‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 31 sur 42 · RACE · texte numérisé non relu

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des expectorations.

L'oléothorax est maintenu jusqu'en août 1931. De temps à autre nécessité d’une petite injection d'huile lorsque la pression baisse. L'état général est florissant ; la laryngite a disparu. Prise de poids de plusieurs kilos. Bacilloscopies négatives. :

En août 1931, cessation décidée. Des ponctions sont faites de 2 à 300 em°. L'huile est rapidement disparue en partie. Un peu de liquide se reforme. Le poumon toutefois reprend une partie de son expansion.

En mai 1931, l'examen est le suivant : hydropneumothorax droit avec liquide occupant les 2/3 inférieurs de l’hémithorax. Bon collapsus pulmonaire. Etat général excellent.

En résumé : Pneumothorax inefficace créé sur des lésions importantes ulcéro-caséeuses. Persistance dans le moignon de cavités béantes à la partié moyenne. Laryngite ulcéreuse. Oléothorax compressif, efficace en quelques mois. Guérison de la laryngite. Maintenu 3 années. Excel: lent résultat. À :

Mme T... Fernande, 31 ans. Consultation au dispensaire L. Bourgeois le 26 avril 1928 : lésions droites étendues se traduisant radiologiquement par une diminution de transparence non homogène de la région moyenne formée de taches disséminées avec deux images spéloncaires au centre.

2 niveaux (liquide pleural en bas, huile au-dessus) ; diminution notable

Pneumothorax ambulatoire créé et entretenu au dispensaire jusqu’en

juillet 1928.

À cette époque oléothorax compressif. L’indication est typique : il persiste malgré un bon décollement une spélonque de la base du moignon qui demeure irrétractile. Expectoration abondante. Pas d’amélioration de l’état général. Bacilloscopies positives.

Première injection : 10 cm? d'huile de paraffine nee done Réaction pleurale consécutive avec fièvre importante.

Deuxième injection : 10 em? d'huile de paraffine gomménolée à 3 %, 8 jours plus tard. Nouvelle réaction pleurale, plus importante encore ét surtout plus longue.

À la radioscopie : hémithorax au 1/3 rempli de liquide. La spélonque a déjà disparu. La malade qui crachait beaucoup au moment de la pôussée liquidienne crache un peu moins.

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Par la suite, injections d'huile de paraffine pure. Pas de poussées liquidiennes consécutives. Dosèes croissantes : jusqu’à 100 et 150 cm.

À partir d’août 1928 l’hémithorax est à peu près complètement plein d'huile et de liquide. La malade va bien, a pris plusieurs kilos, ne crache plus.

L’oléothorax est ainsi maintenu pendant les années 1929-1930-1931. De temps en temps une ponction est nécessaire (déviation médiastinale, écoulement spontané d'huile ou de liquide après introduction d’une aiguille).

Légère réexpansion de la base et du sommet au début de 4930, Mais

Ogs. 13. — a) pneumothorax inefficace ; b) oléothorax institué efficace ; €) oléothorax en voie de disparition.

cette symphyse n’est que lentement progressive et ne contrarie en rien l’effet de l’oléothorax.

En janvier 1932, on décide la cessation.

Ponctions de 200 à 300 em? de liquide, tous les mois, suivies de réinjections de gaz. Cela pendant 3 mois environ. Légère reproduction du liquide.

À ce moment la malade est perdue de vue pendant 2 mois. Pendant ce temps, elle fait une poussée pleurale qui se traduit par une petite éléva-

tion persistante de température et un matin au milieu d’une quinte de

toux elle crache la valeur d’un verre de liquide huileux (mai 1932).

Revue alors au dispensaire : ponction de 200 cm°. Repos au lit 8 jours. Température à 38. Quinze jours après prise de pression après réinsufilation. La pression ne tombe pas. La perforation paraît refermée. La température est normale, La malade ne crache presque plus.

