PRISES
s’opérer avec une certaine douceur. La réduction de l’éther en vapeur exerce sur les parois une distension modérée, facile à graduer en proportionnant à la suscepti-
bilité vésicale les quantités que l’on injecte. »
À l’appui de ce mode de traitement il rapporte cinq observations où il aurait obtenu de bons résultats.
M. Pousson, agrégé de la falcuté de Bordeaux, emploie l’iodoforme en suspension dans un liquide. L’huile de vaseline dissout l’iodoforme en faible proportion ; cette propriété fait de ce liquide un médicament qui présente le double avantage de tenir en. suspension une certaine quantité d’iodoforme et d’agir plus profondément par absorption probable, au niveau des ulcérations, de la
substance active dissoute. Il emploie la formule suivante :
DOM ONE ST ee ne ee dr.
Hhile dé Vaseline st". =," , . 100 6r.
A-lPhôpital Necker, dans le service de M. le professeur Guyon, on a injecté dans les cystites tuberculeuses de l’huile iodoformée et de la glycérine iodo‘ormée, mais les ” résultats furent si peu encourageants que l’on ne tarda pas à abandonner ce mode de traitement.
M. le Professeur Guyon et ses élèves tout en recon- -naissant les excellentes propriétés de l’iodoforme dans le traitement de la tuberculose, avouent que ce produit a été loin de donner les résultats qu’ils attendaient dans la cystite tuberculeuse et que, dans la majorité des cas, cette médication est restée inefficace entre leurs mains. En présence des insuccès des lavages intravésicaux, on
dut recourir à une autre méthode thérapeutique ; c’est
re
alors que l’on tenta les instillations intra-vésicales qui donnèrent à M. le Professeur Guyon de si remarquables résultats dans la cure des inflammations chroniques non spécifiques de la vessie et de l’urèthre.
Avant de pratiquer l’instillation intra-vésicale, il est indispensable de faire uriner le malade, de manière que la vessie ne soit protégée par l’urine contre l’action du médicament.
Vous introduisez alors un explorateur à boule perforé et vous vous arrêtez aussitôt après avoir franchi le sphincter uréthral. On se servira d’un numéro 12 ou 14.
: Vousfaites alors tomber successivement le nombre de gouttes nécessaires.
Vous commencérez ainsi par toucher l’urèthre postérieur qui est presque toujours malade. De l’uréthre postérieur les gouttes s’avancent vers la vessie et vont baigner le bas-fond, car c’est en ce point que les lésions prédominent. |
a. On aemployé aboïd en instillations le nitrate d’argent. M. le professeur Guyon prescrit la solution au 1/50, plus rarement il emploie des solutions au 1/20 et au 1/10°. |
S’agit-il d’une solution au 1/50°. Oninstillera de 20 à 40
gouttes ; si la solution est plus active on ne laissera tom-
ber que quelques gouttes seulement.
Les instillations devront être répétées une ou deux fois
par semaine suivant la réaction qu’elles déterminent loca-
lement.
Aujourd’hui M. le professeur Guyon proscrit les instillations argentiques dans la tuberculose vésicale : « Rien
n’est plus mal supporté et rien ne réussit aussi bien à aggraver la maladie, dit-il, que les instillations de nitrate d'argent dans cette affection, et ce signe souvent suffit pour attirer l'attention sur une tubercülose vésicale dont on soupçonnait le diagnostic. »
b. Onleur a substitué lesinstillations de sublimé, à titre variant de 5/1000 à 1/1000 et à doses variant de 15 à 30 gouttes. M. le Professeur Guyon qui est le promoteur de ce mode de traitementdéclare en avoir obtenu de bons résultats ; il a remarqué dans certains cas une diminution notable de la pollakyurie et des douleurs et une action bactéricide incontestable contrôlée par l’examen bactériologique.
©. On a préconisé les instillations d’iodoforme, mais sans sans grand succès. On l’emploie sousforme d’éther iodoformé. 5
- Le borate de soude expérimenté est resté mefficace
dans la majorité des cas.
d. — Witzach déclare avoir obtenu des améliorations notables chez les malades atteints de tuberculose vésicale par le traitement local avec la solution d'acide lactique à 5 0/0. Dans les cinq observations qu’il publie il a constaté
3 améliorations manifestes. Il donne la préférence au lactate de cocaïne employé en instillations et qui est moins douloureux.
Il pratique une où deux instillations par semaine d’un
gramme de la solution suivante : (1)
. Witzach. Internal. Centralb. 1. phys. und Paihol. des Harn und, sexnalory. 1893, Bd. IV. p. 321 et 416,