SOIT
Os. 18, — a) avant pneumothorax ; ») pneumothorax inefficace ; c) oléothorax efficace.
Pneumothorax artificiel droit effectué quelques semaines plus tard dans le service à l'hôpital. Reconnu bientôt ineflicace : grand partiel inférieur comprimant mal la cavité ; persistance de bacilles à l'examen direct. Apparition d’une laryngite tuberculeuse.
Bien que l'indication n’en soit pas à proprement parler typique, (spélonque trop haut située, adhérences du sommet), un oléothorax compressif est institué (décembre 1928) :
Injections de 5, 10, 20 et jusqu'à 60 em d'huile de paraffine pure tous les huit jours in d’abord, puis toutes les 2 ou 3 semaines.
Au bout de 5-à 6 semaines la malade crache déjà moins.
A la fin de février 1929 l’oléothorax est en partie constitué. Toutefois la malade crache encore un peu. A la radiologie, pas de spélonque nettement visible mais probable qu’elle existe car bacilles dans les crachats à l’examen direct.
En mai 1929, la malade part pour la Corse sans qu’on sache par la suite si l’oléothorax est devenu ou non efficace. É
En résumé : Pneumothorax grand partiel inférieur sans efficacité sur une excavation de la partie moyenne. Oléothorax de compression d’une efficacité relative entrainant seulement une diminution des expectorations. Malade perdue de vue. Résultat inconnu.
Mme C... Emilienne, 22 ans. Consultation au dispensaire en avril 1928. Signes physiques nets à gauche : submatité sus et sous-épineuse avec crépitations fines à l’auscultation ; matité sous-claviculaire avec râles bulleux après la toux. Cliché : à gauche taches et marbrures des 2/3 supérieurs surtout denses sous la clavicule avec image lacunaire. Diminution de transparence du 1/3 inférieur, homogène. À droite, quelques fines taches éparses entre hile et paroi. Examen des crachats positif. La température ne dépasse pas 3708 le soir.
Pneumothorax ambulatoire créé le 23 mai 1928 à gauche. Efficacité : disparition de la toux et de l’expectoration. Légère prise de poids.
En février 1930, bilatéralisation importante avec grosses condensations du sommet droit. Baisse notable de l’état général, Apparition de nombreux bacilles dans les crachats.
Pneumothorax droit effectué dans le service (mars 1930). Semble devoir être efficace. Mais vers la fin de l’année, grosse poussée évolutive dans le moignon (droit) avec apparition d’une caverne dans la partie inférieure. Nombreux bacilles dans les erachats.
Installation d’un oléothorax compressif (octobre 1930) (bonne indication) : de 8 jours en 8 jours, 1, 3, 6, 10, 25, 50, 100 cm d’huile de paraffine gomménolée sont injectés et les injections sont par la suite maintenues au voisinage de 100 cm3. Une réaction liquidienne de moyenne importance se produit et va aider au collapsus.
SE
* En février 1931, l'oléothorax est à peu près constitué. L’hémithorax est aux 2/3 plein de liquide étagé en deux zones. La spélonque n’est plus visible à l'écran. Le poumon paraît complètement refoulé le long du
médiastin.
Toutefois la malade crache encore un peu. Des bacilles persistent dans les expectorations. Etat général médiocre. Pas de prise de poids. En juillet 1931, nouvelle poussée évolutive dans le moignon droit et malgré l’oléothorax, mais cette fois au sommet moins bien comprimé. En même temps apparition d’une symphyse de celui-ci Le que quelques semaines plus tard une spélonque se creuse.
Ce)
Ogs. 19. — a) pneumothorax double avec spélonque du lobe inférieur droit ; b) oléothorax à peu près complètement institué, efficace ; c) poussée ÉvoRYe dans le moignon, caverne du lobe supérieur.
Grosse expectoration. Nombreux bacilles. Etat général qui devient franchement mauvais. Gros amaigrissement.
Et vers la fin de l’année décès.
En résumé : Pneumothorax bilatéral successif. Poussée évolutive dans le moignon droit au niveau du lobe inférieur avec excavation. Oléothorax compressif droit d’abord efficace. Ultérieurement poussée évolutive du sommet avec symphyse partielle et bientôt excavation à ce niveau. Evolution fatale.
OBsERvATION 20:
Mme W... Suzanne. Début de la maladie en novembre 1930 par hémoptysie abondante. Entrée à l'hôpital dans le service en janvier 1931.
Bon état général apparent. Température à 38-3805. Légère expectoration.
Signes physiques de la base droite avec submatité et râles bulleux à la lin de l'inspiration. Radiologiquement, condensation non homogène allant du hile au diaphragme. Cul-de-sac bouché. Pas d'image spéloncaire visible.
Examen des crachats positif.
- Pneumothorax artificiel droit effectué en février.
Met en évidence une excavation juxta-hilaire inférieure. Se révèle bientôt insatiable et incapable de comprimer suffisamment la lésion. Les bacilloscopies persistent positives.
En mai on décide d’instituer un oléothorax compressif. Des injections de 1, 3, 5, 8, 10 cm sont faites à 8 jours d'intervalle. Le 29 juin,
Ogs. 20. — a) pneumothorax insatiable ; b) après quelques injections huileuses,
réaction fébrile à 39, dure quelques jours ; apparition d’une légère réaction liquidienne ; et dès lors meilleur collapsus gazeux. Les insufflations tiennent mieux ; les parties malades sont convenablement comprimées ; les bacilles disparaissent dans les crachats. D'où inutilité de continuer les injections huileuses (27 cm seulement ont été injectés). Depuis, le collapsus gazeux, est demeuré toujours parfait et les bacilles ne sont jamais réapparus dans les expectorations. La
malade va bien.
* En résumé : Oléothorax de compression dans un pneumothorax droit
récent incapable d’assurer le collapsus d’une lésion excavée juxta-hilaire inférieure. Quelques injections d’huile suffisent à provoquer une petite réaction pleurale et à amener un collapsus satisfaisant. Oléothorax non continué. Pneumotborax repris : efficace.
as ie
Mie C..., Malade de ville (DT Triboulet).
Tuberculose lobaire supérieure droite. Début au commencement de l’année 1927. Pneumothorax artificiel en mai.
Non efficace en raison d’adhérences empêchant le collapsus d’une spélonque restée béante à la partie supérieure du moignon.
Oléothorax de compression commencé en juillet 1927. Injection huieuse (paraffine pure) progressive. Quantité globale 100 cm$. Le collapsus
O8s. 21. — a) pneumothorax inefficace, brides ; h) tentative infructueuse d’oléothorax, abandon,
reste inefficace en raison de la situation elevée de la cavité et de la présence du système adhérentiel.
Départ pour un sanatorium à la fin de l’année 1927. Entérite tuberculeuse grave. Décès.
En résumé : Pneumothorax inefficace. Persistance d’une cavité de la partie supérieure du moignon, sous-tendue par des brides. Oléothorax compressif tenté. Sans efficacité (mauvaise indication).
Oléothorax compressifs [seulement entretenus ou suivis au dispensaire).
Mme B..., Oléothorax Compressif créé en province sur une cavité ancienne du sommet avec légère implantation pariétalè de l’apex. Aucun