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La complication semble avoir été bénigne. En juin 1932 tout est rentré

dans l’ordre.

En résumé : Pneumothorax créé en mai 1928 sur des lésions cavitaires

de la partie moyenne et de la base. Le pneumothorax bien que total …

n’est pas efficace. Oléothorax compressif quelques mois seulement après la création du pneumothorax. Parfaitement. efficace dès octobre 1928. Cessation décidée en janvier 41932. Reproduction du liquide avec sécrétion pleurale importante. La malade qui cesse de se faire suivre fait alors

une poussée pleurale importante accompagnée d’une vomique contenant

de l'huile. Perforation qui s'arrange en quelques semaines. Résultat maintenu depuis, mais persistance de liquide pleural.

Mne G... Suzanne. Vue au dispensaire L. Bourgeois pour la première

fois en mars 1927, porteuse d’un pneumothorax droit datant de janvier

1926, bientôt reconnu inefficace : persistance des bacilles dans les cra- :

chats. À la radiologie, persistance à la partie moyenne de l’hémithorax dans le moignon d’une spélonque béante. Bilatéralisation discrète. Une telle spélonque siégeant à la partie moyenne de l’hémithorax

semble une indication typique d’oléothorax compressif. Toutefois celui-

ci n’est isntitué qu'un an plus tard (juillet 1928).

Une première injection d'huile est faite le 30 juillet (10 em? d'huile de

paraffine pure). Puis 20 em sont injectés 8 jours après et 40 emÿ la semaine suivante. Enfin le 20 août 100 eme. : Forte poussée liquidienne consécutive. Hémithorax bientôt plein de liquide. Déviation médiastinale. Une aiguille est introduite : le liquide s'écoule spontanément. D'où nécessité de ponctions et nécessité de ponctions fréquentes. Tous les 8 ou 15 jours, 3 à 500 em? doivent être soustraits et cela pendant

plusieurs mois. On est en présence d’une pleurésie récidivante (liquide

clair). On va voir ce liquide se reproduire pendant longtemps, puis persister comme séquelles pleurales.

Toutefois le résultat cherché est acquis : l'expectoration et la toux ont considérablement diminué. On ne trouve plus de bacilles que rarement dans les crachats.

Pendant toute l’année 1929 une ponction par mois au moins est né-

ceÿsaire. Le liquide devient trouble, semble s’acheminer vers la puru- ['ence.

Re

En septembre de la même année, la lésion discrète opposée se met à évoluer et en quelques semaines, apparition d’une spélonque.

Un traitement de sels d’or est institué. Résultat rapide (doses assez inportantes). En quelques mois cicatrisation de la spélonque. Des bacilles persistent néanmoins dans les crachats. Il est difficile de dire de quel côté 1ls viennent (février 1930).

Le liquide à droite est clair franchement puriforme. Toutefois il se reforme avec moins de rapidité. Quelques injections d'huile gomménolée à 3 % sont faites (60 et 100 emÿ).

. Pendant l’année-1930, 8 à 10 ponctions sont encore nécessaires. Mais l’état général qui était moyen semble s'améliorer. Et en effet à mesure

Ogs. 14. — a) pneumcthorax inefficace ; b) oléothorax constitué efficace mais bilatéralisation excavée ; c) oléothorax en voie de disparition, grosse pachypleurite externe, Régression de la bilatéralisation après sels d’or.

que le liquide aura moins tendance à se reformer il va devenir meilleur.

En 1931, 5 à 6 ponctions seulement sont faites. La pleurésie passe à l’état de séquelle pleurale. Une pachypleurite est alors décelable. L'état général est bon. La malade ne crache presque pas. On trouve rarement des bacilles dans ses expectorations.

En 1932, si le liquide se reproduit peu, il se reproduit cependant. 3 ou 4 ponetions ont été faites. La pachypleurite est énorme. Le liquide occupe les 2/3 inférieurs de lhémithorax. Le côté symétrique va bien. L'état général est excellent.

