‹ Contribution à l'étude de la tuberculose vésicale et de son traitement chirurgicalChapitre 14 sur 21 · DS · texte numérisé non relu

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thre postérieur, On laisse séjourner la solution dans la vessie pendant deux ou trois minutes, puis on la fait éva- .cuer.

On pensa que, grâce à sa puissante action modificatrice sur les muqueuses, le nitrate d’argent pourrait rendre de réels services dans les lésions tuberculeuses de la vessie compliquées de cystite ; on prescrivit alors des injections intra-vésicales avec des solutions argentiques très étendues : { gramme à 2 grammes de nitrate d’ar-

gent pour 500 grammes d’eau bouillie.

Malheureusement les résultats furent infidèles et à côté d'améliorations passagères de nombreux cas furent singulièrement aggravés par son emploi, suivi généralement de poussées: aiquës caractérisées par des douleurs vives, du ténesme vésical et des hématuries quelquefois inquiétantes. L :

C. — On substitua aux lavages argentiques aujourd’hui délaissés presque entièrement, les injections intra-vésicales de solutions très étendues de sublimé, titrées au 1/4000°, au 1/3000°, au 1/2000°, et même au 1/1000°. Comme ces injections étaient très douloureuses ordinairement on les faisait suivre d’un lavage à l’eau bouillie ou à l’eau boriquée tiède. Les résultats obtenus furent plus satisfaisants et l’on dut recourir à un autre mode de trai-

tement.

D. — On s’adressa alors à l'iodoforme qui, à un pouvoir antiseptique très puissant, joint des propriétés analyésiques incontestables. RS

C’est en 1836 que Bouchardat l'introduisit dans la thé-

as 0 QUE rapeutique en le recommandant dans la scrofule et la sy-

philis grâce à sa richesse en iode.

Après une lonque période d’hésitation où ce médicament eut tour à tour ses partisans et ses détracteurs, il prit place définitivement parmi les agents thérapeutiques

les plus appréciés et les plus efficaces contre la scrofule.

En 1888, dans un article du Bulletin médical, le D’ W. Dubreuilh, professeur agrégé à la faculté de médecine

de Bordeaux, écrivait:

« Bruns et Nauwerck ont fait dans les abcès froids et tuberculeux des injections d’une solution d’iodoforme à 10 0/0 dans un mélange égal d’alcool et de glycérine, après l’évacuation de l’abcès. Ils ont obtenu la guérison 40 fois sur 54 et, en excisant des morceaux de la paroi ils ont constaté qu’au fur et à mesure qu'on répétait les injections, la membrane tuberculeuse remplie de bacilles faisait place à une membrane granuleuse, riche en vais-

seaux et dépourvues de bacilles. »

Aujourd’hui, il est bien reconnu que liodoforme doit une partie de son action par l’ivde qu’il dégage en présence des substances organiques avec lesquelles 1l se trouve en contact. Cliniquement 1l agit comme un puissant- modificateur des iésions tuberculeuses locales. Talayrach dans sa thèse de Bordeaux (1891), sur la cystite tuberculeuse insiste sur les boas résultats obtenus dans le traitement de cette alfection par la médication iodoformée.

Rabuteau a montré qu’il s’éliminait par la voie rénale

sous forme d’iodure de sodium et qu’ingéré il pouvait ren-

dre de grands services dans les affections des voies urinaires.

Dans le traitement local de la cystite tuberculeuse, dit Talayrach dans sa thèse, il a été employé sous 3 formes :

1° En suspension dans un liquide à lafaveur d’une substance mucilagineuse, telle que la gomme adragante ;

2° Sous forme d’éther iodoformé ;

3° En solution dans un liquide servant de véhicule.

M. le professeur Guyon et Ludwig Frey l’ont employé sous la première forme.

Talayrach préconise la formule suivante:

élodoformé UM ARUE -Hhsrete 25 gr.

GIFCÉTIMES SES RER ARCS 20: gr:

Gomme adragante . . . . . 0,15 Eat BOURSE RE ee DD

On met une cuillerée à soupe de cette mixture par litre d’eau bouillie tiède, on agite vigoureusement et on injecte dans la vessie lavée préalablement avec de l’eau boriquée à 4 0/0 tiède.

Ces lavages calmeraient la souffrance et les malades éprouveraient d’après l’auteur une amélioration considérable: disparition presque complète du ténesme et de la pollakiurie.

Pour Ludwig Frey, cette heureuse action de l’iodoforme serait due à ses propriétés à la fois analgésiantes et antiseptiques.

En 1887, Chandelux a utilisé l’éther iodoformé. « En faisant usage des injections d’éther iodoformé, la vessie

préalablement vidée par le malade, on voit la distension

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