‹ Contribution à l'étude de la Typhose SyphilitiqueChapitre 14 sur 37 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

ÉTIOLOGIE

La femme paye à la typhose syphilitique un lourd tribut. Cette manifestation de l'infection syphilitique est rare chez l’homme : 10 fois sur 65 cas disent les auteurs; pour notre compte nous l'avons rencontrée trois fois et les trois fois chez la femme ; étant donné le grand nombre de syphilitiques que nous avons rencontrés au cours de nos études médicales, tant à l'hôpital qu'à la clinique de syphiligraphie, nous aurions pu la rencontrer plus souvent et peut-être chez l’homme; à ce sujet du reste nous ne faisons que refléter l'opinion de nos maîtres et en particulier de notre regretté et vénéré Maître M. le Professeur Paul Spillmann qui nous avait dit au sujet d’un de ces cas que c’est une forme essentiellement féminine des manifestations de la syphilts. Du reste la plupart des observations trouvées chez nos prédécesseurs dans cette étude ont trait à des femmes. Quant à la typhose syphilitique en dehors de toute

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considération de sexe, c’est une manifestation rare, rencontrée peu souvent, assez peu souvent pour justifier des phrases comme ce que nous avons plus haut cité (Fournier): que cette typhose syphilitique était à peu près inconnue des praticiens.

Quant à la date d'apparition de la fièvre il est à peu près impossible de la déterminer ; il est rare, notamment chez la femme, de pouvoir préciser la date du chancre, souvent même celui-ci est passé inaperçu, la trace en est impossible à retrouver.

Il ne semble pas non plus que des chancres extragénitaux, faciaux ou digitaux jouent un rôle dans l'apparition de la typhose syphilitique.

Un seul fait est à retenir: c’est que cette fièvre précède presque toujours l'éclosion des accidents syphilitiques secondaires et correspond à la période d'envahissement de l'organisme par le virus syphilitique. Elle marque en quelque sorte une période d’invasion de septicémie.

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