‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 35 sur 42 · RE NES · texte numérisé non relu

RE NES

Le 14 mars ponction de 500 cm de liquide puriforme suivie d'une injection de 15 em° d'huile de paraffine gomménolée à 3 %.

- Le 19 mars ponction de 1100 em. Injection de 50 em? d'huile gomménolée.

Le 23 avril ponction de 1000 cm3. AE de 150 cm* d'huile gomménolée.

Le 14 mai ponction de 850 cm3 de liquide. aies de 250 cm3. À partir de ce moment le liquide se reproduit avec moins de facilité. L2s ponctions ne sont plus nécessaires que tous les 3 mois et une quantité moindre de liquide est retirée. On maintient les injections d'huile qui suivent les ponetions entre 100 et 200 cm3. É

- À la fin de l’année 1928 le résultat est parfait. L’état général de la malade est très bon. (Prise de poids de plusieurs kilos, température normale). De plus les bacilles qui persistaient ont disparu de ses expectorations.

L’oléothorax est maintenu pendant les 2 années 1929 et 1930. De temps à autre, tous les 3 ou 4 mois une ponction est nécessaire. C’est ainsi que le 3 mars 1930 on constate 1/3 de liquide surmonté de 2/3 d'huile ; de plus une déviation du médastin. On évacue 500 em° de liquide et injecte 100 cm° d'huile. Le liquide s’éclaircit.

À la fin de Pannée 1930, on décide d’évacuer la plèvre :

Une ponction de 900 cm? est faite : il s'écoule un mélange trouble formé de liquide et d'huile. Elle est suivie d’une injection de 600 cm? d'air. Mais l’hydropneumothorax institué va voir son liquide se reproduire d’une manière anormale. Si l’oléothorax a supprimé la malignité de la pleurésie et la purulence du liquide il n’a pas supprimé sa reproduction. Celle-ci semble liée à la longue durée du collapsus huileux. Le moignon est peu extensible et le poumon a peine à reprendre son expansion. L'état général néanmoins est excellent mais tous les deux ou 3 mois il faut vider une partie de l’épanchement.

En résumé : Pleurésie maligne avec gros épanchement persistant survenue sur pneumothorax droit datant d'octobre 1927. Oléothorax désinfectant institué en mars 1928. Maintenu jusqu’en octobre 1930. Excellent résultat mais séquelle pleurale importante avec liquide. intarissable lié vraisemblablement à la longue durée du collapsus huileux.

Melle D..., 27 ans. Condensations de la moitié supérieure du poumon droit avec image spéléormorphique sous claviculaire. Tempé-

Ne

rature à 38 le soir. Examen des crachats positif (septembre 1926).

Pneumothorax artificiel droit effectué dans le service à lhôpital en octobre 1926. Un mois plus tard il est efficace : L’expectoration n’est plus bacillifère. Toutefois il est mal visible à la radiologie.

En février 1927 apparition de liquide, se révèle puriforme à la ponction par la suite (fin de 1927). Fièvre alors à type oscillant. Sueurs nocturnes abondantes. Amaigrissement. Nécessité de ponctions rapprochées (5 de Janvier à avril 1928).

En mai 1928, installation d’un oléothorax désinfectant: Le 6 mai potice tion de 900 em? suivie d’une injection de 20 cm° d'huile de paraffine gom néaolée à 3 %. Puis tous les quinze jours ou tous les mois suivant la rapidité de reproduction du liquide, ponctions de 4 à 500 em et injections de quantités croissantes d’huile (30,50, 100 cm et plus).

Peu à peu reproduction du liquide de moins en moins abondante. Le liquide s’éclaircit.

Au début de 1929 on retire dé l’huile presque pure. L’oléothorax est maintenu sans qu’on ait besoin d'y touther ensuite.

Bon résultat : température stabilisée. Malade revenue à son poids primitif.

