‹ Contribution à l'étude de la Version dans les Bassins retrécisChapitre 9 sur 37 · TZ · texte numérisé non relu

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quand elle est très amorcée au-dessous du détroit supérieur ;

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quand, enfin, l'utérus est rétracté.

» En dehors de ces indications précises, la tête étant au

» détroit supérieur d'un bassin rétréci d'avanten arrière, doit-on

» recourir au forceps ou à la version ? C'est ici que la question

» de l'opportunité de la version devient très embarrassante. »

Et plus loin, Maygrier ajoute:

« Cette question d'opportunité de la version n'est pas

» résolue, et il est probable qu'il y aura toujours un certain

» nombre de cas où elle sera incertaine. Dans ces cas dou- »teux, ce sera d'après son expérience personnelle et son » tact clinique que l'accoucheur devra se guider pour le choix » de son intervention ».

A. MarrTin (Traité des accouchements et Berl. Klin-Woch., 86), analysé par Bourcart, dans sa thèse, quoique plus enclin à pratiquer la version que Tarnier émet cependant des préceptes qui se rapprochent beaucoup de ceux que nous venons de rapporter.

«Dans les bässins généralement rétrécis, je n’applique le » forceps que sur une tête bien placée et très profondément » engagée.

» Dans les bassins plats, c'est la version qu'il faut faire sans » attendre qu'il soit trop tard.

» Des têtes de grosseur et de dureté moyenne passeront, » sans trop de difficulté, par des conjugués approchant de N'AMCCNENS

BoucHaAcourT, dans son article Dystocie pelvienne, du Dict. Dechambre, se montre partisan résolu de la version dans les

rétrécissements moyens; ajoutons que, du reste, dans son article

pubiotomie publié en 1889, il émet le vœu que grâce à l'antisépsie, là symphyséotomie, abandonnée depuis longtemps, puisse un jour être appelée à rendre de nouveaux services, et vienne s'ajouter aux procédés opératoires déjà connus.

En 1889, Bunin a publié dans ses leçons de clinique obstétricale, une leçon clinique où il apporte de nouveaux faits militant en faveur de la version : extraction par la version d'enfants vivants avant terme et à terme, et dans certains cas, après insuccès du forceps. Il décrit d’une façon très précise, avec figures à l'appui, le manuel opératoire, destiné à faciliter le passage de la tête dernière (voir plus loin).

En Allemagne, LirzmanN se montre très favorable à la version puisqu'il la pratique même dans les cas de bassin généralement rétréci, cependant il pense que chez les primipares on doit attendre le plus longtemps possible, car on ne sait pas si l'accouchement ne pourra pas se terminer spontanément. Cependant on nedoit pas attendre trop longtemps, et il faut intervenir par la version dès que cela est indiqué pour la mère et pour l'enfant. Dureste Litz:mann condamneabsolument le forceps lorsque la tête n'est pas /or/ement engagée.

Winter (1886) se rapproche dans une certaine mesure de l'opinion de Litzmann pour lui on doit attendre chez les primipares et terminer par une application de forceps; chez les multipares il ne faut pas attendre et d'emblée faire la version.

ScHAuTA est du même avis que Winter attendre le plus longtemps possible chez les primipares et intervenir rapidement chez les multipares, soit par la version, soit par la césarienne: depuis que la symphyséotomie est rentrée dans la pratique, Schauta pense qu'elle peut restreindre le champ de la césarienne à indications relatives, mais que cependant elle fait encore courir trop de risques à la femme pour qu'on puisse la

faire toujours de parti pris.

Su), GG ES

NaGEL pratique la version, sañs attendre, même chez les primipares. Il veut qu'on intervienne le plus rapidement possible sans attendre même que la dilatation soit complète,

si le col est dilatable.

Il rapporte 60 cas de versions dans des bassins rétrécis; il a extrait 61 enfants, dont 46 vivants, ce qui lui donne une mortalité fœtale de 24,77 °/0.

SPIEGELBERG conseille d'attendre le plus longtemps possible, et si la tête ne s'engage :pas, de pratiquer la version et l'extraction immédiate contrairement à l’opinoin de certains auteurs contemporains, et en particulier de DorHN, qui, tout

récemment (1889), propose de différer la version et l'extraction.

ScHaTz, qui, dans un premier travail, publié en 1873 dans les Arch f. Gyn.,T. IV, s'est occupé de cette question du forceps

au congrès de Halle en 1888. Il se déclare partisan de la version, suivie de l'extraction; il n'opère que lorsque la dilatation est

et de la version, y revient encore dans un mémoire présenté

complète et recommande de ne pas trop se hâter dans l'extraction de la tête, mais avant de faire des tractions d'introduire deux doigts dans la bouche, pour donner à cette tête une bonne direction. Il est d'avis de ne pas pratiquer cette opération chez les primipares.

Kormann, a étudié particulièrement les dépressions du crâne, consécutive à la version, il pense qu'elles ne sont nullement incompatibles avec la vie de l'enfant.

Dans nos observations nous avons un cas d'enfant extrait

par la version, qui portait un enfoncement, qui, à aucun

moment, na eu d'influence sur son développement. Indépendamment des lésions pouvant se produire du côté du

crâne, Poole, Adams, Williams, Schatz, quoique partisans de la

version. ont insisté sur les lésions qui pourraient être consé-

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