‹ Contribution à l'Étude de Quelques Conséquences Éloignées de la SyphilisChapitre 8 sur 11 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

Wagner 1882. Der morbus Brightü. (In thèse de Negel.)

Un homme, âgé de 39 ans, mécanicien, souffrant depuis sa jeunesse. À 18 ans, il eut un chancre sans accidents secondaires consécutifs, mais depuis, il a eu quelques douleurs dans les articulations etilest enroué de temps en temps depuis 1859. En 1877, le malade eut un second chancre avec des bubons ulcérés, une affection syphilitique des yeux et des douleurs articulaires plus fortes. Plus tard, obstruction des narines par des croûtes sanguinolentes et dures: respiration courte, hémoptysie et faiblesse.

Traitement par le sublimé, dans une clinique d’ophthalmologie.

Le 27 mars 1878. — Roséole syphilitique généralisée, pas d'œdème, un léger catarrhe chronique du nez et de la gorge ; enrouement continu et toux fréquente.

Urines. — Diminuées de quantité, troubles et de couleur jaune verdâtre foncée. Il y a un peu d’albumine.

Les semaines suivantes, la quantité des urines varie entre 200 et 1.200 grammes par vingt-quatre heures, densité entre 1.004 et 1.010 et toujours peu d’albumine. De temps en temps pendant plusieurs jours, les urines sont d’un rouge sale et laissent déposer un sédiment énorme qui contient beaucoup de globules rouges et peu de blancs. Il y a aussi cà et là, des cylindres hyalins qui renferment des cellules épithéliales -et des globules rouges et quelques-uns des cellules graïsseuses.

Le 2 avril. — L'iritis syphilitique se trouve en état de guérison

Traitement jusqu’au 7 avril, par l'iodiure de potassium et les frictions mercurielles.

Le 10 april. — Douleurs nocturnes dans les clavicules.

Le 19 avril. — Douleurs dans plusieurs articulations avec rougeurs, gonflement et fièvre modérée (acide salycilique) ; on suspend le traitement spécifique.

Le 22 avril, — Les douleurs et la fièvre ont disparu et on recommence les frictions mercurielles.

Le 6 mai. — Conjonctivite intense.

Le 10 mai. — Salivation, urines très colorées avec dépôt.

Le 1$ mai. — Même état.

Le 18 mai. — Urines moins colorées.

Le 19 mai. — On trouve dans les urines peu d'albumine, peu de globules rouges et peu de cylindres.

Le 11 juin. — Tritis aussi intense qu'auparavant.

Au mois de juillet. — Les urines présentent les mèmes

caractères que le 14 mai : il y a peu d’albumine et amélioration de l’état du malade.

Dans cet état, le malade sort du service à la fin du mois de novembre : les urines sont un peu plus rouges.

Depuis la fin du mois de février 1879, le malade est plus faible. Il a de l'iritis et la toux est plus intense; il se plaint aussi de démangeaisons et de douleurs nocturnes dans les tibias : les urines sont plus colorées.

Le malade rentre à l’hôpital le 22 avril 1879. En général, son état est comme à sa première entrée, il présente des symptômes d’induration du sommet gauche du poumon, un emphysème léger et bronchite intense,

Pas d’œdème, pas d’hypertrophie cardiaque: les urines sont troubles et d’un rouge brun : albumine 1/8 volume. Dans le dépôt du fond du vase, on trouve beaucoup de globules rouges et peu de blancs ; il y a aussi beaucoup de cylindres

jf qui renferment des globules rouges ou des cellules allongées ou polygonales qui ressemblent aux. cellules épithéliales, on trouve encore des cellules épithéliales séparées et anguleuses en assez grande quantité et renfermant presque toutes du pigment granuleux d’un jaune rouge.

Depuis la fin du mois de mai, jusqu’à la mort, on a remarqué une grande différence entre les urines du jour et celles de la nuit. La quantité et la densité des urines étaient plus fortes la nuit que le jour ; en général la quantité des urines augmentait presque toujours et la densité diminuait. (D. 1010-1013). Albumine 1/15, 1/20 volume.

Les urines de la nuit Sont presque toujours claires et celles du jour, rougeâtres avec un dépôt plus épais et plus foncé.

Au milieu du mois de juillet, ayant fait l'examen laryngoscopique, on a trouvé une infiltration, intense de la corde vocale supérieure gauche ; les poumons sont dans le même état, rétine normale.

Au commencement du mois d'août, conjonctive qui dure plusieurs jours et iritiss A la fin de septembre, dysenterie légère pendant deux semaines. Le malade reste debout presque continuellement : pas d'œdème, même état pour les urines.

Depuis le 7 avril 1880, le malade a eu tous les jours, plusieurs vomissements jusqu’au 30 avril.

Depuis le 7 mai, la quantité des urines se trouve à 900 grammes.

Depuis le 9, faiblesse plus grande, pouls plus petit, céphalalgie modérée, oppression.

Le 10 mai. — Dans la nuit, le malade a du délire. Le 12. — Respiration lente et pouls insensible. Le 13. — Somnolence et le 14, mort.

À l'aulopsie, on trouve une phthisie pulmonaire chronique, diffuse, des ulcérations du larynx probablement syphilitiques,

une péricardite aiguë fibrineuse avec peu d'exsudats. ur normal. Rien dans les articulations.

Reins. — De volume normal, avec très fines granulations à la surface et.plus dures que le reste de l'organe. On distingue aussi quelques hémorrhagies légères. Au microscope, 4/6 parties de la substance corticale sont infiltrées par beaucoup de petites cellules; il y a quelques vaisseaux très remplis et très larges; des canalicules sans cylindres ou des canalicules très étroits et atrophiés. Un certain nombre de glomérules ont des capsules épaisses. Dans beaucoup, on trouve entre la capsule et les capillaires une grande quantité de cellules épithéliales qui remplissent la moitié de la cavité capsulaire. On trouve aussi quelques globules rouges. Dans le reste du rein, on voit quelques canalicules urinifères de ca:ibre normal : l’épithélium n’est pas épaissi et ils sont remplis d’albumine coagulable. Dans certains endroits, les canalicules sont complètement remplis de globules rouges : un petit nombre contiennent de nombreux globules de pus. Dans d’autres, on ne trouve que des cylindres hyalins ou des piobuies rouges et blancs en quantité moindre.

Dans beaucoup de canalicules, les cellules épithéliales sont très graisseuses. Quoique le stroma soit normal, on ne trouve presque pas de glomérules intacts.

Pyramides. — Dans cette région, les canalicules contiennent les mêmes éléments que ceux de la substance corticale. La tunique interne des artères rénales de moyen calibre est souvent hypertrophiée et sans multiplication de cellules nouvelles.

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