‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 33 sur 42 · DD · texte numérisé non relu

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résultat en raison du siège élevé de la cavité et de son implantation bien que minime.

Ponction évacuatrice de l’huile et thoracoplastie.

Mme G.., Oléothorax compressif créé en juin 1928 au sanatorium de Groslay dans un pneumothorax inefficace avec cavité du sommet. - L’oléothorax est lui-même inefficace. La malade quitte le sanatorium et est examinée au Dispensaire L.-Bourgeois en janvier 1929. Une thoracoplastie est proposée mais refusée par la malade. En novembre 1930 perforation avec vomique huileuse. La thoracoplastie est enfin acceptée. Efectuée en 3 temps : Amélioration partielle seulement.

= MmeB..., Oléothorax compressif créé pour pneumothorax droit inefñi-

. &ace en raison de la persistance d’une petite image cavitaire du sommet.

- Apparition bientôt d’une réaction pleurale avec symphyxe de la base. L’oléothorax est assez rapidement abandonné en prévision d’une sec-

tion d’adhérences (La cavité du sommet semble maintenue par des

brides, en effet). Mais bientôt grosse poussée aiguë bilatérale entraînant

une mort rapide.

Oléothorax compressifs et antisymphysaires.

Mme J.…., Henriette, 41 ans. Entrée à l'hôpital dans le service au. début d'Avril 1925. Long passé bronchitique avec expectoration facile. Dans les semaines qui précédent son entrée, amaigrissement dé 7 à 8 kilos, température au voisinage de 39 le soir.

À l'examen physique : Signes de condensation de la partie moyenne du poumon gauche. À la radiologie : Diminution de transparence de la partie moyenne du champ pulmonaire gauche très dense avec spéléomorphie de cinq francs entre hile et paroi à bords épais et opaques.

Bacilloscopies positives.

M. Bertheau 5

Pneumothorax artificiel gauche le 9 avril : Chambre de décollement parallèle à la paroi externe du thorax, adhérences au niveau de Faso

Légère poussée liquidienne et à la sortie de la malade en juillet on note : Hydropneumothorax avec sinus costo-diaphragmatique com-. blé par du liquide. Spélonque visible. Persistance de bacilles dans les. crachats. Suivie dès lors au dispensaire. Peu à peu le pneumothorax devient efficace : Disparition de la spélonque aux examens radiologiques ; bacilles rares puis complètement disparus.

En septembre 1927 abandon du pneumothorax. Mais bientôt poussée évolutive avec température à 39 et spélonque réapparue à l'écran, à la

Os. 25, — a) avant pneumothorax ; b) pneumothorax avec bride : c) oléothorax, poussée évolutive dans le moignon.

partie moyenne et de dimension croissante. L'état général baisse rapidement. | |

Reprise du pneumothorax ; mais une symphyse s’amorce par le bas et progresse. On décide la création d’un oléothorax. Admission, dans le service à cet effet (Janvier. 1928).

Dès les premières injections d'huile entérite spécifique à allure sévère. L'oléothorax est continué néanmoins 2 ou 3 mois. Mais abandon par la suite devant la persistance et la sévérité de l’entérite ainsi que devant la baisse progressive de l’état général. Mort en juin 1928.

En résumé : Pneumothorax gauche institué en avril 1925 sur des lésions gauches largement excavées. Cessation en septembre 1927. Récidive in situ avec grosse poussée évolutive. Oléothorax antisÿmphysaire et compressif au début de 1998; Entérite spécifique à évolution rapide qui fait cesser l’oléothorax.

ER à EP

MM... Jeanne. Malade ayant déjà eu un pneumothorax gauche, En juin 1931, pneumothorax droit (alterné) créé au sanatorium pour biatérilisation cavitaire du sommet (pneumothorax gauche cessé un an auparavant).

Envoyée au DT Triboulet pour section de brides. La spélonque du sommet droit est maintenue en effet béante par un système complexe. Les bacilles sont nombreux dans les crachats.

Deux temps de section sont nécessaires. |

Après le 2€ temps, réaction pleurale a tendance symphysante surtout

Os. 26. — a) pneumothorax inefficace, brides ; ) après section des brides visibilité d’une cavité postérieure ; c) oléothorax incomplètement efficace.

par le bas. D’autre part si la partie antéro-supérieure du poumon a pu être libérée il persiste des implantations du poumon dans la paroi postérieure qui laissent visible une cavité postérieure.