En mars 1931, après 4 ans presque, on décide d'interrompre Poléothorax. Ponction de 500 cm d’une émulsion huileuse. Le liquide se reproduit, Nouvelle ponction : le liquide se reproduit encore en partie. Plusieurs ponctions sont faites ensuite : le liquide paraît difficilement tarissable. La malade reste porteuse d’un hydropneumothorax avec liquide assez abondant. Les pressions dans la poche gazeuse sont négatives. L'état général est excellent. En novembre 1932 une ponction ramène un liquide hémorragique sans aucun germe decelé à l'examen bactériologique.

En résumé : Pneumothorax d'octobre 1926. Pleurésie en février 1927 à liquide puriforme nécessitant 5 ponctions évacuatrices en 3 mois et retentissant sur l’état général. Oléothorax désinfectant. Excellent résultat. Séquelle pleurale :-Persistance d’un épanchement assez abondant n'ayant pas de tendance à la résorption.

Mme P..., Emilienne, 21 ans. Pneumothorax droit effectué en Suisse à Berne octobre en 1926, Consulte au dispensaire le 31 décembre 1927 :

st PR

Signes eliniques et radiologiques d’hydropneumothorax avec liquide abondant se manifestant au point de vue fonctionnel pas une dyspnée assez importante.

Ponetion de 600 grammes d’un liquide trouble.

Expectoration presque nulle. Bacilloscopies négatives.

En mars 1928 le liquide s’est reformé. De plus la malade maigrit.. - Un état fébrile s’est installé. À la ponction exploratrice le liquide est franchement purulent. L'état pulmonaire étant stationnaire, sans bacilles dans les expectorations, sans aucun signe d'activité, c’est bien à la pleurésie qu'est dû ce fléchissement de l’état général. On décide de créer un oléothorax désinfectant : :

Une ponction de 1100 em est suivie d’une injection de 20 cm d’huile gomménolée à 3 %. Quinze jours plus tard nouvelle ponction de 1000 cm3 suivie d’une injection de 80 em d'huile. Une 3° ponction de 300 cm? suivie d’une injection de 150 em est encore faite 15 jours après.

Dès lors le liquide se reproduit avec beaucoup moins de rapidité. Toutes les 3 semaines ou tous les mois de nouvelles injections sont faites précédées ou non d’une petite ponction si le liquide a augmenté sur la fois précédente (50 à 100 cm3 d'huile).

En juillet 1928 l’oléothorax est complètement efficace . La température s’est stabilisée. Le poids augmente. Le liquide trouble est formé d’une épulsion huileuse.

Nécessité de faibles ponctions tous les 2 ou 3 mois, jusqu’au début de 1929. Pendant les années 1929 et 1930 il n’est pas besoin d'y tou- : cher. |

Au début de l’année 1931 on décide de vider peu à peu la plèvre : Tous. les mois, ponctions de 200 à 300 cm de liquide, puis 5 à 600 et enfin 1000 suivies de réinjections d’air. Rapidement la plus grande partie de l’huile a été retirée, mais le liquide a tendance à se reproduire. On est en présence dès lors d’un hydropneumothorax à liquide clair nécessitant une ponction de quelques centaines de em° tous les 3 ou 4 mois. Quant à l’état général il est excellent.

En résumé: Pneumothorax d’octobre 1926. Poussée de liquide devenu puriforme en mars 1928, retentissement sur l’état général. Oléothorax désinfectant. Bon résultat. Dès juillet 1928 le liquide cesse de se reproduire. Cessation de l’oléothorax en janvier 1931. Séquelles pleurales avec persistance d’un épanchement,

el) OBSERVATION 34.

Mme V..., Anna, 33 ans, Consultation au dispensairé en octobre 1924. On décèle . lésions importantes du poumon gauche formées Le des condensations disséminées dans les 2/3 supérieurs. ë es

Grosse expectoration. Bacilles dans les crachats. Fenpéstise à 38 et 39. Pneumothorax artificiel effectué dans le service à l'hôpital le 26 octobre : Grand partiel inférieur. Poussée liquidienne en avril 1925 qui vient aider au collapsus. à

En septembre 1925 hydropneumothorax afficace : Bacilloscopies négatives. Expectoration à peu près tarie.

