‹ Contribution à l'étude de la tubercululine-réactionChapitre 5 sur 8 · RU SEE · texte numérisé non relu

RU SEE

évolutive, et le nombre des cas où, chez de petits enfants ayant présenté une cuti-réaction positive,

l’autopsie est venue démontrer l’absence de lésions

tuberculeuses, est pour ainsi dire nul. On peut en conclure que, dans la premiere enfance, toute cutiréaction doit être interprétée dans le sens d’une

. évolution tuberculeuse.

La cuti-réaction présente donc chez le nourrisson une valeur diagnostique indiscutable, C’est un signe précieux, d’autant plus précieux que le diagnostic clinique de la tuberculose, dans le premier âge, est toujours un problème délicat à résoudre. On ne peut pas espérer trouver chez le jeune enfant le faisceau de signes cliniques : généraux, fonctionnels et physiques, qui, chez l'individu plus âgé, trahit la présence de lésions tuberculeuses. L'état général reste le plus souvent satisfaisant. On constate seulement de temps à autre une légère élévation thermique. Ou bien une anémie légère et un certain degré d’hypo-

threpsie seront les seuls symptômes généraux ob-

servés. L’infection tuberculeuse étant cantonnée, pendant la première phase de son évolution, au niveau des ganglions du médiastin, on devra rechercher les signes fonctionnels et physiques de l’adénopathie

trachéo-bronchique. Mais ceux-ci sont loin d’avoir

chez le nourrisson la même netteté que chez le grand enfant. On restera souvent dans le doute, et la radiologie ne viendra en aide à la clinique que dans les cas

récéthent où la masse ganglionnaire, étant assez “ volumineuse pour être décelée par les rayons, se révé- Se

lera par des symptômes nets. Quant aux signes ie fonctionnels, deux seuls sont particuliers au nourris

son, à savoir la toux bitonale et le cornage expira- k toire (Marfan), et permettront d'orienter le diagnostic. Or, ils sont inconstants, et exigent pour se produire

la présence d’un gros paquet ganglionnaire. Cepen- Re

dant, bien qu'insidieuse, l’infection tuberculeuse ne F s’en constitue pas moins sûrement. Brusquement, la tuberculose « jette le masque », la généralisation tu- < berculeuse coïncidant avec l'apparition d’une gra- # nulie pulmonaire, d’une granulie généralisée ou : d’une nn tuberculeuse. | Mais, même à cette phase de l’é bte de li maladie, il sera souvent difficile de rapporter à leur + véritable cause les divers aspects cliniques que revêt. ca la généralisation tuberculeuse. En présence d’une granulie pulmonaire, on pensera d’abord à un catarrhe suffocant, parfois même à une crise d'asthme

infantile. La granulie généralisée peut prendre les.

allures d’un syndrome cholériforme, et son diagnostic

dans certais cas sera encore à faire avec les fièvres

typhoïde et paratyphoïdes, les septicémies du nour-

risson. Dans la méningite tuberculeuse enfin, beaucoup se plus fréquente en réalité chez le nourrisson que ne le

pensaient les classiques, il s'agira d'interpréter un syndrome méningé. Or, on sait combien fréquentes à:

oi e

cet âge sont les réactions méningées, qui peuvent apparaître au cours des affections les plus diverses.

Cette pie-mérite tuberculeuse peut, d’autre part,

e : affecter divers types cliniques, éclamptique, somnodent ou hémiplégique : et ainsi faire hésiter davantage

le diagnostic.

. Dans ces conditions, la con Conetititée le

moyen à la fois le plus sûr-et le plus précoce de déce-

ler la tuberculose du nourrisson, Bien avant l’appa- : rition de tout autre signe, elle permettra de poser le

diagnostic, ét, quand des symptômes apparaîtront,

-qui le plus souvent orienteront seulement vers l'idée d’une tuberculose probable, sa présence transformera ces présomptions en certitude.

Page 1