On décide done le création d’un oléothorax qui pourrait être à la

fois antisymphysaire et compressif (novembre 1931).

En novembre et décembre les injections de 5, 12, 25 et 40 cm sont faites (à 8 et 15 jours d'intervalle) d'huile de paraffine pure.

Grosse réaction liquidienne, faisant disparaître l’image cavitaire et amenant bientôt une stérilisation presque complète des expectorations. Arrêt de la symphyxe.

Mais nécessité de ponctions par suite. En février 1932 ponction de 800 cm? d’un liquide laiteux. On laisse une poche partielle à moitié pleine de liquide laissant voir derrière elle une cavité persistante.

Lo 2e

En mai nécessité d’une nouvelle ponction. Le liquide est grumeleux. Les bacilles ont réapparu dans les crachats.

Depuis la malade n’a pas été ponctionnée. Son état général semble bon. : ATOS En résumé : Réaction pleurale à tendance symphysante consécutive à 2 temps de section de brides. Oléothorax antisymphysaire et compressif. Limité à quelques injections en raison d’une forte poussée liquidienne. Efficacité seulement relative. Oléothorax en cours.

Mme S..., Thérèse. Pneumothorax effectué à lhôpital Lariboisière en juin 1924 et insufflé là d’abord. Puis séjour de 4 an au sanatorium d'Angicourt, Ensuite suivie au dispensaire L. -Bourgeois.

Au Monet de la cessation du pneumothorax en mars 1929 appañi-

(6), (e) Oss, 27. — a) pneumothorax inefficace; sÿmphyse progressive ; b) oléothorax (en pression légère) efficace ; €) poussée évolutive à la décompression.

tion d’une spélonque à la partie moyenne du moignon pulmonaire. De plus début de grossesse. :

On ne peut songer à reprendre avec efficacité le pneumothorax à cause d’un début de symphyxe, on décide alors de créer un oléothorax compressif et antisymphysaire.

‘Commencé au début de juin par des quantités minimes d'huile ie. paraffine pure mais assez rapidement croissantes il est complet en août et porté légèrement au-dessus de l’atmosphérique, (+ 10 environ).

La spélonque est en effet difficile à collaber. À ce prix seulement. il est efficace.

L’accouchement se fait à terme et sans incident. L’oléothorax est maintenu en pression positive jusqu'en décembre 1931. À ce moment à la suite d’une tentative de cessation, forte reprise évolutive avec hémop- . tysie, température à 39, point de côté et à la radio, réapparition dela spélonque 17 situ sous l'huile. -

L'oléothorax est alors maintenu. Une théracoplastie est envisagée.

En résumé : Pneumothorax de 1924. Tentative de cessation en 1929. Réapparition d’une spélonque et début de symphyse. Grossesse au début. Oléothorax compressif et antisymphysaire. Blocage sous pression nécessaire pour eflicacité; maintenu jusqu’à la fin de 1931 efficace. Au moment de la cessation réapparition dès le début d’une spélonque in situ et d’une évolution. Oléothorax maintenu. Thoracoplastie envisagée.

M. H... Malade de ville (DT Triboulet)

Pneumothorax droit créé à Toulon au début de 1927 pour des lésions étendues évolutives. Insufflations continuées régulièrement par la suite.

Ogs. 28. — a) pneumothorax inefficace ; amorce de symphyce ; B) oléothorax efficace ; c) en voie de disparition.

Pneumothorax incomplètement efficace. Il persiste une expectoration peu abondante mais bacillifère.

En juin 1928 il se produit sans fièvre une ation pleurale symphysante : Les insufllations deviennent moins copieuses et à la radioscopie

symphyse nette progressive de la base avec petit niveau liquidien.

© Bientôt, l’expectoration augmente. Le malade crache 20 fois. Nom-

breux bacilles. Mouvement fébrile à 38. A la radioscopie tandis que la symphyse progresse les lésions sont mal comprimées.

