HER
Paris poussée évolutive. Consulte au dispensaire L.-Bourgeois (février 1928) .
Signes physiques : foyer de râles bulleux en avant et à gauche sous la clavicule ainsi qu’en arrière dans l’espace scapulo-vertébral.
Signes radiologiques : taches et marbrures diffuses non homogènes. Spélonque sous-claviculaire. Tous signes à gauche.
Bacilloscopies positives. Expectoration abondante. Température à 380. $
Pneumothorax artificiel de février 1928, effectué à l'hôpital dans le service. [nefficace : grand partiel inférieur ; spélonque persistante du sommet. Bacilles persistant dans les crachats.
Oss. 6. — a) pneumothorax avec poussée liquidienne et symphyse par en haut ; b) oléothorax institué, pneumothorax symétrique inefficace pour bilatéralisation ; c) abandon du 2° pneumothorax, sels d’or. Régression de la bilatéralisation.
En avril poussée liquidienne légère. En septembre poussée plus importante, avec amorce d’une symphyse progressive surtout de haut en bas.
Oléothorax antisymphysaire institué en janvier 1929 :
Le 21 janvier : ponction de 250 emÿ. Injection de 15 em° d'huile de. paraffine pure. Entretien de l’oléopneumothorax pendant lé reste du mois. Le liquide se reproduit.
Le 18 février : ponction de 250 cm. Injection de 30 em? H. P. g. à 3 %. Insufflation d'air.
Le 18 mars : ponction de 60 cm, injection de 30 cm° d’'H. P.pure.
Le liquide n’augmente plus. Les ponctions sont supprimées. On continue à injecter une fois par mois 25 à 30 em? d’hüile de paraffine pure. La symphyse paraît enrayée.
En juin, apparition d’une bilatéralisation assez brusque et rapidement
LRO D
excavée. Apparition de fièvre. Amaigrissement. Augmentation desexpectorations.
En octobre, entrée à l'hôpital en vue de l'institution d’un pneumo- : thorax droit. Effectué le 11 octobre : décollement mais bride en regard de la cavité. ME :
En décembre les clichés montrent : pneumothorax droit sans image lacunaire visible dans le moignon. À gauche, spélonque rétro- claviculaire, poche huileuse sous- jacente.
En janvier 1930 : abandon du pneumothorax droit en raison de la persistance à gauche de signes d'activité importante. Le poumon revient à la paroi. La spélonque a à peu près disparu. Malade mise à l’aurothérapie. 9
Aurothérapie bien supportée, donne de bons résultats : chute de température, reprise de poids. La bilatéralisation régresse.
Traitement continue depuis d’une facon ininterrompue. La cavité du sommet droit persiste.
En résumé : Oléothorax antisymphysaire dans pneumothorax partiel avec cavité du sommet. Non efficace complètement. Bilatéralisation enrayée par les sels d’or.
Me M... Rose, 22 ans. Pneumothorax droit effectué au sanatorium en 1926, entretien par la suite au dispensaire as Efficace :. disparition des bacilles des expectorations.
En septembre 1928, bilatéralisation avec retentissement important
sur l’état général, signes stéthacoustiques évidents et à la radiographie, taches et marbrures s’étalant en éventail du hile à la elavicule ; image spéloncaire rétro-claviculaire.
Expectoration bacillifère.
Pneumothorax bilatéral. Bon collapsus;, mais dès les premiers mois, poussée liquidienne (mars 1929). Et bientôt on s'aperçoit qu’elle est lamorce d’une symphysé progressive du haut et du bas.
En quelques semaines le sommet où siègent les lésions est en partie recollé. La base est elle-même à la paroi. La spélonque qui s'était affaissée reprend son volume précédent. Les bacilloscopies sont franchement positives.
En juillet 1929, tentative d’oléothorax antisymphysaire gauche. Injection d'huile de paraffine pure d’abord et d’huile d’olive gomméno-
ES AOEE
lée. Injections très prudentes de 4, 8, 10, 20 em sans dépasser cette dose.
En septembre 1929, la cavité pleurale est pleine d’huile. La symphse ne progresse plus, mais aucune efficacité sur la spélonque qui est trop haut située et largement béante.
Etat général mauvais. Amaigrissement progressif. Abandon de l’oléothorax.
En novembre, phrénicectomie gauche. Complètement inefficace. Température oscillant par la suite. Cachexie. Mort en février 1930.
Oss. 7. — a) pneumothorax double pour bilatéralisation gauche excavée ; b) réaction liquidienne symphysante ; c) tentative d’oléothorax,
En résumé : Bilatéralisation d’un pneumothorax droit pour lésions excavées de la partie supérieure du poumon gauche. Poussée liquidienne avec symphyse progressive du haut et du bas. Tentative d’oléothorax (mauvaise indication). {nefficacité. Phrénicectomie inefficace. Décès.
- M. C... Léon, 31 ans. Consultation au dispensaire le 26 juin 1928 : signes physiques de condensation pulmonaire droite supérieure avec craquements et râles bulleux en avant et en arrière. A l'examen radiologique : image de lobite supérieure droite avee attraction de la seissure en haut. Images lacunaires. Grosse expectoration bacillifère. Amaigrissement important. Pneumothorax artificiel le 25 juillet 1928 dans le service. Grand partiel
SE ED ne
avec adhérences au sommet. Toutefois semble devoir devenir efficace. En septembre analyse de crachats négative.
En novembre, poussée liquidienne avec forte température et gros amaigrissement nécessitant quelques semaines d’hospitalisation. Puis tout s'arrange.
Mais quelques mois plus tard, apparition à nouveau des bacilles dans les expectorations qui presque taries augmentent aussi.
Le 22 mai 1929, un cliché montre la présence de taches symétriques et confirme l'impression radioscopique d’une symphyse progressive par le sommet amorcée à bas bruit depuis la poussée liquidienne.
Le 6 juin, installation d’un oléothorax antisymphysiaire : injections
Oss. 8.— a) avant pneumothorax ; ») pneumothorax avec liquide avec amorce de symphyse du sommet ; c) oléothorax constitué, la symphyse a progressé.
d'huile de paraffine pure tous les quinze jours en quantité croissante (5:10; 25, 40 em). =
Petite poche partielle de la base qui ne peut avoir grande action sur les lésions pulmonaires. La pression atteint assez rapidement l’atmosphérique. La symphyse ne progresse plus mais n’est pas non plus réduite et les lésions sont mal comprimées.
Oléothorax très peu efficace. Etat général moyen. Les bacilles persistent dans les crachats. æ
En résumé : Pleurésie symphysante survenue précocement dans pneumothorax droit mais complètement efficace. Symphyse de haut en bas. Oléothorax antisymphysaire peu efficace. Etat stationnaire avec expectoration bacilhifère.