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SES AVANTAGES PRATIQUES

La cuti-réaction, que sa technique très simple permet d'employer en toutes circonstances, ne s’accompagne pas de symptômes subjectifs. Tout au plus, 2

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oo lorsque la réaction . positive, une cuis | son ou un prurit léger. L'état général n ’est pas touché. Avec la cuti-réaction, on ne constate pas, comme après l’injection hypodermique de tubercu- | line, de réaction fébrile et encore moins de réaction ne au niveau des foyers tuberculeux. Son innocuité

est parfaite. Aussi n’y a-t-il guère de contre-indica-

tions à son emploi, même chez le jeune enfant. La seule objection que l’on puisse faire, c’est que, comme l'ont montré certaines observations, la cuti-réaction peut laisser, chez des ‘sujets porteurs de tubercu- - lides, une cicatrice qui prend les caractères de la lésion cutanée tuberculeuse. On évitera donc son = emploi chez ces sujets, :

Quelques auteurs, Combe (de Laganne) en particulier, préfèrent cependant à la cuti-réaction l’intradermo-réaction de Ch. Mantoux, qui, en faisant péné-

trer dans le derme, d’une façon rigoureuse, la même

quantité de tuberculine, permet ainsi de comparer les réactions pratiquées en série chez le même sujet. Les partisans de l’intra-dermo-réaction déclarent. + encore qu’elle présente une plus grande sensibilité

que la cuti-réaction, et que, alors que celle-ci est.

encore négative, celle-là est déjà positive. Mois ces =

avantages paraissent un peu illusoires, et il n'en reste pas moins qu’elle présente aussi certaines difficultés de technique, Elle nécessite l'emploi d'une seringue de Pravaz, d’une aiguille fine et d'une solu- ES

| tion de berline au titre de 1 pour 5000 En #4 ; “font on injecte une goutte dans l'épaisseur du derme, À ; Quant à la réaction, elle est comparable à celle que donne la cuti-réaction. En outre, l’intra-dermo- . réaction a pu, dans certains cas, provoquer des réac-

de tions générales et des phénomènes de foyer (Jeanneret). ne “e

ee. La SIGNIFICATION BIOLOGIQUE

re mécanisme intime de la cuti-réaction et de la réaction des tuberculeux à la tuberculine en général est encore assez obscur. Von Pirquet, dès 1903, avait conclu à un phénomène de sensibilisation, comparable à celui qu’on observe dans la « maladie du sérum ».

Le bacille de Koch, en pénétrant dans l'organisme, ‘provoque la formation d’anticorps spécifiques, et la réaction serait la résultante du choc de ces anticorps et de la toxine tuberculinique.

Mais le rôle dévolu à l’anaphylaxie dans le proces- sus des réactions tuberculiniques chez les sujets tu- | berculeux est loin d’être admis par tous les auteurs.

fs Les opinions divergent fort sur ce point, : Le : Quoi qu il en soit, si l’anaphylaxie intervient, il semble bien qu’elle soit fonction de l’immunité. . Comme le dit Bordet, dans son Traité de l’Immunité : «.…limmunité elle-même a pour effet, dès qu’elle : s’installe dans l’organisme, d'imprimer une tournure nouvelle au conflit qui s'engage entre le parasite et

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son hôte. » Cette immunité, certes, n a que partielle . dans la tuberculose, mais elle n’en existe pas moins.

Le terme d’ «allergie », crée par Von Pirquet, exprime

bien cet état d’immunisation. Un sujet tuberculeux : répond autrement qu’un sujet sain. Sa réaction, en? un mot, est «changée ». #

Les épreuves à la tuberculine ne donnent rien chez le sujet sain, qui n’a jamais été touché par le bacille de “Koch, qui n’a pas subi l’imprégnation tuberculeuse. . Positives, allergiques, elles indiquent qu’antérieure- “ ment le bacille a pénétré dans l'organisme, que celui-ci à son tour a réagi par la formation d’anticorps et acquis ainsi des propriétés humorales nouvelles.

Von Pirquet a émis l’hypothèse, qui a rallié de nombreux suffrages, que les réactions tuberculiniques

pour se produire n’exigeaient pas la présence du

bacille de Koch. 11 suffirait donc qu’à une période :

antérieure l'organisme soit entré en conflit avec.

le bacille tuberculeux, pour que la réaction aller-

gique devienne définitivement acquise par le sujet. \ Les avis sont partagés à ce sujet. Pour d’autres au- à teurs, pour le P. Marfan en particulier, quelques bacilles vivants, sécréteurs de toxines, sont nécessaires | pour provoquer d’une façon permanente la formation : de sensibilisatrices et, partant, pour permettre Lip réaction tuberculinique de se produire.

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Étude clinique de la cuti-réaction

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