‹ Contribution à l'étude de la vulgarisation du sublimé et de ses dangersChapitre 8 sur 28 · O TOUTES · texte numérisé non relu

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Après avoir étudié les symptômes, l'anatomie pathologique etla physiologie pathologique, comme nous venons de le voir par la publication de ses statistiques, il termine par ces conclusions :

«De cet ensemble de faits il résulte :

« 1o Que les intoxications mortelles survenant à la suite d'injections vaginales ou utérines sont rares ;

« 2° Quelles se produisent dans des conditions si différentes qu'il faut compter surtout avec l’idiosyncrasie individuelle ;

« 3° Qu’employé avec prudence le sublimé reste encore l'un des meilleurs antiseptiques obstétricaux ;

« 4° Que certaines des contre-indications dites absolues - peuvent ne pas l'être dans toute la rigueur du terme ;

«5° Que, de ce fait,la responsabilité du médecin traitant ayant agi suivant les règles de la logique et de l'honnèteté médicale, se trouve entièrement dégagée. »

Le professeur Brouardel, qui faisait partie de la Commission nommée par l’Académie, publia son livre sur les intoxications en 1902. Il était déjà en possession de la thèse de Sauvagnat, et il est intéressant de reproduire quelques passages ayant trait à cette question de l'emploi du sublimé: « À mon avis, Messieurs, le danger des injections de solutions mercurielles provient surtout de la susceptibilité individuelle ; et je pense qu'il faut n’employer

ce moyen thérapeutique qu’à bon escient, dans le cas où

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il est indispensable. Il sera toujours prudent de s’en abstenir, quand, au cours de l'accouchement, il y aura eu des déchirures ou des hémorragies. » « Je pense que l’injection mercurielle est d'autant moins indiquée à la suite des hémorragies que le mercure est un poison déglobulisant.

«Bien entendu, les injections de sublimé sont contre -indiquées chez les femmes atteintes d’albuminurie et Tarnier les déconseillait chez les cachectiques. »

Un peu plus loin nous lisons : « Que pouvons-nous con- clure? Messieurs, le procédé des injections vaginales et intra-utérines avec ces solutions antiseptiques est actuellement le meilleur moyen que nous ayons à notre disposition pour combattre et prévenir la fièvre puerpérale ; elles ont fait leurs preuves, et les morts peu nombreuses, en somme, sont en quelque sorte le tribut payé par l’humanité en échange des milliers de vies qui lui ont été conservées.

« À celte occasion, comme toujours, Messieurs, je vous conseille la prudence : il faut que par l'examen de votre malade, par l'emploi judicieux que vous aurez fait des médicaments précieux, mais dangereux, que vous avez à votre disposition, vous ne laissiez aucune prise à la critique, que vous ne livriez rien au hasard, et si, en dépit de tout, un accident survient, et si vous vous trouvez en face d’une de ces susceptibilités personnelles qui dépassent toute prévision, votre responsabilité sera sauvegardée. »

Si nous voulons résumer voici ce que nous avons.

En 1884 le professeur Tarnier disait dans sa lecon d’ouverture : « y a-t-il des cas de mort produits par le

sublimé? On en cite un, mais ilest peu authentique ; pour

pe RE mon compte personnel, je le mets en doute, En résumé le sublimé est un excellent antiseptique, le meilleur probablement, et je vous conseille, messieurs de faire comme moi de lui rester fidèles jusqu'à plus ample informé. »

En 1890 M. Budin rapporteur, terminait son rapport ainsi, après avoir signalé 46 cas de mort, dont 14 étaient certains : « Du reste, on parle souvent de ces dangers du bichlorure de mercure et on oublie trop ceux de la septicémie. On peut compter, vous l’avez vu, les cas d'empoisonnement attribués au sublimé. En obstétrique, au contraire, le nombre des existences, qui ont été conservées grâce à cet antiseptique est incalculable. »

En 1901, D' Sauvagnat, après avoir compté 37 cas de mort, s'exprime ainsi dans la conclusion :

«4° Les intoxications mortelles survenant à la suite d’injections vaginales ou intra-utérines sont rares ;

« 2° Qu'employé avec prudence le sublimé est encore un des meilleurs antiseptiques obstétricaux. »

En 1902, après avoir commenté les 37 cas de mort publiés par le D' Sauvagnat, le professeur Brouardel s'exprime ainsi : « Que pouvons-nous conclure ? Messieurs, le procédé des injections vaginales et intra-utérines avec les solutions anlisepliques est actuellement le meilleur moyen que nous ayons à notre disposition pour combattre el prévenir la fièvre puerpérale ; elles ont fait leurs preuves, et les morts peu nombreuses, en somme, sont en quelque sorte le tribut payé par l'humanité en échange des millions

de vies qui lui ont été conservées. »

Intoxications mortelles à la suite d’Injections intra-utérines avec une solution de sublimé

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