‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 19 sur 42 · CESSATION · texte numérisé non relu

CESSATION

Quant à la cessation de l’oléothorax mécanique, elle doit être aussi précoce que possible. C’est à notre sens une notion des plus importantes. En plus des risques que comporte l’oléothorax lui-même et qui seront d'ailleurs d'autant plus rares que la surveillance sera plus étroite, il faut compter aussi avec les séquelles qui sont d'autant plus fréquentes que l’oléothorax est maintenu plus longtemps. Nous reviendrons sur ces séquelles quand nous traiterons des complications. Nous signalerons toutefois ici, la fréquence des épaississements pleuraux rendant impossible le retour du moignon à la paroi, et les apparitions de liquide résistant à toutes les ponctions d'une manière désespérante.

D'après nos observations, nous estimons que la cessation de l’'oléothorax doit être commencée presque aussitôt après que son efficacité a été obtenue et que dans l’ensemble la durée moyenne ne doit pas dépasser six mois au maximum après l’installation complète, si l’on veut éviter ces séquelles. En un mot, l'oléothorax doit être d'une durée tout à fait éphèmère.

Nous résumerons ce que nous venons d'exposer en détail à propos de. la technique, en insistant surtout-sur quelques points plus importanis.

1° Un oléothorax doit être progressif ; la quantité des injections huileuses ne doit être que très progressivement augmentée. ;

20 Un oléothorax doit être incomplet : on doit toujours laisser subsister au-dessus de l'huile une « poche gazeuse de sécurité ».

30 Un oléothorax doit être neutre ou plus exactement la

pression intrapleurale ne doit pas excéder l’atmosphérique.

4° Un oléothorax doit être éphémère ; il ne doit pas être maintenu plus de quelques mois. On doit s’efforcer de le cesser avec précaulion dès que son efficacité a été démontrée.

OLÉOTHORAX DÉSINFECTANT

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