En résumé : Pneumothorax inefficace : cavité persistante du moignon à la partie moyenne de l’hémithorax. Oléothorax compressif à l'huile de paraffine ; très grosse réaction pleurale nécessitant des ponctions répétées. Bilatéralisation jugulée par les sels d’or. Persistance de grosses séquelles pleurales avec pachypleurite et épanchement récidivant.

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Mme C... Marie. En 1924 hémoptysie. Négligée. En mars 1928, consultation au dispensaire L. Bourgeois : signes de condensation pulmonaire droite excavée se traduisant à la radiologie par une plage d'ombre juxtahilaire avec en son centre large image spéléomorphique.

Bacilloscopies positives.

Pneumothorax artificiel droit effectué dans le service en mai 1928. Décollement électif de la base et de la partie latérale, adhérences au sommet. La spélonque reste visible. Il persiste des bacilles dans les crachats.

O8s.15. — a) pneumothorax inefficace ; b) oléothorax efficace ; c) en voie de disparition.

Sortie de l’hôpital et suivie au dispensaire, aucune amélioration du collapsus dans les mois qui suivent. |

Oléothorax compressif alors décidé (novembre 1928) :

Injections d'huile de parafline pure à dose croissante, chaque semaine, en débutant par 25 cm pour passer progressivement à 80 et 100 cm.

À partir de mars 1929 la malade ne crache plus. La spélonque n’est plus visible à l'examen radiologique. Une légère réaction liquidienne s’est faite et occupe le cul-de-sac diaphragmatique. Le niveau de l'huile est au voisinage de la clavicule. La base du poumon est collabée. Le sommet a gardé une partie de son expansion. La pression est au voisinage du 0.

Quelques crachats expectorés péniblement sont analysés. On ne trouve

pas de bacilles. L’oléothorax est ainsi maintenu jusqu’au début de 1931 en pression neutre: de temps à autre une légère réexpansion du sommet indique-t-elle une pression tendant à devenir négative, on injecte 20 à 30 em$ d'huile. Une légère déviation médiastinale au contraire com- mande une ponction.

À partir de janvier 1931, évacuation de l'huile en vue de reprendre le pneumothorax. L'état général a progressé vivement. Mais après 2 ou 3 ponctions et tandis qu'il ne persiste plus guère d'huile on s'aperçoit que le liquide se reforme à chaque fois. Le poumon a de la difficujté à reprendre son expansion. [1 persiste en somme un liquide paraissant intarissable occupant les 2/3 inférieurs de l’hémithorax et que le malade conserve depuis.

En résumé : Oléothorax compressif sur cavité ancienne de la région juxta-hilaire droite n’ayant pas été collabée par le pneumothorax. Rapidement efficace. Résultat maintenu depuis. Séquelles pleurales assez importantes avec reproduction de liquide et pachypleurite.

‘Mme C..., 28 ans. Début par lésion pulmonaire gauche se traduisant à la radiologie par des taches disséminées du 1/3 inférieur du poumon et image lacunaire entre hile et elavicule (mars 1926).

Pneumothorax artificiel institué : incomplètement efficace. La spélonque ne se collabe pas complètement. Il persiste des bacilles dans les crachats. :

Poussée liquidienne au début de l’année 1927 et apparition presque en même temps d’une bilatéralisation qui progresse peu à peu.

En juillet 1927, apparition d’une spélonque sous-claviculaire droite. La température est à 38, irrégulière. Les expectorations sont abondantes et largement bacillifères. L’état général baisse. On décide de créer un pneumothorax droit.

Décollement électif : la température baisse, les expectorations diminuent. La lésion gauche à peu près bien collabée grâce au liquide ne bouge pas:

En septembre 1927, apparition d’une poussée fébrile à grandes oscillations. A la râdioscopie on décèle une symphyse qui s’amorce à gauche favorisant une reprise évolutive des lésions. Cette poussée évolutive dure quelques mois, La température se régularise autour de 3705,

La symphyse ne progresse plus.

