‹ Contribution à l'étude de quelques structures florales (Essai de morphologie florale comparée)Chapitre 51 sur 57 · À propos de méiomérie · texte numérisé non relu

À propos de méiomérie

Jusqu'à présent, lorsqu'ils étudiaient la fleur d’une espèce, les morphologistes, à la suite d'ErcHLer, se préoccupaient surtout du cas le plus fréquent ; celui-ci est appelé normal, les autres étant considérés comme tératologiques. Pour notre part, nous avons essayé d’étudier tous les plans floraux que l’on peut rencontrer dans une espèce déterminée. Nous étions convaincu que l’on doit y trouver, avec l’annonce de structures nouvelles, les restes de structures passées ; qu’un type floral n’est pas forcément

lié à un seul plan, mais

A EN peut être divers, comme ON 0 une sorte de famille par T7 enchaîinement. Exami-

nons, par exemple, les fleurs de Cornus mas L.

ce 3 On sait que l’inflores-

Sese 0 (0) o Lo/ Ke G cence de cette espèce | | EN | est composée d’un en- 5 ; :

Re f n 2 # PIN semble très contracté 0 KL de petites cymes, en-

ni

touré d’un involucre important, un peu coloré, et qui, dans certaines espèces (C. floridaL., C.suecicaL., par exemple), peut devenir pétaloïde. Les fleurs sont densément fixées sur un réceptacle com- Fig. 245. — Cornus mas : divers processus du passage delafleur MUN. La multiplicité tétramère (0) à la fleur trimère (A). des pédoncules floraux, naissant sur une petite surface, rend très difficile, sinon impossible, l’orientation des diagrammes floraux.

D'une statistique portant sur plusieurs milliers de fleurs, il est ressorti que 78 p. 100 des fleurs sont tétramères, 18 p. 100 sont trimères. Le reste, soit 4 p. 100, représente des fleurs de mérie supérieure ou inférieure, ou bien des fleurs tri- ou tétra-mères présentant des anomalies.

Prenons donc une de ces fleurs tétramères (fig. 245 O) comme point de départ.

Certaines de ces fleurs présentaient une soudure plus ou moins accentuée de 2 pétales (fig. 245 A) ; parfois même les 2 pétales n’en formaient plus qu’un, plus large que les pétales normaux, ou sensiblement identique (fig. 245 À).

Au stade À,, nous avons une fleur à 3 pétales et 4 étamines. Une des

étamines est oppositipétale (1), les 3 autres alternipétales. Que l’étamine oppositipétale avorte, et nous aurons finalement une fleur trimère (fig. 245 R). On en trouve assez fréquemment qui ont un pétale plus large que les deux autres (fig. 245 A,). Parfois, devant ce pétale plus important, il y à un staminode, parfois rien.

Mais ce processus d'évolution de la fleur tétramère vers la fleur trimère n’est pas le seul que l’on puisse observer.

Nous en avons découvert plusieurs autres. Dans certains cas, en effet,

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