Ea octobre 1927 apparition progressivement dan abcès froid du sein gauche qui deviéènt bientôt énorme. Quelques petits abcès pariétaux existent aussi. Fistulation de l’abcès du sein (fin 1927).

Ablation discutée puis différée. Le liquide pleural est puriforme, on

. décide de tenter un oléothorax désinfectant (L’abcès du sein sembiant

bien d’origine pleurale).

Première injection en janvier 1928 : 20 cm? d'huile de paraffine gomménolée à 3 % précédée d’une ponction de 500 em de liquide puriforme.

Nouvelles injections à 15 jours ou 3 semaines d'intervalle de doses croissantes de la même huile (30, 40, 50, 100 cm3) toujours précédées de ponctions de 3 à 500 em,

Dès le mois de mai fistule du sein complètement tarie.

Ponctions de 50 à 100 cm3 encore faites tous les mois suivies d’injections d’une quantité voisine d'huile.

En novembre 1928 le sein est complètement guéri.

Au début de 1929 on cesse les injections d'huile. La malade est suivie au dispensaire pendant les années 1929 et 1930 : Tous les 2 ou 3 mois

nécessité d’un petite ponction d’une centaine de em. On retire généra-

lement un liquide trouble parsemé de gouttelettes huileuses.

En 1931 adénopathie cervicale suppurée améliorée par les rayons Ü.-V.

En octobre de la même année, cessation de l’oléothorax : Une ponction de 1000 em est faite suivie de réinjection d’air : Bien supportée. L’hydropneumothorax ainsi rétabli est. entretenu par la suite. Le poumon a repris une partie de son expansion. La malade va bien.

En résumé : Oléothorax désinfectant à l'huile gomménolée pour pleurésie de pneumothorax artificiel, devenue puriforme ; abcès pariétaux et volumineux, abcès froid du sein fistulisé, d’origine pleurale. Efficacité parfaite et rapide sur l’épanchement, la fistule et l’abcès.

Me E... Simonne, 24 ans. Début en avril 1927. Hémoptysie assez importante en novembre. Vue au dispensaire en décembre ; on décèle l’existence d’une lobite supérieure droite excavée avec fines taches disséminées sur le lobe inférieur. SH fines taches sont aussi visi-

- bles à gauche.

Pneumothorax artificiel en janvier 1928, dans le service. Bon collapsuüs.

En juillet 1928 apparition d’un épanchement abondant à allure bientôt clinique : Température à 38, 39 irrégulière. Amaivgrissement. L’épan-: chement est puriforme,

Dès fin juillet institution d’un oléothorax désinfectant :

Ponction de 500 à 600 em? de liquide tous les quinze jours suivies de réinjections d’une quantité progressivement croissante d’huile 7 paraffine gomménolée à 3 %.

À partir d'octobre on intervient tous les mois seulement. Injections assez importantes 100 à 150 em.

Efficacité : chute de température, amélioration de l’état général. Amélioration aussi de l’état pulmonaire. Ni toux, ni expectoration dès lors, signes qui subsistaient.

Cependant en mai 1929, réapparition des signes fonctionnels, fléchissement de l’état général : Bilatéralisation décelée aux Rayons X se traduisant par une zone de condensation sous-claviculaire es hone qui s'étend bientôt progressivement.

Traitement de sels d’or. Peu de résultats : Les bacilloscopies restent largement positives ; l’état général continue à baisser.

Au début de 1930 apparition d’une spélonque sous-claviculaire gauche. Laryngite ulcéreuse. Tentative infructueuse de pneumothorax gauche. L’état général devient franchement mauvais. En eo 1930 hémoptysie foudroyante venant dé gauche.

