RARE
Installation d’un oléothorax antisymphysaire en décembre 4927. Injection de 20 cm d'huile de parafline une première fois. Puis doses croissantes par la suite 50 em3, 80 em tous les huit jours environ.
À ce moment, abandon de l’oléothorax car il semble devoir être inefficace et l’on pense à une thoracoplastie. Mais en présence d’un début de bilatéralisation elle est ‘éliminée par la suite. L'oléothorax est alors repris (début de mars 1924).
Dès le début des nouvelles injections d'huile la bilatéralisation se met à progresser. On renonce à nouveau à employer la méthode d'autant que l'indication n’était pas typique.
En résumé : Pneumothorax droit créé sur des lésions étendues du lobe
supérieur. Inefficacité à cause d’adhérences. Pleurésie précoce avec symphyse progressive des lobes supérieurs et inférieurs. Deux tentatives d’oléothorax antisymphysaire. Abandonné car inefficacité et bilatéralisation. Mauvaise indication.
Mme C... Germaine, 27 ans. Episode pulmonaire en janvier 1925 d’une durée de 1 mois. Consultation au dispensaire L.-Bourgeois en janvier 1927 : Expectoration importante ; amaigrissement de 4 kilos en quelques mois ; température à 380.
A l'examen : foyer de râles bulleux sous la clavicule droite. A l’examen radiologique : plage d’ombres sous-claviculaire droite avec image spéloncaire à grand diamètre. Bande d'ombre d’aspect scissural, au-dessus foyer d'ombre s'étendant jusqu’à la paroi.
Pneumothorax effectué à l'hôpital dans le service (janvier 1927). Bon décollement, mais brides maintenant béante la cavité. Persistance du même aspect au bout de 6 mois de traitement. Légère réaction liquidienne. Bacilloscopies positives.
Amélioration toutefois de l’état général et reprise du poids. Baisse dé température qui devient subnormale.
En juin 1927, poussée Hquidienne plus importante. On s’aperçoit bien- - tôt qu'il s’agit d’une pleurésie adhésivé à marche relativement rapide. La moitié inférieure du poumon est rapidement recollée.
Oléothorax antisymphysaire créé en janvier 1928, dans le service à l'hôpital, continué au dispensaire. On espère qu'il agira aussi favora-
blement sur la cavité.
VO
Injections progressivement croissantes d'huile de paraffine gomménolée à 3 %, tout d’abord 20 cm, puis 30 et jusqu’à 60. On continue à ce taux tous les quinze jours environ. En juillet le malade a reçu près de 400 em$ d'huile. L’oléothorax est à peu près complètement institué.
Cependant l’état général ne s’est pas amélioré. Si l’oléothorax agit favorablement sur la symphyse il n’agit pas sur la cavité. Les bacilloscopies restent positives. Bientôt, augmentation de température. Puis, l’état général se met par la suite à baisser. Une bilatéralisation apparaît et vers la fin de l’année la malade meurt.
Ogs. 2. — a) après pneumothorax, début de symphyse ; b) la symphyse progresse : début de l'oléothorax ; c) oléothorax constitué.
En résumé : Pneumothorax droit inefficace. Brides du lobe supérieur. Pleurésie symphysante. Recollement du lobe inférieur. Persistance d’une cavité béante du lobe supérieur. Oléothorax antisymphysaire. Inefficacité. Aggravation rapide. Bilatéralisation. Mort.
Mme D)... Antoinette, 38 ans. Consultation au dispensaire Léon-Bourgeois la première fois en décembre 1926. On décèle une condensation du 1/3 supérieur du poumon gauche sans image lacunaire visible à la radiologie accolée en dedans au pédicule cardiaque. 11 y a des bacilles dans les expectorations.
Entrée dans le service à l’hôpital en janvier 1927. Pneumothorax artificiel gauche effectué quelques jours après. Il met en évidence l’existence d’une spélonque dans le bloc de condensation décelé auparavant.
Toutefois collapsus incomplet. La spélonque attirée en haut et à droite par des adhérences est aplatie mais reste béante. Les bacilles persistent dans les crachats.
La malade est suivie un an au dispensaire sans changement notable. En mars 1928, apparition d’un épanchement. Tout en restant peu important il est l’amorce d’une pleurésie adhésive à marche progressive.
Institution d’un oléothorax antisymphysaire quelques semaines plus tard. On commence par 20 em° d'huile gomménolée à 3 %. Dès les premières injections, forte poussée liquidienne.
- En juin 1928, l'hémithorax est plein de liquide jusqu’en haut. Déviation médiastinale. Tous signes qui commandent une ponction.
Ogs, 3. — #) pneumothorax et début de symphyse ; b) oléothorax institué ; c) bilatéralisation par inefficacité.
Ponctions alors de 150 em°. Le liquide est pruriforme. On injecte 20 cm° d’huile de paraffine gomménolée à 3 %. Le liquide a peu de tendances à se reproduire par la suite.
Nouvelle ponction au début de juillet (50 cm environ). Suivie d’une
injection de 40 em d'huile. Le liquide ne se reproduit plus. - A la fin de juillet introduction d’une aiguille : la pression est négative. On retire quelques centimètres cubes de liquide: c’est de l'huile presque pure. On injecte 100 cm° d'huile. La pressien est alors voisine de l’atmosphérique.
Dès lors entretien de l’oléothorax à raison de 20 à 40 cm* d'huile gomménolée par mois. Agit sur la symphyse. Pas d'action sur la cavité.
