‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose Primitive de l'UtérusChapitre 34 sur 39 · FAR · texte numérisé non relu

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bryonnaires, éléments se rapprochant des cellules géantes, mais pas de vrais tubercules.

Trois mois après, poussée de tuberculose généralisée ayant déterminé la mort.

M. Cotte a décrit (Gazette des Hôpitaux, 1907) une forme de tuberculose inflammatoire du col. Ces cas, extrêmement rares, ne peuvent être interprétés, nous semble-t-il, comme des lésions primitives, l’imprégnation toxinique ayant produit les réactions, est due à une localisation

ganglionnaire ou viscérale primitive.

Cancer et Tuberculose

M. le professeur Tripier admet que dans le cas de tuberculose et de cancer en coexistence au même point, les observateurs ont été induits en erreur par les phénomènes hyperplasiques que la tuberculose est capable de déterminer du côté des épithéliums avoisinants et qu'il convient de rapporter ces cas uniquement à la tuberculose.

Ribbert s’est d’ailleurs efforcé d’établir que le processus inflammatoire tuberculeux était le primum movens de la désorganisation des assises cellulaires et de leur prolifération atypique.

L'infection secondaire d’un cancer par le bacille de Koch est en réalité très rare.

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Krause, en 1884, fit connaître que sur 70 épithéliomas, il avait trouvé 10 fois des « Riesenzellen ». M. le professeur Paviot dans sa communication au congrès de la tuberculose 1898, a fortement discuté l’opinion de Krause. Ces grandes cellules seraient en réalité formées par la coalescence des grandes cellules plates de l’épithélioma, coalescence souvent imparfaite puisqu'il est possible de retrouver dans la grande nappe protoplasmique des traits, des vestises des contours cellulaires. Certains auteurs, Petersen en particulier, ont voulu faire de ces cellules de véritables cancérophages et, en s'appuyant sur leur présence dans certaines formes épithéliomateuses en voie de guérison, ils ont émis l’idée de « Spontanheilung des Krebses », de guérison spontanée du cancer. Il semble toutefois, d’après les recherches de Delamare et Lecène que le rôle de ces cellules soit limité à la destruction des parties mortes du cancer, ce ne seraient plus des cancérophages, mais seulement des nécrophages.

Quelques auteurs, Vallart, Nassauer, Chamayou et Tournier, Archambault, ont signalé la coexistence de tuberculose et de cancer de l’utérus. Le problème est souvent complexe. La tuberculose peut se manifester, en effet, sous des formes hypertrophiques et on aura à différencier alors ces lésions réactionnelles atipyques de l’épithélium dues à la tuberculose, des véritables lésions cancéreuses.

Il est des cas où l’on ne peut avoir le moindre doute sur la dualité du processus : lorsque la tuberculose et le cancer occupent deux portions différentes de

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l'utérus. Dans le cas où il y a superposition si, ce qui arrive le plus souvent, la tuberculose est à l’origine, la réaction éphitéliale pour si intense et si atypique qu'elle soit, conserve des caractères se rapprochant de l’épithélium normal et diffère par ce fait de l’envahissement diffus d’un tissu par le cancer.

Lorsqu'il y a cancer vrai et tuberculose secondaire, les lésions bacillaires sont beaucoup plus rares et noyées dans les amas épithéliaux.

Nous n'avons pu trouver que deux cas où il y avait coexistence de cancer et de tuberculose primitive de l'utérus.

OBseRvATION XXII

Tuberculose et Cancer de l’Utérus

(Augier et Lepoutre, in Guillou)

Résumé. Etant donné les lésions, les auteurs sont portés à croire que la tuberculose est la première en date, qu'elle s’est développée primitivement au niveau de l’utérus et qu’elle est due à l'apport par voie sanguine ou lymphatique de bacilles pathogènes. Le cancer du col plus récent paraît s'être grellé secondairement et s'être substitué par une infiltration en masse de la paroi utérine, aux lésions tuberculeuses.

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OBsERvATION XXIII

Nassauer. In Young. Traus. of the obst. Soc. of London in Guillou

Malade de 45 ans, opérée pour cancer du col. L'examen de la pièce montre l'affection maligne et en plus 2 nodules de la grosseur d’une cerise, s’avançant jusqu’à l’endomètre. À l’examen microscopique, ces nodules, tenus jusqu'alors pour cancéreux, apparurent comme constitués par de nombreuses glandes dilatées, dont la lumière était en partie obstruée de leucocytes, de cellules aplaties et de bacilles tuberculeux. Le corps de l’utérus, apparemment sain était aussi le siège d’une affection tuberculeuse au début. Il n’y avait pas de tuberculose évidente ailleurs.

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