‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 36 sur 42 · RUES · texte numérisé non relu

RUES

Mme B... Rachel. Début en avril 1928 après un accouchement. Gros amaigrissement, grosse expectoration, température à 38,5.

Signes physiques : à gauche, en avant sous la clavicule, submatité et râles bulleux après la toux. Radiologiquement : à gauche plage d'ombre non homogène occupant la 1/2 supérieure du champ pulmonaire sans

image lacunaire visible.

Examen des crachats positif.

Pneumothorax artificiel gauche effectué dans le service en mai : effi: -cacité moyenne, persistance de bacilles dans les expectorations.

En juillet 1929 poussée liquidienne. Nécessité par la suite de plusieurs ponetions. Le liquide est franchement purulent et contient de nombreux bacilles.

En août 1930, apparition d’une tuméfaction sous-claviculaire gauche (abcès froid qu’on suppose d’origine pleurale). Etat général médiocre : amaigrissement.

Oléothorax alors institué (séptembre 1930). Conduit comme suit : Une fois par mois environ ponction de 200 à 250 cm° de pus pleural suivie d’une injection d’une quantité progressivement plus grande d'huile d'olive eucalyptolée (2, 12, 25, 45, 60 em). = En janvier 1931 peu de résultats acquis : L’abcès froid n’a pas tendance à regresser. Le liquide pleural est toujours purulent. Il se reproduit lentement certes maïs il existe par contre un fistule pariétale au lieu d'injection. Les injections d'huile sont cessées. Traitement de la fistule par les rayons ultra-violets.

En avril apparition d’une bilatéralisation intercléidohilaire droite. Bäcilles dans les expectorations facilement décelés. Une ponction a été nécessaire à gauche depuis janvier. Le liquide n’a que peu de tendance à

se reproduire.

Traitement de sels d’or. Bon résultat : en quelques mois régression des ombres symétriques. Continué ensuite.

En juillet l’oléothorax associé à l’actinothérapie donnent enfin leurs résultats : assèchement des fistules ; le liquide pleural ne s’est presque pas reproduit. Aucune ponction n’a été nécessaire. On laisse le poumon reprendre une partie de son expansion. La tuméfaction sous-claviculaire a à peu près complètement disparu.

Page 1