En résumé : Pleurésie purulente maligne survenue précocement au cours d'un pneumothorax artificiel. Oléothorax désinfectant. Effet assez satisfaisant. Mais ultérieurement bilatéralisation largement évolutive entraînant la mort par hémoptysie foudroyante.

DD

Mme Z... Louise. Pneumothorax artificiel effectué au dispensaire =

L. nn sur des lésions évolutives étendues du poumon droit, s’accompagnant de fièvre importante et de nombreux bacilles dans les. expectorations. (juillet 1924). Ù

En août grosse poussée liquidienne nécessitant une ponction.Reproduction du liquide commandant des ponctions répétées pendant les années 1925 et 1926 (liquide clair).

À partir de la fin de 1926 le liquide se Se Bon état pulmonaire. Bacilloscopies négatives.

En novembre 1928 nouvelle poussée liquidienne. Apparition de dyspnée importante ainsi que d’une expectoration abondante jaunâtre. Une ponction pleurale ramène un liquide d’épanchement puriforme et sensiblement analogue à l’expectoration.

Le 12 novembre institution d’un oléothorax désinfectant : Ponction de 400 em? de pus, injection de 25 em d’huile de paraffine gomménolée à:3:%:

Entretien de l’oléothorax par la suite comme suit : tous les mois ponction de 200 à 300 cm* suivie d’une injection de 30 à 40 cm* d’huile.

À partir de juin 1929 le liquide ne se reproduit plus. La radiologie montre un hémithorax à peu près plein de liquide avec les 2 niveaux classiques. Bon état général. Pas de bacilles dans les crachats. --

L'oléothorax est maintenu ainsi sans qu’on ait besoin d’y toucher pendant les années 1930 et 1932. L'état général est très bon durant tout ce temps.

Au début de 1931 on note une légère réexpansion du moignon pulmonaire surtout dans sa partie supérieure et que l’on respecte.

En juin 1932, cessation de l’oléothorax : 375 em d’un mélange d’ huilé et de liquide sont retirés. Bien que la durée de l’oléothorax ait été relativement longue le poumon reprend une bonne partie de son expan- . sion. Une certaine quantité de liquide s’est reproduite mais semble devoir se tenir facilement L'état général de la malade est excellent.

En résumé : Pleurésie consécutive à pneumothorax artificiel avec épanchement se révélant abondant et purulent au bout de 2 ans. Oléothorax désinfectant. Résultat satisfaisant. Actuellement en voie de disparition. Assez bonne réexpansion du poumon malgré la durée de l’oléothorax.

SE es

Mme P... Jeanne, 30 ans. Vue au dispensaire L. Bourgeois le 13 août

1928 porteuse d’un hydropneumothorax droit à liquide purulent.

Début de la maladie en 1925 par hémoptysie. Puis la mème année

| apparition d’une pleurésie droite à type d’abcès froid pleural transformé

bientôt en hydro-pneumothorax par perforation pulmonaire.

Deux ponctions ont été faites. Elles laissent une fistule pleuro- pariétale. La fistule pleuro-pulmonaire est refermée. ne liquide remonte à 2 travers de doigt sous la clavicule.

Oléothorax désinfectant institué à partir du 27 août :

Tous les 8 jours ponction de 100 à 200 em de liquide (rouge brique) suivie d’une injection progressivement croissante d'huile de parafline

gommenolée à 3 %.(10, 60, 100 cm).

Dès octobre le liquide se reproduit moins. On n'intervient alors que tous les quinze Jours seulement puis bientôt tous les mois seulement, On retire une centaine de cm de liquide que l’on remplace par 50 à 60 em d'huile.

Au début de 1929 l’oléothorax est complètement institué et afficace : Le liquide ne se reproduit plus, la fistule a tendance à se cicatriser. En mai elle a complètement disparu. Prise de poids.

Toutefois une légère bilatérilisation est apparue, avec poussée fébrile, toux et expectoration bacillère, amaigrissement. Hospitalisation de quelques semaines : chute de température, reprise de poids, expectoration presque tarie.

