forme végétante néoplasique il y a production de masses bourgeonnantes distinctes du col, plus ou moins pédiculées.

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