EH
L'unité rat ainsi obtenue est pour :
L’ a — tocophérol de 3 mgr.
Le P — tocophérol de 8 mgr.
Le y — tocophérol de 8-10 mgr.
Le Comité de stantardisation des Vitamines a adopté comme étalon international l’acétate d’a — tocophérol synthétique, qui résiste mieux aux oxydants que l’« — tocophérol.
Le dosage chimique est basé sur l’oxydation de la VitamineE, dans des conditions spécifiques, et sa mesure pàr calorimétrie.
Karrer l’oxyde par le trichlorure d’or en solution alcoolique, par exemple.
Ces méthodes fixent, dans leur imperfection, sur la teneur des divers aliments en Vitamine E.
Variable aussi est la teneur du sérum sanguin en Vitamine E, au cours de la gestation humaine : Mie Vinet et P. Mennier ont noté une élévation de 30°/, du taux sanguin en Vitamine E, depuis le début de la grossesse jusqu’au dixième jour après l’accouchement.
Formes
On emploi la Vitamine E sous forme d’huile de germe de blé ou d'acétate de tocophérol, d’acétate d’« — tocophérol le plus souvent.
Carence en Vitamine E
La carence en Vitamine E n’étant pas mortelle chez nos animaux domestiques, les besoins en sont indéterminés. Les effets de cette carence sont plus facilement apparents chez les oiseaux.
Liégeois tient l’avortement épizootique et ses suites pour responsables, en grande part, de la stérilité et des troubles de la gestation ; dans des cas rebelles au traitement ordinaire, Voigt-Môller et Bay ont obtenu des résultats favorables fréquents par la seule injection de 20 cc d'huile de germe de blé.
Moussu, pour qui le bacille de Bang ne serait un microbe pathogène accidentel qu’en terrain carencé notamment en Vitamine E, propose, de ce fait, un traitement vitaminique de l’avortement épizootique.
Cuillé, selon Chelle, a obtenu des disparitions de stérilité accompagnée de chaleurs régulières et sans lésion du tractus génital, en appliquant ce traitement, Liégeois ne fut pas aussi heureux.
Généralités sur le rôle de la Vitamine E dans l'organisme animal et son mode d'action
La Vitamine E jouerait un rôle dans la synthèse de la chromatine.: On la considère aussi comme une pro-hormone des hormones gonadotropes. Pour Lesbouyriès, Berthelon et Bagé d'une part, et pour Pinteaux, elle n’agit pas de la même manière que celles-là.
Nous l'avons déjà dit, la Vitamine E a une action marquée dans. les fonctions de reproduction et de locomotion (appareil neuro-musculaire). De plus elle permet le développement du jeune rat, chez qui un, régime carencé produit une hypoplasie de l’'hypophyse et de la thyroïde, puis l’apparition de troubles neuro-musculaires, de déformations du squelette et l’arrêt de la croissance.
La Vitamine E, par le phénomène des (Hératione vitaminiques, permet l’'emmagasinage dans le foie de la Vitamine A : ; son action est: encore très complexe, puisque la carence en re chez la rate détermine de la mélanodermie, puis une cachexie marquée, des ulcérations et la mort.
Le mécanisme d'action de la Vitamine E lui aussi n’est pas si. simple qu’on le voudrait.
Cette Vitamine, absorbée par l'intestin seulement en présence. d'acides biliaires, est entreposée dans le placenta, l’antehypophyse, puis dans les muscles, le pancréas, la rate, en faible quantité dans le foie, les testicules et le sperme. Le placenta, puis le lait maternel en pourvoient le nouveau-né.
Pour Demoles, il n’existerait pas d’hypervitaminose E. On a trouvé en effet un produit de désintégration de celle-ci dans l’urine de juments pleines.
D'’expériences faites par Lesbouyriès sur des rates impubères, il ressort que la Vitamine E n'exerce pas d’action supplétoire vis-àvis des hormones sexuelles, mais stimule le fonctionnement des glandes génitales.
La formation de lutéine, hormone du corps jaune, est sous la dépendance d’un apport alimentaire suffisant de Vitamine E: c’est ainsi que l'injection d’urine d’une femelle gravide provoque ia lutéinisation des ovaires chez une lapine normale, et non chez une lapine en avitaminose E. Shute a remarqué qu’il existe un certain équilibre entre la richesse du sang en substance oestrogène et en Vitamine E. *
Un curieux phénomène de suppléance semble régir le rapport de la vitamine avec le lobe antérieur de l’hypophyse. S'il existe une différence chimique vraie entre la Vitamine E et l'extrait antehypophysaire, il n’en reste pas moins que ces extraits sont capables d’annihiler les
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hombreux symptômes de l’avitaminose E, confirmation des résultats de Pézar, qui obtint une maturité sexuelle précoce, chez des animaux infantiles, par administration d’huile de germes de céréales.
La Vitamine E est aussi une substance à seuil, à l’égard de l’organisme, pour assurer le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Les jeunes issus de rates avitaminosées présentent une hypoplasie thyroïdienne et un retard très net aans leur croissance.
Nous voyons maintenant comment la Vitamine E retentit sur le. métabolisme général, par l'intermédiaire de la thyroïde et de l’antehypophyse.
Le métabolisme des graisses serait vicié, dans le cas de régime carencé : il y aurait formation de produits toxiques, qui interviendraient dans la toxémie gravidique et le déterminisme de l'avortement habituel.
Enfin la Vitamine E agirait également sur la croissance cellulaire. Sur cette propriété sont basés le traitement des plaies par application locale d’huile de germe de blé (Pegreffi et Marchesi), l’activation de la formation des chromosomes et la synthèse de la chromatine.
Simonnet et Mme Randoin accordent même à cette Vitamine une
action antianémique,