Chez les Préphanérogames et les Gymnospermes
1° Le rameau court mâle de Ginkyo est une inflorescence en grappe, et les chatons constituent les « fleurs ». L'ensemble est exactement homologue d’une inflorescence mâle de Cordaïte.
29 Le glomérule mâle de Cephalotaxus est une inflorescence en grappe très contractée dont les fleurs deviennent de plus en plus réduites au fur et à mesure que l’on monte le long de l’axe principal. Vers le sommet, celles-ci avortent, et leurs bractées, auxquelles la fonction pollinifère a été transférée, constituent une fleur terminale.
3° L’inflorescence mâle de Juniperus drupacea est identique à celle de Cephalotaxzus, à ceci près que, le plus souvent, l’axe principal s’arrête dans son développement, après avoir donné naissance à un nombre plus ou moins important de fleurs. Exceptionnellement, sa partie apicale est constituée comme celle des glomérules de Cephalotaxus.
40 Le rameau court femelle de Ginkyo est homologue du rameau mâle de cette espèce, mais plus contracté. A la base, parfois les axes À, des fleurs femelles sont bien développés, comme chez les Cordaïtes et certaines Gymnospermes fossiles (Lebachia) ; plus haut, les axes À, sont réduits presque à zéro, comme c’est le cas chez la plupart des Conifères vivants ; ils portent un nombre réduit de sporophylles femelles (pédoncules ovulifères), en général une seule.
50 L’inflorescence femelle des Cephalotaxus est très polymorphe. Elle est plus ou moins ramifiée. Une étude détaillée permet d’assister au transfert des fonctions reproductrices assumées par des feuilles d’un axe déterminé aux feuilles d’un autre, d’un ordre inférieur, transfert qui est l'expression du mécanisme réducteur, de la simplification de l’inflorescence pour conduire celle-ci au stade floral.
6° Les ensembles mâles et femelles de certaines Gymnospermes (Cryptomeria, Cunninghamia, par exemple) sont exactement homologues. Cette homologie est soulignée par l'existence de cônes hermaphrodites de
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Cupressus, dans lesquels une fleur mâle (cône mâle) se développe à la place des ovules axillaires portés sur un axe À, très réduit.
70 L’étude des cônes androgynes de Picea morinda synthétise toutes les homologies que l’on peut établir entre les organes reproducteurs des Gymnospermes. ,
8° La comparaison très suggestive des diverses structures décrites par HaGeruP chez les Juniperus (cônes femelles) avec la structure décrite chez Cephalotaxus (mâle et femelle) confirme l’opinion du savant danois concernant la structure et la phylogenèse des cônes femelles de Juniperus.
90 Il est vraisemblable que des «fleurs » d’Angiospermes ont pu se différencier à partir d’ensembles reproducteurs du type Gymnosperme, ainsi que l’ont décrit Hacerur et L. EmBERGER. Ceci nous semble particuhièrement clair pour le gynécée des Primulacées, lequel, dans les cas tératologiques, reproduit les diverses structures qui expriment la phylogenèse des Gymnospermes.
10° L'étude des sommets des fleurs mâles de Cephalotaxus suggère une origine possible de l’étamine peltée, par concrescence de plusieurs étamines normales.