Mais l’état général est devenu mauvais : gros amaigrissement. Les expectorations sont abondantes. La spélonque gauche est très nette sur les clichés. Le pronostic mauvais.

Toutefois l’état général restant stationnaire pendant plusieurs mois et semblant même s'améliorer un peu, en septembre 1928 on tente sur l'insistance de la malade un oléothorax compressif. fEPRe

Suivant la technique habituelle des doses progressivement Re d’huile de paraffine pure sont injectées dans la cavité pleurale Ba 25, 50;- : 60 em) tous les quinze jours.

En janvier 1929, l’oléothorax est complètement institué. Il est effi-

Os. 16. — a) pneumothorax double ; b) efficacité droite, inefficacité g uche ; c) installation d’un oléothorax gauche.

cace : pour la première fois analyse des crachats négative. L’hémithorax est aux 3/4 plein d'huile et d’un peu de liquide pleural. La spélonque n’est plus visible.

Mais quelques mois plus tard la malade meurt assez brusquernent chez elle. On pense qu’elle a fait alors une perforation spontanée dans l’oléothorax.

En résumé : Pneumothorax bilatéral inefficace du côté gauche (197 pneumo) à la suite d’une symphyse progressive. Réapparition d’une grosse cavité à peu près bien collabée auparavant. Arrêt de la symphyse. Oléothorax compressif tenté par la suite, mais dans de mauvaises conditions. Efficacité relative. Décès lié vraisemblablement à une perforation.

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Mme J... Marie. Lésions évolutives droites étendues, surtout importantes dans les 2/3 supérieurs du poumon, avec grosse spélonque rétroclaviculaire.

Signes physiques importants avec gros foyers de râles bulleux sous la clavicule droite. Grosse expectoration bacillifère. Gros amaigrissement.

Pneumothorax artificiel effectué en août 1928 : inefficace, grand partiel avec adhérences au sommet laissant béante la cavité. Persistance d’une expectoration notable demeurant largement bacillifère.

Os. 17. — a) pneumothorax inefficace ; h) institution de l’oléothorax ; c) oléothorax inefficace, bilatéralisation à forme granulique.

En juin poussée liquidienne, pas assez importante pour influer sur le collapsus.

Apparition quelques semaines plus tard d’une laryngite ulcéreuse. L'état général devient mauvais.

En novembre on décide de tenter un oléothorax compressif. Peu de chance de succès : cavité du sommet, mauvaise indication.

Le 24 novembre, injection de 10 em d’huile d’olive gomménolée à 3 %. Quinze jours plus tard, injection de 20 cm? d'huile de parafline pure. Aucune réation liquidienne. L'huile est bien supportée.

Puis on continue progressivement de 15 jours en {5 jours pour passer rapidement à 60 cm? et 90 cm. Une seule injection est faite supérieure à 100 cm° (huile de paraffine pure).

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En janvier 1929, l’oléothorax est complètement institué. Complètement inefficace car sous pression neutre, ne pouvant pas par conséquent comprimer la lésion qui est presque complètement sus-jacente.

Etat général toujours mauvais. Ke

Quelques mois plus tard, apparition brusquement d’une bilatéralisation à marche très rapide. Ensemencement du côté opposé à type granulique. Décès.

En résumé : Oléothorax compressif institué dans un pneumothorax inefficace pour tenter le collapsus d’une cavité du sommet (mauvaise indication). Ineflicacité. Mort par poussée granulique terminale.

Mme M..., 28 ans. Vue en août 1928 au dispensaire L. Bourgeois où l’on décèle une condensation de la partie moyenne du champ pulmonaire

droit, excavée.

Grosse expectoration. Bacilloscopies positives. Température à 38 le

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