‹ Contribution à l'étude de quelques structures florales (Essai de morphologie florale comparée)Chapitre 42 sur 57 · PR, S · texte numérisé non relu

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Fig. 205. — Passage de la fleur normale des Liliiflores à la fleur nue, par avortement des étamines axillaires et transfert de la fonction sporogène aux tépales. (Inspiré d'EMBERGER.)

tion des tépales, comportant le transfert de la fonction Sporogène de l’étamine à son tépale sous-jacent (axillaire). Ceci a été constaté par L. EmBer- GER chez Colchicum autumnale L : une étamine s’atrophie, tandis que son tépale devient pollinifère (fig. 204). Tout se passe suivant le schéma général que nous avons décrit en détail dans le glomérule mâle de Cephalotaxus. L. EMBERGER a trouvé des fleurs de Colchiques à périanthe formé de 3 tépales et androcée hexastaminé, les 3 tépales internes étant plus ou moins complètement à l’état d’étamines (fig. 205 b).

Si la staminisation s’étendait à tous les tépales, le résultat serait une fleur nue, à périanthe « avorté » (fig. 205 c).

30 La disparition du gynécée et la réduction numérique des étamines sont des phénomènes fréquemment observés, en particulier chez les Saururacées (p. 131) et chez les Euphorbiacées, pour ne citer que deux exemples.

La fleur des Lilüflores a donc parfaitement pu être formée à partir d’un système ramifié, et son périanthe édifié avec des bractées pétaloïdes.

Dans notre démonstration, le point de départ a été la fleur d’AJlium dont les tépales axillaient des fleurs secondaires. Celles-ci peuvent, elles-mêmes, déjà avoir été le résultat des phénomènes précités.

Ainsi, d'étage en étage, l’inflorescence s’achemine, par des étapes successives, jusqu’à la fleur unique solitaire. Le tout

Fig. 206. — Schémas montrant l’origine possible d’une fleur mâle à trois étamines et trois tépales (0), à partir d’un ensemble de cauloïdes du type Asteroxzylon (a) ; la condensation des cauloïdes aboutit, en e, à la formation d’étamines ; les contractions se poursuivant, on aboutit à des fleurs mâles périanthées (d) ; on assiste ensuite au transfert de la fonction pollinifère (e), processus dont le résultat est la fleur nue (/) ; la condensation 0 et la simplification de ces fleurs aboutissent à des fleurs mâles périanthées (1), identiques à celles du stade d. Les mêmes processus (transfert de la fonction pollinifère, contractions, simplifications) interviennent et on aboutit à la fleur unique terminale (n, 0).

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premier point de départ — qui se perd dans la nuit des temps — a pu être un état très ramifié d’étamines solitaires, axillées, elles-mêmes à l’état d’organes doublement dichotomes à fourches monosporangiées (fig. 206).

D’après ce qui précède, le périanthe de la fleur des Monocotylédones

Fig. 207. — Laurus nobilis.

a, fleur mâle normale ; b, fleur mâle dont trois étamines du cycle extérne sont transformées en tépales.

(type Lilüflores) serait donc formé par des bractées axillant des fleurs monostaminées, non d’origine staminale comme certains auteurs l’ont admis (cf. EMBERGER chez Colchicum, loc. cit.).

Nous avons trouvé des exemples où l’origine staminale de la corolle

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