Les Ombelliflores
Des processus très comparables peuvent être observés chez les Araliacées. Ainsi, ULRICH a
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Fig. 82 A. — Hedera helix.
À, dessins montrant la réduction progressive des inflorescences tertiaires (2) et secondaires (7,) jusqu’à l’obtention d’ombelles uniflores.
a, inflorescences secondaires (Z) et tertiaires (Z,) bien développées.
b, les inflorescences tertiaires sont réduites ; Pune est biflore (fa, flb), l’autre est uniflore (fla').
c, les inflorescences tertiaires sont toutes deux uniflores (fla, fla').
d, les inflorescences tertiaires ont avorté ; l’inflorescence secondaire (Z) est normale.
e, l’inflorescence secondaire {1,) est réduite à une ombelle tétraflore.
f, il ne subsiste plus que trois fleurs (N'1 Na ft) à l’inflorescence secondaire.
£&, Certaines fleurs (f,, fl, fl:) de l’inflorescence peuvent être considérées comme des ombelles uniflores.
observé chez Hedera helix L. des inflorescences tendant vers l’ombelle simple (fig. 81).
«Un curieux échantillon, dit cet auteur, présentait un involuere et un collier de pièces folia-
cées sous chaque fruit ; Fe — fu
ces pièces occupaient la fa AN A RN
place des autres rayons de fi # ù fiadfialt | flb fl
lombelle dans l’inflores- fs | efi4 an fs S're 19), éatx
cence normale. » En réa- fl (On F8
. » CET 1 e fl
lité, ces pièces n’occupent NA CN 4 “ Te É Ë ‘le fla”
pas la place assignée par cet auteur, mais sont les a b bractées exceptionnellement développées de
rayons avortés. En somme, Ya LG nous avons ici une struc- TeFie °.\: CE f fs ture qui ressemble beau- ile cu dE p C ne p coup à l’inflorescence ‘° RAS A RO 2 d’Echinops, plus particulièrement à celle qui a été DAC 1 Tan k observée par FEDOROv. FAARENS ie
On peut saisir, dans les C d inflorescences normales du Lierre, des structures qui :. fs confirment cette interpré- es PTT tation. On sait que l’inflo- d en fl fl2\ fs 1 À ol rescence d’AHedera est com- 4flält }h fefe 7 (; fl qe posée d’ombelles groupées fls > e, À D, en grappe définie, plus ou ° (9) 8, ee moins ramifiée. Au voisi- fat nage immédiat de l’om- g belleterminale, nous avons €
pu observer les termes de passage entre les ombelles secondaires et tertiaires multiflores et la fleur solitaire. Ainsi, dans les schémas a (fig. 82 À et 8 B), à l’aisselle d’une bractée (f,) f fs pr RTS TT PA très rapprochée des brac-
À Fig. 82 B.
tées florales (En fa ….) de B, diagrammes correspondant aux dessins de À, l’ombelle terminale, on (Les lettres / représentent des feuilles ; fl, des fleurs;
trouve une ombelle secon- /! inflorescence terminale.)
daire (Z,) multiflore bien
développée ; la préfeuille « du pédoncule de celle-ci axille une ombelle tertiaire multiflore (Z,). Dans les schémas b (fig. 82 A et 82 B), cette ombelle
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tertiaire (Z,) développée en « est seulement biflore (fla et flb). Elle peut devenir uniflore (fla), ainsi que cela est représenté dans les schémas c (fig. 82 À et 82 B). Dans ces deux derniers cas, la préfeuille 6 est elle-même fertile et sert de bractée à une ombelle uniflore (fla’). Mais il peut arriver — schéma d (fig. 82 À et 82 B) — que les deux préfeuilles (x et &) de l’axe de l’ombelle secondaire soient stériles. Cette ombelle secondaire peut présenter un nombre de fleurs de plus en plus réduit, comme on le voit dans le schéma e (fig. 82 A et 82 B), où elle est devenue tétraflore ou même triflore (schéma f). Dans le cas extrême, l’ombelle est uniflore. Elle ne peut pas alors être différenciée des fleurs de l’ombelle terminale, dans laquelle elle se comporte comme si elle en faisait normalement partie dès l’origine. Exceptionnellement, dans les anomalies décrites par Urricx et lorsque l’ombelle secondaire, réduite à une fleur, est plus ou moins séparée de l’ombelle terminale (fig. 82 À et 82 B, g),
la distinction est possible.
DRE, Il est également intéressant de rapprocher la struc- Fig. 83. — Oreopanax nymphaeiolium : diagramme
d’une inflorescence ; à l’aisselle des bractées (br;, br,.…..) ture anormale signalée Les se développent des capitules élémentaires constitués ULRICH chez Hedera de celle
de deux ou trois fleurs (f, fl, fl;) munies de leurs qui existe normalement chez
préfeuilles (pr) et dont les bractées sont les premières - su
feuilles (x, B, f) de 4,: la quatrième feuille (f,) est certaines ombellifères. On
stérile. sait que, dans cette famille,
les inflorescences sont très souvent des ombelles d’ombelles. Dans certains cas rares, Chez Lagæcia, par exemple, les ombelles secondaires sont réduites à une seule fleur. L’involucre trifolié de ces ombellules a subsisté, trahissant leur vraie nature. Comme on le voit, l’inflorescence normale de Lagœcia est identique à l’inflorescence anormale de Lierre, décrite par Uzricn. Elle ressemble beaucoup au capitule «anormal» d'Echinops observé par FEDoRov.
Ces phénomènes de contraction et de réduction ont lieu aussi normalement chez une autre Araliacée : Oreo panax nymphæifolium Dche. et Planch. (fig. 83); les fleurs, sessiles, sont groupées en inflorescences composées de capitules. Ceux-ci sont construits comme ceux que nous avons observés chez Mikania, à cette différence près que les fleurs sont ici munies de
leurs 2 préfeuilles. Chacun des capitules élémentaires est axillé par une bractée (br;, br...) ; pour les inférieurs, les bractées sont les 2 préfeuilles de 4,. Chaque capitule est constitué, en général, par 3 fleurs (#4, fl», fla) se développant à l’aisselle des 3 premières feuilles (+, 8, f,) de son pédoncule très réduit (4,); la quatrième feuille (f,) est stérile. Parfois même, comme chez Mikania, le capitule élémentaire est constitué par 2 fleurs seulement ; c’est le cas de celui-qui est développé à l’aisselle de br; (fig. 83): ses fleurs (f4-f4) sont axillées par les 2 préfeuilles + et 8 de l’axe 4, du capitule ; les 2 feuilles suivantes (f,-f,) sont stériles, comme chez Mikania.
Ainsi l’inflorescence d’Oreopanax reproduit exactement l’inflorescence de Mikania, mais elle est beaucoup plus contractée, capituliforme.