Sortie de l'hôpital la malade ne revient plus qu'irrégulièrement au dispensaire puis est perdue de vue.

En résuné : Pleurésie purulente tuberculeuse avec perforation pulmonaire refermée. Fistule pleuro-pariétale. Oléothorax désinfectant efficace. Bilatéralisation secondaire. Malade perdue de vue.

Mue B... Maria, 22 ans. Entrée à l'hôpital en janvier 1927 pour des lésions pulmonaires bilatérales prédominant à gauche où l’on trouve des signes physiques nets avec quelques râles bulleux au sommet après la toux,

ha:

Radiologiquement il existe : à gauche, mie de pain des 4/5 supérieurs du champ et spélonque sous la partie moyenne de la clavicule ; à droite quelques taches sous-claviculaires.

Gros amaigrissement. Bacilloscopies largement positives. RS

Pneumothorax gauche effectué en février. Bon décollement ; deux petites brides sous-tendent bien la cavité mais possibilité vraisemblable d’étirement. Légère extension à droite.

En avril poussée liquidienne importante; nécessité de ponctions répétées après la phase aiguë d'installation du liquide :

Le 41 mai on retire 1.000 em, le 43 juillet 1.750 em, le 13 août on retire du gaz, le 20 septembre on retire 1.150 em° de liquide trouble, le 20 octobre 1.050 em° de liquide puriforme.

On décide alors d'installer un oléothorax désinfectant. F

Des ponctions suivies d’injection d'huile d'olive gomménolée sont pratiquées tous les 8 ou 15 jours. Des quantités croissantes d’huile sont faites pour, partant de quelques em, arriver assez rapidement à une centaine.

En janvier 1930, l’oléothorax est à peu près complètement institué et efficace. Le liquide ne se reforme plus guère; il semble. Se.

En mars toux et expectoration sentant le gomménol. Aucune douleur thoracique. Image hydroaérique à la radioscopie. On retire 500 em de pus : Signe de l'aspiration au cours de la ponction. Oscillations mano- : métriques autour de 0 avant et après insufflation. D’où perforation et. vraisemblablement large.

Abandon de l’oléothorax. Evolution fatale dans les mois suivants.

En résumé : Oléothorax désinfectant pour pleurésie purulente dans pneumothorax ayant nécessité des ponctions répétées. Perforation faite à bas bruit due vraisemblablement à l’évolution jusqu’à la pIérre d’une lésion très importante du moignon. Mort.

M. P... Gilbert, 47 ans. Pneumothorax artificiel gauche fait à la Pitié en mars 1928. Entretenu au dispensaire L. Bourgeois à partir de février 1929;

Frès bon collapsus, trace de liquide. Médiastin en place ; pas de développement symétrique ; très bon aspect général. Examen des crachats nÿzatif environ 3 mois après le début du pneumothorax.

En août 1929 poussée liquidienne importante. Retentissement sur

Sn SR le

l’état général : fièvre, amaigrissement. Liquide puriforme riche en bacilles. Deux ponctions suivies de fistules axillaires basses avec écoulement de liquide.

Oléothorax désinfectant institué en septembre 1929 à l'huile d'olive gomménolée à 4 %. En l’espace de 3 mois dix ponctions de 300 à 500 em? suivies d’injections progressivement croissantes d'huile sont faites (10, 30, 70... jusqu’à 180 em).

En janvier 1930 le pus ne se reforme plus, les fistules sont taries. L'état général est redevenu ce qu’il était auparavant.

A noter que quelques séances de rayons ultra-violets ont agi FavOtae blement sur la guérison des fistules.

Malade perdu de vue porteur de son oléothorax.

En résumé : Pleurésie purulente dans un pneumothorax artificiel gauche avec liquide riche en bacilles. Fistule pariétale. Oléothorax désinfectant efficace. Rayons ultra-violets. Guérison des fistules.

