TROYES
oscillations du stade amphibole, ni la période ascendante de Wunderlich ou descendante de Jaccoud. I n'y a guère que le passage entre le stade amphibole et le stade en plateau qui puisse prêter à confusion.
2° La non-dissociation du pouls est assez caractéristique ; mais il ne peut guère servir à établir le diagnostic différentiel qu'avec la fièvre typhoïde, et encore faut-il pour cela qu’il n’y ait au cours de cette fièvre typhoïde aucune complication intercurrente telle qu’une broncho-pneumonie, une myocardite, de l’insuffisance surrénale avec hypotension, etc., etc., pour que le pouls s'accélère et monte dans les environs de 120 ou 130; mais généralement l’examen de la malade et l'analyse complet des symptômes permettent facilement d'éviter une telle erreur. La non-dissociation est un bon signe ; mais qui perd toute sa valeur vis-à-vis des autres affections non éberthiennes citées plus haut.
3° La nature de la céphalée est certes à notre avis le meilleur des signes. Les malades atteints de fièvre typhoïde présentent une céphalée assez vive, tenace, mais jamais la céphalée violente, odieuse des syphilitiques, céphalée ne laissant ni trève ni repos, et plus terrible la nuit que le jour. Nos trois malades se plaignaient d’une céphalée intense avec paroxysmes nocturnes, tels qu’on n’est pas vraiment habitué à en rencontrer chez les typhiques. Nous croyons donc que c'est là un signe capital qui à lui seul peut presque faire établir le diagnostic.