‹ Contribution à l'étude de la Tuberculose primitive de la RotuleChapitre 4 sur 27 · ET | ONE · texte numérisé non relu

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Enfin, dans trois observations d'auteurs anglais (The Lancet, 1884 : Dodd: — Medical Times, 1883 : Parker ; — The London Medical Record, 1880 : Albert) publiées dans la thèse de François, le processus tuberculeux était avancé à ce point que l’os avait presque en entier disparu.

La caverne tuberculeuse ne tarde pas, après un temps en général relativement court, à se faire jour au dehors, soit en avant, à l'extérieur, soit en arrière, dans l’articulation du genou, soit très souvent des deux côtés à la fois. C’est à celle conclusion déjà qu'était arrivé Ménard ; on trouve en effet dans ses observations que, sur cinq cas, deux fois le foyer était ouvert exclusivement dans le genou, la surface extérieure de la rotule restant indemne ; une fois, il s’ouvrait exelusivement à l'extérieur, le genou restant sain; et enfin, sur deux rotules, le foyer était ouvert à la fois en avant et en arrière, à l’extérieur et dans le genou.

Lorsque l'ouverture du foyer tuberculeux se fait en avant, il est rare qu’elle soit située au niveau de la partie moyenne de la face antérieure de la rotule, à cause probablement de la plus grande épaisseur de la lame compacte osseuse à ce niveau et de l'obstacle que viennent y apporter les fibres superficielles du tendon rotulien; l'ouverture se fait le plus souvent dans ce cas au niveau de la périphérie de la rotule. La base est rarement atteinte par la trépanation et elle ne l’est guère qu’au niveau de ses parties latérales.

Lorsque l'ouverture du foyer tuberculeux se fait en arrière, au niveau de la face articulaire de la rotute, l’in-

fection se propage tout naturellement à l'articulation du genou, en premier lieu et surtout à la synoviale. ;

Dans la plupart des observations en effet, on trouve la synoviale tuméfiée, remplie de fongosités, surtout au niveau du cul-de-sac sous-tricipital (obs. IV, V, VI, XI); d’autres fois, elle est simplement épaissie, vascularisée, signe d’une propagation plus récente de l'infection (obs. IX); une fois (obs. VII) le cul-de-sac sous-tricipital seul contenait des fongosités alors que la grande synoviale ne renfermait que du liquide synovial en excès ; enfin, dans deux cas (obs. 1, LIT), la synoviale paraissait saine.

Si la synoviale est presque constamment atteinte, par contre les surfaces articulaires du fémur et du tibia ne sont presque jamais touchées par l’infection tuberculeuse. Nous n'avons en effet trouvé qu'un cas (obs. Il) dans lequel le cartilage de la trochlée fémorale présentait, à l'opéralion, une couleur rougeâtre au niveau des bords de l'insertion de la synoviale et, chose remarquable, la synoviale ne renfermait, chez ce malade, aucune trace de fongosités. Dans tous les autres cas, les surfaces articulaires du fémur et du tibia étaient saines.

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