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Fig. 41. — Cephalotaxus de Saint-Guilhem.
a, dessin d’une inflorescence très contractée ; on remarque la ramification développée à l’aisselle de 8 ; b, diagramme de cette inflorescence. L’axe À, porte des feuilles (:, 8, F,, F,, .…) à l’aisselle desquelles se développent des axes d'ordre 3 (1,, 1, 1,,..). Ces derniers sont généralement très réduits, portant chacun deux ovules (1, 2 - 3, 4 - 5, 6...). Celui qui a pour bractée la préleuille 6 est plus développé. Il porte plusieurs feuilles (pr, pr’, fa; fo, fa), dont certaines (pr’, f) sont transformées en sporophylles ; d’autres (pr, f, f,) servent de bractée à un axe de quatrième ordre (J',, La, l’a). J', porte deux ovules (1,2); 1’, et l’, n’en portent qu’un chacun (37, 4):
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gènes permettent de passer d’une organisation très ramifiée, observée chez le Cephalotazus de Saint-Guilhem, représentant une inflorescence de cônes, à une structure beaucoup plus simple, homologue d’un seul cône. On reconnaît qu’un cône a pour origine une structure complexe, aux bractées stériles, dont il est pourvu à la base (fig. 36), tandis que les cônes origi-
e =. h LA
Fig. 42. — Schémas montrant les processus de transformation d’un ensemble ramifié du type Cephalotaxus de Saint-Guilhem. Les axes A, deviennent uniovulés (b) ; la fonction sporogène est assurée ensuite par les feuilles de À, (c) : ces derniers axes, porteurs de plusieurs ovules (d) se réduisent ; en e, il n’y a plus que deux ovules sur À, ; en f, plus qu’un; ensuite, la fonction sporogène est assurée par les feuilles de À, (g). Finalement, on aboutit à la structure h, fleur femelle, au sens classique, qui est celle que l’on trouve chez Juniperus oxycedrus. |
nellement simples n’en ont pas (4,, fig. 35). On peut rapprocher ces faits de ceux qu’on observe chez les Angiospermes, où la présence, à la base, de fleurs solitaires, de bractées (préfeuilles) multiples, révèle également très souvent une origine « inflorescentielle » de la fleur (exemple : Loganiacées), ainsi que l’a signalé L. EMBErGEr.
Tenons compte maintenant de l’existence de plusieurs étages de floraison que l’on rencontre dans l’inflorescence du Cephalotaxus de Saint-Guilhem
dans le cas schématisé (fig. 38), les processus de réduction et de transfert n’interviennent que dans un seul étage de floraison. Or ces phénomènes peuvent se dérouler simultanément dans plusieurs. C’est ce que l’on observe dans l'exemple de la figure 39, où les deux étages, déjà très transformés, sont séparés par deux feuilles stériles (fst), restes du bouquet foliaire qui se trouve normalement en dessous de l’étage supérieur. Dans le cas schématisé figure 40, il ne reste plus qu’une feuille stérile. La composition étagée de l’ensemble est parfois masquée. On peut alors la déceler par un échelonnement très marqué de la floraison dans le temps : celle-ci est centripète, par étages. Au moment où les ovules doivent être fécondés, le micropyle est porteur d’une petite goutte de liquide. Or, dans les cônes normaux, au même moment, tous les ovules en sont munis ; par contre, nous avons trouvé certains ensembles, du type schématisé (fig. 41 a, b), dans lesquels les ovules de la partie supérieure étaient encore démunis de goutte micropylaire, alors que ceux de la partie inférieure en étaient pourvus. Ce détail montre, nous semble-t-il, le caractère complexe de l’ensemble, qui appartient à deux étages de floraison.
6. — Les appareils reproducteurs femelles de Cryptomeria et Cunninghamia (Taxodiacées).
Nous avons constaté dans ces genres une homologie parfaite, normale, entre structures mâles et femelles. Nous avons déjà indiqué sommaire-
Fig. 43. — Crypiomeria japonica.
a, inflorescence mâle. À, est l’axe du cône & dont les trois premières feuilles (x, 5, 3) sont stériles, alors que les supérieures (msp) sont fertiles; b, un cône femelle. Les axes 4, sont très réduits et portent des feuilles stériles (fst) et des ovules (Msp). On voit que l’organisation des deux ensembles est rigoureusement superposable.
Tous deux sont terminés par un bourgeon végétatif (be).
ment, plus haut, la structure de l’appareil mâle de Crypiomeria japonica (L.) D. Don (p. 19 et fig. 43 a).
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Dans lappareil femelle (fig. 43 b), l'axe du cône A,, terminé, lui aussi, souvent par un bourgeon (be), porte des feuilles (br) à l’aisselle desquelles se développe un ensemble composé, comme l’ont montré les travaux d'HAGERUP, d’un rameau secondaire (4,) portant jusqu’à 10 feuilles, parmi lesquelles les deux plus basses représentent les préfeuilles à et B, les abaxiales étant stériles (fst) et concrescentes en « ligule », les adaxiales étant fertiles (Msp), portant un macrosporange ; ce sont des ovules.
Chez Cunninghamia sinensis R. Br., l’organmisation est exactement identique.
Les structures mâles et femelles sont donc rigoureusement homologues chez ces deux espèces.