‹ Contribution à l'étude de Quelques Nouveaux Anthelmintiques (Chénopodium Tétrachlore de Carbone)Chapitre 19 sur 28 · LA, A · texte numérisé non relu

LA, A

chénopodium, donné à la dose de 4 ce. 5 chez l'adulte; elle aurait même paru la diminuer dans certains cas;

2° La diète préventive, qui, en théorie, devrait faciditer l'action du vermifuge en débarrassant l'intestin, ne facilite nullement cette action. Elle semble au contraire amoindrir l'efficacité et favorise hautement l'apparition des phénomènes toxiques en permettant l'absorption rapide du chénopodium ;

3° L'ingestion d'aliments pendant la durée du rails diminue d'une façon appréciable le pouvoir anthelminthique du chénopodium. | |

En résumé, on peut schématiser ainsi la manière dont doit être conduit le traitement. .

La veille, aucune restriction alimentaire. Pas de purgation.

Le jour du traitement, on fait absorber au malade le chéno: podium en trois doses fractionnées, données de deux heures en deux heures. La quantité totale ne devra pas, sous peine de s'exposer à des accidents, dépasser : |

IV gouttes pour les enfants de 2'ans,

XV gouttes » de 6 à 8 ans, XXV gouttes ». de 10 à 12 ans, XXX gouttes » de 12 à 15 ans, . XL gouttes pour les patients de 15 à 20 ans, XLV à L gouttes Dares de 20 à 50 ans, XL gouttes a au-dessus de 50 ans,

en capsules de gélatine dure. Chez les enfants, on pourra faire absorber le médicament dans une cuillerée à café de sucre pulvérisé. De cette façon, on supprime la sensation d’amertume que l’on a reproché au médicament de laisser dans la bouche. Deux heures après la dernière dose, on pourra administrer une purgation constituée par 30 grammes d'huile de ricin ou une purgation saline. Bien que cette pratique ne soit pas indispensable, en raison de la constipation que provoque le chénspodium, on aura souvent à y recourir.

Avec les doses ci-dessus indiquées, le patient ne doit pas éprouver de:symptômes désagréables. Si, par hasard, il se produisait quelques troubles auditifs après l'ingestion des

- premières capsules, on devrait suspendre la médication. Si des symptômes plus graves se manifestaient, une purgation saline serait indiquée.

On peut recommencer ce traitement quelques jours plus tard. En maintes circonstances, Bishop et Brosius l’ont répété. à trois jours d'intervalle sans fatiguer le malade. |

Nous signalerons ici, laissant au lecteur le soin de l'apprécier, la technique inventée et adoptée par Kantor pour administrer cet anthelminthique dans le traitement de l'aukylostomose. Dans l'esprit de son inventeur, ce procédé avait pour but d'utiliser au maximum la quantité du remède ingérée, en évitant son épuisement dans les parties supérieures du lractus digestif. et la déperdition d'énergie consécutive. Kantor proposa d'introduire le chénopodium, au moyen d'une sonde, au siège même du parasite, dans le duodénum. La méthode compons quatre temps : |

1° Introduction de la sonde dans le duodénum. Trois. ie

environ sont nécessaires pour que. l’extrémilé franchisse le .pylore. On est prévenu que le passage s'est effectué, lorsque l'on ne peut plus retirer par aspiration une petite quantité d'eau versée par la sonde ;

2° Injection de Fuite de chénopodium à travers la sonde. Kantor en donne 3 cc. ;

° Six minutes plus tard, on introduit par la même voie 60 ce. d'une solution de sulfate de magnésie ; cui

4° On retire la sonde. no

Kantor, qui aurait pratiqué ce traitement sur plus se 200 personnes, en est très satisfait.

Les résultats seraient supérieurs à ceux que l’on obtient avec. des doses fractionnées administrées en capsules.

Il prétend qu'au lieu d'une moyenne de guérisons de 34 p. 100 obtenue avec un premier traitement per os, il aurait atteint le chiffre de 80 p.100 par le premier traitement avec le tubage.

Bonnel 3

Ste

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