Mae B... Madeleine. Début de la maladie en 1926 avec à la radiographie à droite une zone de diminution légère de transparence entre hile et clavicule. Cure d’air et de repos. Puis grossesse et accouchement (6 juin 1928).

Raevue en août 1928 après hémoptysie : Forte diminution de transparence de la moitié supérieure du champ pulmonaire droit avec image lacunaire à la radiographie. Bacilloscopies positives.

Pneumothorax artificiel institué dans le service en septembre. Bon collapsus avec disparition assez rapide des bacilles dans les expectorations.

En décembre 1928 poussée liquidienne à liquide puriforme, nécessitant une série importante de ponctions dans les mois qui suivent, retentissant par suite sur l’état général : amaigrissement notable.

De plus apparition d’une grossesse.

En juillet 1929 installation d’un oléothorax désinfectant tout d’abord à l'huile de paraffine gomménolée, puis à l'huile d’olive gomménolée.

Suivant la technique habituelle injection de doses progressivement croissantes d'huile après ponetions de 300 à 500 cmÿ de pus suivant le cas. Da n'intervient gaère que tous les mois. De 20 em° d'huile on passe assez rapidement à 190 cm.

M, Bertheau 6

Fee

En septembre 1929 accouchement normal (Enfant meurt 15 jours

après).

En décembre 1929 on retire de l’huile presque pure. Le liquide ne se Fe

reproduit plus. L'état général de la malade a d’ailleurs déjà progressé.

Prise de plusieurs kilos.

Une tendance nette à la symphyse de la partie antérieure des poumons est à ce moment décelée malgré l’oléothorax.

Maintenu à peine une année, l’oléothorax est supprimé par ponctions.

Parfaitement supportées. Pas de reproduction de liquide. Les insufilations peuvent être reprises normalement. Mais il ne persiste qu'uné poche postérieure. |

Très bon état général depuis. Le pneumothorax reste sec.

En résumé : Poussée liquidienne précoce à liquide puriforme nécessitant des ponctions répétées. Grossesse. Oléothorax désinfectant ayant donné un très bon résultat. La poche d’huile conservée environ un an n’a pas empêché une symphyse de la partie antérieure. Russe sec entretenu par la suite normalement.

Mme P.. Henriette. Consultation au dispensaire L. Bourgeois en octobre 1929, pour toux et expectoration. Accouchement quelques mois auparavant. À la radiologie : plage d'ombre non homogène des 2/3 inférieurs du champ pulmonaire droit avec spéléomorphie de large diamètre. Bacilloscopies positives.

Pneumothorax droit créé en décembre 1929. Inefficace par brides avec persistance de la spélonque et bacilloscopies largement positives.

Section de brides proposée mais refusée. Bientôt présence de liquide.

En mars 1930 : Poussée thermique actompagnant une poussée liqui-

dienne importante. Température oscillant entre 39 et 40. Amaigrisse-

ment rapide. Liquide puriforme à la ponction et présence de pneumocoques à l’examen bactériologique.

Pleurotomie proposée, refusée par la malade.

Oléothorax désinfectant alors tenté. Quelques injections seulement sont pratiquées suivant la méthode ordinaire en partant de quantités peu importantes. Pas d'efficacité. La température oscillante persiste. Bientôt apparition de diarrhée et de vomissements ainsi que d’une ascite volumineuse. Exitus rapide par la suite.

LAS LE, \ En résumé : Pneumothorax droit créé en décembre 1929. Inefficace

par brides dont la section est refusée. Poussée liquidienne aiguë avec É pyogènes surajoutés (pneumocoque). Pleurotomie refusée. Tentative infructueuse d’oléothorax désinfectant.

| Mme L... Alexine. Pneumothorax droit de juillet 1928 pour lobite À supérieure droite excavée. Grosse expectoration. Bacilloscopies posi-

tives. Gros amaigrissement. Signes physiques évidents avec foyer de

ràles bulleux sous-claviculaire.

