CHAPITRE VII
Diagnostic
Le diagnostic de la tuberculose pulmonaire sénile présente de grandes difficultés. Parmi elles, il en est qui tiennent aux idées préconçues de bien des médecins. Lorsqu'ils examinent ua vieillard, ils éliminent à priori la tuberculose, pensant toujours qu'elle est très rare,tandis que la bronchite chro+ nique et emphysémateuse est inhérente à la vieillesse. Mais il en est d’autres aussi qui sont provoquées par la nature de ses manifestations. Les bacilloses latentes que l’on découvre à l’autopsie ne déterminent, le plus souvent, ni toux, ni expectoration, et si elles accompagnent des affections connues qui paraissent suivre leur évolution normale, il est impossible de les reconnaître; c’est à peine si on peut les soupçonner. Il en est souvent de même des formes aiguës.
Par contre, la tuberculose ulcéreuse s'impose, même chez le vieillard, par la netteté de ses symptômes. Il est nécessaire, il est vrai, de les rechercher plus soigneusement que chez l'adulte : le murmure vésiculaire est souvent si faible que les räles de ramollissement n'apparaissent qu'après la toux et il peut être délicat de les interpréter à un premier examen. S'ils siègent au sommet, il faudra envisager la possibilité d'un foyer de pneumonie en voie de résolution; si on les constate à la base, on devra discuter la présence d'une bronchectasie. Une seconde auscultalion, un examen bactériologique, dissiperont les doutes.