En novembre 1928, par deux fois il est impossible d'atteindre l'huile avec l'aiguille. Un nodule gros comme une noix s’est développé au point
d'injection,
sue
Au début de 1929, augmentation de la toux et de l'expectoration. Apparition d’une bilatéralisation à droite.
En juillet 1929, baisse notable de l’état général. La malade est au grand air tout en étant suivie au dispensaire.
L'année 1930 et l’année 1931 se passent sans incidents spéciaux. À la radiologie on note : à droite image d’oléothorax avec spélonque béante du sommet ; assez large bilatéralisation à gauche. Etat général médiocre. Bacilloscopies largement positives. è
En résumé : Pneumothorax gauche inefficace sur lésions étendues et excavées du lobe supérieur. Pleurésié adhésive avec tendance au recollement. Spélonque béante persistante du sommet. Oléothorax. Agit sur la symphyse. N’améliore pas le collapsus de la cavité supérieure. Bilatéralisation. Etat général médiocre. Expectoration bacillifère.
Mme D... Juliette, 26 ans. Entrée dans le service à l'hôpital en mars 1927. Gros amaigrissement. Expectoration importante. Température oscillante 3705-39.
A l'examen: diminution de la respiration de la moitié supérieure de l’hémithorax droit, quelques râles bulleux après la toux.
Aux examens radiologiques : grosse spélonque du lobe supérieur droit entouré de taches denses. Quelques taches plus fines sur le lobe inférieur.
Bacilles dans les crachats.
Pneumothorax artificiel au début d'avril. Bon FR . mais la spélonque persiste dans le moignon. Bientôt réactions liquidienne. Comprime la cavité. Tendance symphysante évidente par la suite.
Oléothorax antisymphysaire en juin 1928 en vue d’arrêter un recollement intempestif.
Après ponction de 50 cm de liquide, injection de 50 em* de gaz à travers le liquide et de 15 cm° d'huile de paraffine gomménolée à 3 %.
Nouvelle ponction de 50 em° quinze jours plus tard, suivie de 30 cm° de gaz et 30 d’huile.
Le mois suivant 60 em$ sont retirés, remplacés par 60 d'huile. L’oléothorax est entretenu ensuite à raison d’injections de 50 à 60 em® d’huile tous les 2 ou 3 mois.
Dès 1929, on n’y touche plus guère. Très efficace. La symphyse est enrayée. L'état général de la malade est très bon. Elle a pris un certain nombre de kilos. Pas d’expectoration.
En juillet 1929, accouchement d’une fille bien portante. L'état pulmonaire n’a été ni influencé par la puerpéralité ni par l’accouchement. Il se maintient aussi bon après.
En novembre 1931, tendance du poumon à se recoller par le bas. Une aiguille introduite montre que l’huile est sous pression (elle sort spontanément). Ponétion de 40 em ramenant la pression au voisinage du 0.
La symphyse progresse par la suite. Nécessite plusieurs décompressions. Elle aboutira vraisemblablement à une symphyse complète et à la disparition peu à peu de l’oléothorax qui a persisté suflisamment.
Os. 4. — a) réaction liquidienne comprenant une lésion du sommet abaissée par
pneumothorax ; tendance symphysante ; b) oléothorax antisymphysaire ; c)en voie de disparition.
En résumé : Pneumothorax droit créé sur une cavité importante du lobe supérieur droit. Réaction liquidienne précoce. Tendance progressive à la symphyse. Oléothorax antisymphysaire efficace. Utile aussi par sa compression. Grossesse apparue au cours de l’oléothorax, conduite normalement à terme. Oléothorax en voie de disparition. Bon résultat.
Mme C... Juliette, 26 ans. Hémoptysie en novembre 1925. Consultation au dispensaire en décembre.
A l'examen physique : submatité et foyer de râles bulleux sous la clavicule gauche. À l'examen radiologique : taches denses de la moitié supérieure du champ pulmonaire gauche avec image lacunaire près de la paroi sous la clavicule.
Nombreux bacilles dans les crachats.
Pneumothorax gauche institué en février 1926 dans le service. Adhérences du sommet. La spélonque ne s’affaisse pas. Les bacilles persistent dans les crachats. è :
Séjour à Brévannes de plusieurs mois après sortie du service en mai.
En août 1927, apparition d’une poussée liquidienne qui empêche de continuer les insuflations. Tout l’hémithorax sauf l'extrême sommet où le poumon demeure adhérent, se remplit de liquide (liquide clair).
Apparition sous le liquide d’une symphyse progressive (début de 1928).
En juin 1928 on tente un oléothorax antisymphysaire : tous les quinze jours ponctions de 60 à 80 em de liquide, suivies d’injections d’une quantité progressive d'huile gomménolée à 3 % (30, 50, 60, 100 cm).
Oss, 5. — a) pneumothorax inefficace sur lésion du sommet ; b) réaction liquidienne avec tendance symphysante, début d’oléothorax ; c)oléothorax peu efficace.
Entretien de l’oléothorax pendant le reste de l’année 1928 et le début de 1929.
Malade ensuite perdue de vue. Quoiqu'il en soit l’oléothorax était resté inefficace : persistance des bacilles avec cavité béante du sommet et symphyse qui progressait.
En résumé : Pneumothorax de février 1926. Abandonné en mai 1927 en raison d’une pleurésie liquidienne. Apparition d’une symphyse progressive. Persistance d’une cavité béante du sommet. Oléothorax de juin 1928 ; reste inefficace. Malade perdue de vue.
Me P... En octobre 1926, épisode pulmonaire avec expectoration sanglante. Cure d’air et campagne pendant près d’un an. De retour à