‹ Contribution à l'étude de la tubercululine-réactionChapitre 4 sur 8 · A) SA VALEUR DANS LE DIAGNOSTIC 3 DE LA TUBERCULOSE · texte numérisé non relu

A) SA VALEUR DANS LE DIAGNOSTIC 3 DE LA TUBERCULOSE

Do eChe lAdue

Lee un A d’ observation courante que, chez l'adolescent et plus encore chez l’adulte, la cutiréaction ne présente qu’un intérêt médiocre pour le diagnostic de la tuberculose. À mesure que l'individu avance en âge, la proportion des cuti-réactions posidé tive augmente, si bien que chez l'adulte, après vingt : ans, elle est de 98 pour 100, pour ne pas dire 100 pour

100. Il suffit que le sujet, avant d'arriver à l’âge adulte, ait subi, comme c’est la règle, une légère infec- } tion larvée qui, le plus souvent (dans cinq pour six des cas environ), demeurera toujours latente et l’immunisera ainsi sans doute, pour que la cutiréaction soit chez lui positive. Elle sera également positive chez les individus qui, à un moment donné de leur existence, ont présenté des lésions tuber-

moins, sont guéris. De même, enfin, au cours d’une tuberculose évolutive. re

Une cuti-réaction positive ne fonrsil. donc aucun ee

| culeuses indiscutables et qui, en apparence tout au if

élément d'appréciation, ni sur la latence, ni sur l’ évo- ae

lution ou la non-évolution des lésions. Ce qu'elle apprend, c’est que l'organisme antérieurement a subi à coup sûr l’imprégnation tuberculeuse et peut-être

aussi qu’il est toujours porteur de bacilles vivants.

Or, tous les individus arrivés à l’âge ‘adulte, ou : presque tous, ont été touchés par l'infection tuber- PR

culeuse. Cette « tuberculisation » des sujets pendant l’enfance, qui les rend aptes à réagir à l'épreuve de

la: tuberculine, sans que cependant on puisse déceler

chez eux aucune manifestation tuberculeuse, devient de plus en plus fréquente à mesure que l'âge avance. Aussi lenombre des euti-réactions positives augmente- t-il en conséquence. Chez l’adulte, qui réagit tou-

jours positivement, on ne doit pas conclure de ce fait

qu'il est sous le coup d’une évolution tuberculeuse.

La spécificité de la méthode n’est pas en défaut ; «Ja ©

méthode est seulement trop sensible, pourrait-on

dire. Mais par là elle perd toute valeur diagnostique .

et son intérêt clinique devient quasi-nul. On ne pourra |

donc pas s'adresser à la cuti-réaction pour poser un 5:

diagnostic de tuberculose, Celüi-ci sera demandé à la.

clinique, à la radiologie et avant tout au laboratoire, = la constatation directe du bacille de Koch étant le:

: seul signe de certitude de la tuberculose pulmonaire à et de ie autre tuberculose.

nn ARC 2 Chez l'Enfant

Mais. si la cuti-réaction n’a guère de valeur an 5 gnostique chez l'adulte, il n’en va pas de même dans la première enfance, et Von Pirquet, en 1907, avait ea souligné l'intérêt de la cuti-réaction pour le dia- De gnostic de la tuberculose chez le jeune enfant. Déja, dans la seconde ‘enfance, la résistance de or- ganisme s'étant développée, l'infection bacillaire % peut demeurer latente, et Jeanneret écrit : « A partir eu de deux ans, une réaction cutanée positive, à elle seule, ne donne absolument pas le droit de considérer un enfant comme tuberculeux, encore moins de le #4 traïter comme tel ». Ou bien, Les lésions qu’elle crée ; tendent à prendre les caractères qu’elles revêtent chez l'adulte. :

Chez le nourrisson, il n’en est pas ainsi. Ghez lui, : la primo-infection tuberculeuse est toujours ou : presque toujours rapidement évolutive et se caracté-. . rise par sa tendance à la généralisation. Pendant une A première période, le plus souvent latente, la tuber- culose reste localisée dans les ganglions médiastinaux. Puis, brusquement, elle se généralise, par voie san- guine le plus souvent, et les symptômes d’une granulie pulmonaire ou généralisée, ou bien encore d’une

‘méningite tuberculeuse, font leur apparition. Plus rarement, la généralisation s'opère par voie bronchique, se traduisant alors par une pneumonie ou une broncho- -pneumonie caséeuse, Quant à la forme généralisée de (Marfan), elle Se Fealement rare. 3 Le pronostic de la ‘tdbersutes du ie est donc extrêmement grave, et sa gravité est d’autant plus grande que l'enfant est plus jeune. Avant un an, la mort survient rapidement dans plus de 90 pour 100 des cas. Au cours de la première année, la tuberculose, déjà plus fréquente, a un ‘pronostic un peu moins

sévère, mais toujours grave cependant ; son évolution

est encore fatale dans plus de la moitié des cas. Pour le Professeur Marfan, qui s'attache à ete | en relief le rôle du terrain, il y a au début de la vieun \ défaut de résistance de l'organisme à l'infection tuberculeuse . Contre elle, le nourrisson est incapable de lutter. | | Pour Calmette, la tuberculose ne on son caractère de haute gravité qu’à une modalité particulière de l'infection. L'enfant, au contact permanent d’une mère ou d’une nourrice tuberculeuse, est soumis à des réinfections fréquentes et abondantes. Celles-ci, par leur répétition et par la quantité de bacilles qu'elles font pénétrer dans l'organisme du nourrisson, expliquent l'aspect que prend la tuberculose à cet. âge. À cet Âge donc, la tuberculose est ee

Page 1