2 Collapsus rapidement eflicace. Disparition des bacilles dans les cra- És. chats. Insufflations continues normalement jusqu’en avril 1929. Pas trace de liquide. A ce moment, au cours d’une insufflation, perforation traumatique suivie d’une réaction pleurale abondante:

En août 1929 le liquide persiste, a nécessité plusieurs ponctions, est alors purulent. Etat général qui baisse, amaigrissement. De plus, tendance à la symphyse du sommet avec réapparition d'une petite spé-

lonque et de bacilles dans les crachats.

Oléothorax à l'huile goménolée à 3 % (août 1929).

28e Le 12-8-29 : ponction de 900 em° de liquide purulent et injection de 20 em d'huile consécutive. :

Le 2-9-29 : ponction de 600 cm° de liquide purulent ; huile 80 em.

Le 30-9-29 : ponction de liquide purulent 200 cm* ; huile 40 emè.

Le 11-11-29 : ponction de 800 em3 ; huile 200 em.

Le 9-12-29 : ponction de 425 em ; huile 250 cm* (liquide trouble).

Peu d'efficacité. Le liquide purulent se reproduit. L'état général baisse. Une large bilatéralisation apparaît. La spélonque du sommet, qui est complètement récollé à la paroi, est large et béante. En somme échec mais dû vraisemblablement plus à la symphyse qu’à l'infection pleu-

rale. LS

Abandon de l’oléothorax.

En janvier 1930, hémoptysies, évolution rapide. Mort.

En résumé : Oléothorax de désinfection créé pour pleurésie purulente consécutive à une perforation traumatique. Efficacité douteuse sur l'infection pleurale, nulle sur une symphyse du sommet.

HUUL Lun,

SNA

Mme W..., 31 ans. Pneumothorax artificiel droit effectué dans le service à l'hôpital sur des lésions de la base du poumon, formées à la radiologie de taches disséminées et d’une image lacunaire de la dimension d'une pièce de 2 fr. accolée à la partie inférieure du hile (janvier 1928).

Efficacité : Disparition des bacilles des expectorations. es pleural léger.

En septembre 1929 augmentation notable du liquide et nécessité de ponctions répétées bientôt. Le liquide devient trouble par la suite sans toutefois être franchement purulent. Devant la nécessité de ponetions fréquentes et aussi devant un état général qui se met à baisser (apparition de fièvre, amaigrissement) ; on est conduit à instituer un oléothorax désinfectant (avril 1930) :

Des ponctions de 5 à 600 cm? sont faites tous les quinze jours suivies d’injections de 5, 10, 30, 60 em* d'huile d'olive goménolée à 3%

Deux mois après le début (à la 4° injection) réaction fébrile assez prolongée à 39. Le liquide par la suite se reproduit plus lentement. Les injections d'huile sont cessées. Les ponctions ne sont plus nécessaires.

L’oléothorax bien que partiel est efficace.

= L'état général s’est parallélement amélioré. Prise de poids de 2 kilos. La malade continue à être suivie régulièrement au dispensaire. Nécessité de loin en loin d’une petite ponction.

En mars 1932 une ponction de 500 em° de liquide puriforme est faite, suivie d’une injection d’une dizaine de em? d’huile et de 400 cm d’air. Lé 7 septembre 1931 nouvelle ponction de 250 cm®. Bon état général. Grossesse de 3 mois.

En mars 1932 ponction de 400 em. La Ho se sent un peu fatiguée. Grossesse à terme.

Accouchement normal. En juillet 1932 on note : image de réexpansion pulmonaire sans poche iquidienne. Pression pleurale négative.

En résumé : Oléothorax désinfectant créé dans un pneumothorax droit compliqué au bout de 2 ans par une pleurésie à épanchement rapidement récidivant. Résultat favorable rapide, maintenu depuis malgré une grossesse menée sans incident jusqu’au terme.

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