‹ Contribution à l'étude de la tuberculose primitive du corps de l'UtérusChapitre 9 sur 19 · VOIE ASCENDANTE · texte numérisé non relu

VOIE ASCENDANTE

CoNHEIM, VERNEUIL, FERNET, DERVILLE, BAUMGARTEN et quelques auteurs classiques, HÉGAR, MARTIN, E. ForGuE ad-

PROPRES EEE

mettent ce mode de contamination et leurs observations sont de réels arguments en sa faveur.

Le microbe se propage par voie de continuité de bas en haut, en se hissant au long de la voie canaliculaire, commune à toutes les maladies du tractus génital, jusqu’à son point d'élection utérin. C’est d’ailleurs là un fait expérimental, et, les épreuves réalisées ont parfaitement démontré, qüe le bacille de Koch, venu in situ, peut parfaitement se fixer en un point de la muqueuse, s’il rencontre en ce point les conditions favorables à son accroissement.

Aux causes prédisposantes, comme les malformations congénitales de la matrice, il faut ajouter la puerpéralité, les traumatismes, les lésions irritatives, les inflammations.

Il ressort des travaux de CONHEIM, VERNEUIL, VERCHÈRE SPRINGER, DEVILLE, que le sperme tuberculeux peut être un agent de transmission de tuberculose génitale, mais il s’agit le plus souvent d'infections, par poussières ou objets bacillifères.

Il reste à savoir si vraiment, ce bacille, une fois au contact de la filière vaginale pourra gagner l’utérus. Le Professeur FORGUE admet seulement la contamination tuberculeuse du col utérin, et la mentionne exceptionnelle, grâce à la desquamation épithéliale, qui est fonction de chaque période menstruelle et à la chasse sanguine qui en résulte. Pour ENGELHORN au contraire, le milieu vaginal favoriserait la flore bacillaire. BAUMGARTEN admet cette tuberculisation ascendante lorsqu'il y a empêchement au libre écoulement des sécrétions vaginales. DANIEL ne se prononce pas: bien qu’il ait une faveur nette pour le second mode de contamination que nous allons exposer.

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