LÉ PO
Fig. 156. — Paracyathium d’Excæcaria acerifolia ; en b, son diagramme.
cette fleur axillaire occupe done le sommet d’un axe A,. Cet axe À; porte 2 préfeuilles. A l’aisselle de chacune d’elles se développe un axe 4, terminé par une fleur mâle normale trimère, Ces axes À; portent d’un seul Côté — au moins dans le cas étudié — un axe À, terminé par une autre fleur mâle. L'ensemble, développé à l’aisselle de la bractée portée par À,, est donc constitué par une petite cyme bipare passant à une cyme unipare. L’étude que nous avons faite sur les inflorescences dans un chapitre précédent nous incline à penser que ce début de cyme unipare est scorpioïde.
Mais ce petit ensemble est particulièrement intéressant du fait que la fleur terminant l’axe A, de cette inflorescence est femelle, alors que les fleurs suivantes, axillaires, sont mâles, c’est-à-dire que nous y avons une organisation paracyathiale. Insistons, au passage, sur le fait que ces fleurs mâles sont, en général, normales, c’est-à-dire constituées par 3 pièces périanthaires alter-
nant avec 3 étamines. ® Excæcaria acerifolia présente des faits semblables. TX,
Nous reproduisons sur le ES diagramme (fig. 156 b) ce que @ &) CD) nous y avons observé. Une fleur C9 3 8 terminale femelle flanquée, en + NES C et 6, de 2 fleurs mâles, l’une constituée par 3 étamines, alternant avec 3 pièces périan- QE 7) thaires, l’autre par 4 étamines à périanthe trimère. Le schéma Fig. 157. — Diagramme d’un paracyathium d'Homaqui reproduit un de ces en- CAES sembles (fig. 156 a) montre bien que cet ensemble paracyathial est très contracté. Dans ce paracyathium comme dans celui observé chez Sebastiana longispicata, les fleurs mâles sont normalement périanthées.
Nous avons vu des faits identiques chez Maprounea brasiliensis St. Hil., chez Homalanthus populifolius R. Grah. (fig. 157), etc.
Passons maintenant à l’étude de Gymnanthes lucida Swartz. Ici encore, nous sommes en présence d’un ensemble constitué par une fleur femelle terminale et par des fleurs mâles axillaires (fig. 158, 159). Mais des différences existent, résidant d’abord dans le fait que la fleur femelle est portée par un long pédoncule. Sur ce pédoncule, un peu au-dessus de la mi-hauteur, il y a 3 pièces (fig. 160), tantôt disposées sur un seul cycle, tantôt placées à des hauteurs différentes. Ces pièces sont toujours de tailles différentes. Au-dessus d’elles, portés par le gynophore, se trouvent 3 carpelles. Il nous a été possible, parfois, d'orienter les éléments de la partie femelle et de constater ainsi que les 3 carpelles étaient orientés comme dans les fleurs femelles de Sebastiana longispicata et d’Excæcaria acerifolia, c’est-à-dire que l’un des carpelles était adossé à la bractée axillante. Les 3 pièces, dispersées sur À, ou réunies en cycle, sont alternicarpelles. À notre avis, cet ensemble correspond à une fleur femelle périanthée, mais dont les pièces du périanthe seraient plus ou moins dispersées sur l’axe et dont l’ovaire serait porté par un gynophore. En définitive, nous aurions une fleur femelle moins contractée que dans les cas précé-
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demment étudiés; mais une autre différence existe encore entre Gymnanthes
lucida et Sebastiana longispicata-
Excæcaria acerifolia : chez Gymnanthes,
les fleurs mâles, flanquant la fleur femelle, ne présentent plus un périanthe
(eo)
Gus