‹ Contribution à l'étude de la tuberculose vésicale et de son traitement chirurgicalChapitre 11 sur 21 · HE 1 PRE · texte numérisé non relu

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dans une préparation est un fait exceptionnel. Le plus souvent on trouve quelques bacilles et quelquefois on a peine à en trouver deux ou trois.

Il faut avoir ce fait bien présent à l’esprit et alors chercher et chercher encore avant de déclarer qu'il n’y a pas de bacilles dans une urine. »

Quand la cystite est constituée le bacille est généralement associé aux autres microbes pyogènes, ce qui en rend la découverte plus difficultueuse.

M. le docteur Tuffier a montré que linoculation des

produits pathologiques donnait assez souvent des résul-

tats positifs et il cite le cas d’un malade où ce procédé -

permit seul d’affirmer le diagnostic de l'affection dont on n’avait pu encore déterminer la nature.

En présence de tous ces renseignements, le diagnostic de l’affection devient aisé; mais il est rare de les trouver tous au complet et la recherche du bacille si précieuse dans les cas douteux reste souvent sans résultat ; aussi est-il nécessaire de recourir à une autre catégorie de symptômes dont la valeur indéniable apporte un nouvel ‘élément au diagnostic. Nous voulons parler des signes physiques. |

B.— Signes physiques. — Ils ont ici nne valeur secon-: daire, M. le professeur Guyon a fait justice de cette prétendue blennorrhée tuberculeuse quirelève généralement d’une affection blénnorrhagique antérieure. M. le docteur Terrillon a attiré l'attention sur l'existence d’excroissances polypiformes disposées en collerette autour de l’orifice du méat chez la femme. Suivant lui, elles seraient de nature tuberculeuse ; il les assimile aux végétations que Krisha-

ER TENEES

ber et Peter ont signalées dans la tuberculose laryngée M. le professeur Guyon leur nie cette valeur séméiologique et avoue les avoir rencontrées dans les affections : vésicales non spécifiques.

La pression sur la région hypogastrique est souvent douloureuse, de même la pression exercée sur le basfond de la vessie par le rectum ou le vagin. Combiné à la palpation hypogastrique, le toucher rectal ou vaginal permet d'apprécier l’état de la paroi vésicale, qui parfois est épaissie ou présente des indurations partielles. Chez l’homme, le doigt plongé dans le rectum trouvera une prostate ou des vésicules séminales indurées, hypertrophiées; il y constatera la présence de nodosités, des foyers de ramollissement disséminés ça et là dans ces organes qui sont devenus sensibles à la pression.

Le cathétérisme fournit des indications précieuses en montrant les spasmes de l’urèthre au niveau de son sphincter.

L’exploration occasionne souvent une vive douleur dans la traversée prostatique et au niveau du col de la vessie.

On pratique généralement le cathétérisme avec l’explorateur à boule olivaire, on devra toujours rester très s0bre de ces explorations car outre qu’elles sont très douloureuses, elles peuvent être le point de départ d’accidents infectieux et douloureux lorsqu'elles sont trop répétées ou faites d’une façon intempestive.

Enfin l’examen cystoscopique en permettant de cons-

tater les lésions et d’en déterminer exactement le siège

et l'étendue, achèvera de compléter l'étude des signes

physiques et de décider l'opportunité de l'intervention

Sur FD opératoire sur laquelle nous reviendrons ultérieurement.

A la douleur des mictions se joint un autre signe bien étudié par M. le Professeur Guyon, c’est le spasme uréthral dû à une contractureréflexe des parois musculaires du canal engendrée par les altérations du col vésical. Ce spasme peut entraîner une rétention plus ou moins complète qui est le point de départ de phénomènes congestifs qui se surajoutent à ceux qui dépendent des lésions bacillaires. .

Ce spasme s’oppose à évacuation de l'urine et à la pénétration des instruments introduits dans le canal dans le but de vider la vessie. On croit à un rétrécissement cicatriel alors qu’il s’agit, en réalité, d’une occlusion spasmodique de la lumière du canal.

Dans d’autres cas, c’est l’incontinence vraie qui domine la symptomatologie de l'affection; tantôt elle est consécutive à la rétention, c’est une miction par regorgement comme dans l’hypertrophie de la prostate, tantôt elle est due à une destruction tuberculeuse de la région prostatique. « L’urine vient séjourner dans cetespace anfractueux, dans cette sorte de caverne comme dans une vessie antérieure. Elle glisse alors comme dans un entonnoir à travers

la région membraneuse fatiguée ou parfois détruite. »

Guyon.

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