‹ Contribution à l'étude de la tuberculose rénale sans cystiteChapitre 11 sur 28 · POUR · texte numérisé non relu

POUR

ire la pyurie brusque abondante par « vomique rénalé » de Tuffier et la pyurie insidieuse.

Dans les cas les plus courants, les urines deviennent progressivement louches et le malade ne s'aperçoit qu'il te pisse du pus » que longtemps après le début de son affection surtout si le taux des urines dépasse la quantité normale (polyurie). C’est alors que l'examen microscopique rend de réels services en permettant de déceler une quantité assez considérable de leucocytes.

L'analyse des urines dénote, en outre de l'acidité franche, une densité aux environs de 1000 au lieu de 1020, une diminution proportionnelle des éléments constituants la présence d'éléments anormaux : albumine. Au lit du malade l'examen macroscopique suffit souvent à caractériser les « urines rénales » de Guyon.

Ces urines laissent tomber au fond du bocal un dépôt d’abondance variable, mais allant en augmentant de jour en jour.

Ce dépôt à couche supérieure horizontale est blanchàtre, crayeux, à reflet verdâtre et apparaissant vu de près, comme formé de couches stratifiées. a

Pousson dit « qu’il est composé de grumeaux pulvérulenis, ou adhérents aux parois du vase et facilement miscible par simple agitation du liquide sous jacent ».

L'urine remplissant le bocal n’est jamais limpide : elle demeure toujours louche, pâle, absinthique, sirop d’orgeat. Cette pâleur de l'urine résulte de la désagrégation et de la dissolution des leucocytes et comme dit BRAUN « la pâleur de l'urine est excellent signe de tuberculose

rénale au début ».

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