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le seul symptôme que l’on constate est une diarrhée continue, profuse, incoercible. Prévenu par lexpérience, on recherche avec soin les signes de tuberculose, on les ausculte ; mais la respiration est si superficielle, si faible, que l’on n'entend souvent aucun son; on les percute, mais leur thorax amaigri résonne également des deux côtés. On se rabat alors sur le diagnostic de pis-aller de misère physiologique et l’on attend : la mort survient peu de tempsaprès, quel que soit le traitement. A l’autopsie, on constate, en même temps que des ulcérations cæcales qui entretenaient la diarrhée, des cavernes volumineuses, mais vides et sans exsudat. Et cependant, ces excavations ne déterminaient aucun signe physique. On peut bien admettre une erreur d’auscultation, mais lorsque cette erreur se reproduit, lorsqu'elle est constatée par des observateurs tels que Barié, Michel, Grancher, Vulpian, on est obligé de convenir qu'il doit exister des conditions spéciales qui modifient l’acoustique. Les particularités qui rendent les cavernes muettes ont été précisées par Grancher : il faut que les mouvements du thorax soient faibles et que l’excavation volumineuse contienne peu de liquide. Chez ces malades épuisés, atteints d’une diarrhée profuse,ilse produit une sorte d'hydrémie com: parable à celle des cholériques ; les sécrétions pulmonaires sont taries et les cavernes restent sèches ; si on considère en outre, l’état de faiblesse extrème de ces malades qui respirent à peine, on comprend l'absence des signes d'auscultation. Le même fait s’observe aussi chez les adultes qui sont atteints à la fois d’entérite bacillaire et de tuberculose ulcéreuse du poumon. Le flux diarrhéique atténue les signes pulmonaires au point que l’on arrive à se demander si des excavalions que l’on avait contatées n’ont pas disparu.
Formes aiguës. — La luberculose pulmonaire aiguë
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existe aussi chez le vieillard, et Moureton à eu le grand mérite d'être le premier à le prouver. Elle peut survenir brusquement chez des malades qui ne présentaient aucune manifestation antérieure de la tuberculose, mais elle peut se * déclarer aussi au cours d’une phtisie fibreuse dont elle précipite l’évolution ; ce dernier mode est Le plus commun. Dans ce cas, un simple refroidissement, une atleinte de grippe, amènent une éruption de fubercules qui entraîne la mort en quelques jours, et à l’autopsie on constate, conformément à la loi de Bühl, à côté des tubercules récents, la présence de lésions anciennes.
Quelle que soitson origine, la granulie détermine, au point de vue clinique, trois grands syndrômes principaux :
Le premier est celui de la granulie latente, ses caractères sont semblables à ceux que l’on observe à la période terminale de la forme occulte qui a été décrite plus haut, mais son évolution est encore plus rapide, et l’on ne constate à l’autopsie qu'un semis de granulations récentes. Lorsqu'elle survient chez des néoplasiques, on attribue à la cachexie cancéreuse l’état de marasme qu'elle détermine, on ne la reconnaît qu'après la mort. L'épanchement pleurétique est, en outre, fréquent dans cette forme.
Dans un second syndrôme, la granulie évolue comme une pneumonie. Elle se déclare insidieusement, mais la pneumonie ne présente plus chez le vieillard ce début solennel avec frisson et pleurodynie. Elle ne s'accompagne pas d'expectoration, mais le vieillard est si vite prostré et n'a plus alors la force de vider ses bronches. On relève enfin des signes d’hépatisation si manifestes, que l'incertitude subsiste pendant tout le cours de la maladie. La différenciation n'est faite qu'à l'autopsie.
Enfin, dans une dernière série, on peut réunir tous les cas où la granulie revêt une allure suraiguë et simule tous
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les états infectieux. Elle affecte la, forme de la fièvre typhoïde, celle de la spléno pneumonie de Grancher, enfin le syndrome de la broncho-pneumonie. La mort en est la terminaison obligée. Elle est précédée quelquefois de troubles cérébraux ou de symptômes cardiaques dont on a fait encore des formes cliniques particulières Ces formes aiguës s’observent peu en dehors de l'hôpital; mais, à cause même de leur rareté, il est utile de les décrire et de les connaître, afin que, loin d'éliminer systématiquement la tuberculose, on y songe au contraire Loutes les fois que l’on observe chez le vieillard des symptômes dont la nature paraît douteuse.