Oléothorax antisymphysaire alors institué (mars 1929). ee

CT

progressivement croissantes d'huile de paraffine pure. Amélioration

rapide. Les injections sont continuées jusqu’à blocage complet ne =

dépasser toutefois la pression atmosphérique.

Expectoration à ce moment complètement. tarie. Reprise de l’état

général. Température normale.

Résultat maintenu favorable par la suite.

En mars 1931, cessation de l’oléothorax faite progressivement par petites ponctions huileuses répétées. Légère déviation médiastinale Très bon Résultat.

En résumé : Oléothorax à la fois antisymphysaire et Conpresl créé en raison d’une symphyse progressant de bas enshaut dans un pneumothorax incomplètement efficace. Excellent résultat.

Oléothorax désinfectants.,

M. H.., Edmond. Pleurésie gauche en septembre 1925 à liquide clair

citrin ayant nécessité une ponction de 1 litre. Convalescence traînante : dyspnée, fatigue, sueurs. Consultation alors au dispensaire L.-Bourgeois (novembre 1925).

Signes physiques d’un épanchement hydroaérique gauche abondant. Confirmé par la radiologie. Ponction exploratrice : liquide puriforme. Léger état fébrile. Petite expectoration : bacilloscopies positives.

Ponction évacuatrice de 800 grammes de pus. Insufflation d’air consécutive. Très rapidement nouvelles ponctions nécessaires : En l’espace de 3 mois, 7 à 8 ponctions sont pratiquées. «

Fatigue et amaigrissement croissant. Hospitalisation en mars 1926. Quelques ponctions sont encore faites. Sortie au bout de quelques semaines.

Perdu de vue pendant un certain temps. Revenu se faire suivre au dispensaire au début de 1927 il nous dit avoir été ponctionné un certain nombre de fois. Il n’y à aucune amélioration. Le liquide est toujours aussi purulent et aussi intarissable,

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On continue d’abord aussi à ponctionner puis: on is un oléothorax désinfectant.

Effectué dans le service seulement en juillet 1927. Le malade a été ponctionné plus de vingt-cinq fois depuis le début de sa. maladie.

De plus il est porteur d’une fistule avec abcès pariétal volumineux.

D’abord 600 cm sont retirés suivis d’une injection de 10 em° d’huile gomménolée à 4 %. Huit jours après on retire 1500 em? et injecte 40 em° de la même huile gomménolée. La semaine suivante 1500 em® sont encore retirés, suivis d’une injection de 50 em d'huile. On continue aussi à retirer 4000 à 1500 cm? tous les 8 jours pendant quelques semaines, | puis tous les quinze jours et enfin tous les mois tandis ue on injecte des doses croissantes d’huile (jusqu’à 400 em).

Petit à petit le liquide se reforme moins vite et bientôt on retire de Phuile presque pure. L’oléothorax est enfin efficace (janvier 1928). :

Collection purulente disparue ; fistule tarie. Etat général amélioré ; reprise de poids, température stabilisée. |

Résultat maintenu 3 ans 1/2. Au moment le malade est revu porteur d’un épithélioma du rectum.

En résumé : Pyopneumothorax spontané gauche avec expectoration bacillifère. Gros épanchement ayant nécessité des ponctions répétées (plus de vingt-cinq). Fistule avec grosse collection de la paroi. Oléothorax désinfectant à l’huile gomménolée rapidement efficace. Disparition de la collection à fistule variée. Résultat. maintenu 3 ans 1/2. Epithélioma du rectum. |

Mme M..., Marcelle, 27 ans. Consultation au dispensaire L.-Bourgeois en février 1927. Signes physiques de lésion pulmonaire droite avec foyer de râles bulleux sous la elavicule et à la radiologie : Taches et marbrures disséminées avec image lacunaire juxta-hilaire. Bacilles - dans les crachats. |

Perdue de vue après les examens pendant Hoioués mois.

Revenue consulter en mai 1927, elle ne tousse plus et ne crache presque plus mais se plaint d’un amaigrissement de 3 kilos, d’une dyspnée ‘importante à l'effort.

. À l'examen : Hydropneumothorax avec très bon collapsus 4 liquide occupant les 3/4 inférieurs de l’hémithorax. Refoulement du cœur.

Ponction de 500 cm° de liquide purulent.

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