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contre les mâles, les femelles montrant une résistance parliculière.
% Action sur les strongyloïdés — On a prétendu que le chénopodium était efficace contre ces DerReuese Mais, en réalité, aucune preuve e évidente de cette assertion n'a été fournie. Gerlains pensent que cet effet est dû davantage à la purgation qu'à l’anthelminthique et ils signalent à l'appui de leur thèse que dés purgations salines administrées seules ont donné des résul-
‘lats semblables.
3° Action sur les ascaris. — L'huile de chénopodium possède une action très marquée sur l'ascaris lumbricoïdes, pour lequel elle a réellement la valeur d’un spécifique. D'ailleurs, comme nous. l'avons déjà dit, € ’est contre ce parasite qu’elle a d'abord été utilisée, et dès les débuts son efficacité extrémeavait fait l'étonnement des expérimentateurs. Nous n'avons pas sur ce sujet que des renseignements approximatifs basés sur de vagues impressions. La question a élé étudiée sérieusement et les rapports démontrent nettement que les ascaris répondent plus rapidement encore à ce traitement que les ankylostomes et qu'une guérison complète est plus facilement obtenue. Cette action du chénopodium sur Les ascaris a une importance capitale dans la lutte contre l'uncinariose, et voiei comment : L'infestation par l’ascaris est exlrêmement répandue dans les contrées tropicales, et la plupart des ankylostomiasés sont également porteurs de cet aulre parasite. Or, l'expulsion des ascaris par le médicament a, sur l’iudigène qui peut les voir, un effet psychique bien plus grand que l'expulsion des ankylostomes
dontilne peut constater la présence à un examen superficiel;
ct cet effet psychique entre AU beaucoup dans l'accueil qu'il feva au traitement.
4 Action sur les oxyures.— D'après certains auteurs; l'huile de chénopodium serait également très active dans l'oxyurose.
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5 Action Sur le$ trichocéphales. -— Le chénopodium semble n avoir qu'une aclion très minime à l'égard de ce ver. Sur 50 cas où le trichocéphale coexislait avec l'ankvylostome et l'ascaris et où cet anthelminthique amena une disparition complèle des deux derniers parasites, l'examen des selles continua à révéler là présence des œufs de trichocéphale. D'ailleurs, la constatation de ce ver dans les selles d’un sujet traité par le chénopodium est exceplionnelle. On cite cependant le cas d’une femme qui expulsa 30 lrichocéphales après un premier traitement avec ce médicament, 5 à la Suite d’un second traitement et 1 seul après le troisième. ‘
6° Action sur lés tænias. — Ce point mériterait de plus amples recherches, car dans les pays où le chénopodium fut particulièrement expérimenté et où les résultats des traitements on! été recueillis, interprétés et communiqués avec le plus de soin, le {ænia est un parasite rarement hébergé par les habitants. Cependant, dans les quelques cas qui on élé rapportés, le chénopodium s’est montré efficace.
Des investigations ont également été faites avec ce Médicament, en vue de déterminer son action sur les amibes et autres protozoaires du tube digestif. Nous n'avons pas à en envisager les résultats qui n’entrent pas dans le cadre de notre travail. D’ailleurs, ces expériences sont de date récente et il existe entre les auteurs de grandes divergences sur les constatalions.
En résumé, nous pouvons conclure que le mode d’administration de l'huile de chénopodium est simple et ne peut rencontrer que peu d'objections de la part du patient dont elle ne dérange pas le régime alimentaire et ne bouleverse en rien le genre de vie habituel; que son ingestion, surtout avec les doses modérées que l’on emploie actuellement, est suivie de beaucoup moins de
troubles que celle du thymol; qu'il peut êtré donné à des intervalles plus rapprochés que ce dernier, amenant plus rapidement la guérison; qu'il est d'une efficacilé remarquable contre l'as-
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caris et beaucoup plus actif que le thymol contre l’ankylostome ; enfin qu'il n’est pas toxique à dose thérapeutique.
Nous indiquerons encore un autre avantage que le chénopo dium a sur le thymol. Son prix, du moins en Amérique, est à peu près semblable à celui de ce dernier anthelminthique, et comme les traitements successifs que peut réclamer une guérison complète peuvent êlre plus rapprochés avec le chénopodium qu'avec le thymol, le traitement est finalement moins coûteux avec le premier qu'avec le second. Cette différence de prix est d'autant plus sensible que l'huile de chénopodium nécessite ordinairement un nombre de traitements moindre que Le thymol. :
À ceux qu'effraieraient les accidents survenus dans les débuts, nous répondrons que ce n'est pas sur les essais qu'il faut juger d'un médicament, mais sur sa façon de se comporter une fois que sa posologie et la technique de son administralion sont fixées.
Le principal et peut-être le seul reproché que l’on puisse faire au chénopodium est la difficulté que l'on a à s’en procurer en France. Mais cet inconvénient est facilement remédiable et n’existera plus le jour où l'on aura: entrepris la culture de la plante dans nos colonies.