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De ces trois trajets, les deux postérieurs explorés à l’entrée présentent une siluation sous-cutanée très nette et une étendue de { centim. à 1 centim 5; l’antérieur, à peu près comblé par les fongosités, ne fut pas exploré dans toute son étendue.
On crut à ce moment à une ancienne gomme tuberculeuse, ouverte à Ce niveau par trois trajets fistuleux et ayant laissé à sa place des lésions d’inoculation cutanée. Un nouvel examen montre que les deux trajets fistuleux postérieurs étaient réellement sous cutanés et peu étendus, alors que la fistule antérieure s'enfonce nettement à l’intérieur ; l’exploration au stylet de cette dernière, plus difficile que pour les autres, conduit nettement sur la rotule, que l’on sent dénudée d’un centimètre carré environ. La pression sur les os ne montre aucun point douloureux, ni sur la rotule, ni sur letibia.
Intégrité absolue des mouvements du genou.
Opération le 9% juillet. — Incision longitudinale sur la ré- * gion prérotulienne, longue de 6 à 7 centimètres. Après la section de la peau, l’incision est portée jusque sur le périoste rotulien, qui est lui-même divisé longitudinalement et décollé à la gouge. Extirpation de la rotule. Suture de la synoviale. L’antisepsie est faite soigneusement, en prévision d’une infection articulaire possible.
1er août. — Au moment de l'opération, la synoviale était déjà épaissie et vascularisée. L’articulation était atteinte secondairement. L’extirpation de la rotule, que l’on aurait pu croire suffisante pour enrayer le mal, n’a pas été suffisante, et l’arthrite du genou s’est déclarée.
M. Martel prend possession du service, en l'absence de M. Rochet, et se décide à faire la résection du genou.
Sept pansements, un tous les huit jours, sont faits sous anesthésie.
La petite malade présente un état général très mauvais; l’appétit est à peu près nul et les forces déclinent rapidement.
Le 4er septembre, M. Rochet reprend possession du service et refait un pansement qui n’est pas enlevé de quatorze jours.
Appareil plâtré.