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dant dans le premier que dans le second. Comme le pense Rudolf, il faut donc ne parler d’acidose que s’il y a rétention chlorée globulaire avec, comme corollaire, augmentation du rapport globulo-plasmatique.
Schwartz et Schmidt, de même, concluent à l’acidose quand il y a augmentation du chlore globulaire.
Rathery et Derot, au contraire, ne considèrent pas l'élévation du rapport chloré comme indice certain d'intoxication acide.
Paget et Langeron, enfin, soutiennent que ce rapport dépend de l’état d’acidose ou d’alcalose des tissus.
Là encore, les avis sont partagés.
Ambard et Schmidt, d’une part, émettent la conclusion suivante : l'élévation du rapport erythrocytoplasmatique est le véritable critérium de l’acidose.
Rathery, Henri Bernard et Rudolf, d'autre part, signalent des rapports au-dessous de la normale sans acidose.
Bernard Lenormand et Merklen ont pu constater 5 cas d’acidose sans surcharge chlorée des hématies et un cas de surcharge chlorée des hématies sans acidose. Ils pensent que souvent « il n’existe aucun parallélisme entre la diminution de la réserve alcaline et l'élévation du rapport ».
On ne peut cependant considérer l’abaissement de la réserve alcaline comme un test sûr d’acidose ; Lenormand en émet l’opinion dans sa thèse.
De plus, en cas d’acidose gazeuse, Labbé et Nepveux, en particulier, ont trouvé une réserve alcaline très élevée à 109 vol., coïncidant avec un pH abaissé à 7,20. Ceci démontre clairement la divergence qui peut exister entre la valeur du pH et de la chlorémie, d’une part, de la réserve alcaline, d’autre part.
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Si l’augmentation du rapport chloré globuloplas: matique n’est pas un test certain d’acidose, il n’en demeure pas moins que l’acidose a le plus souvent comme corollaire l’augmentation du rapport chloré. Comment, dès lors, interpréter l’hyperchloruration globulaire et l’acidose ?
La théorie anglo-américaine de Doïsy Eaton, Van Slyke, accorde au chlore globulaire un important pouvoir tampon. Le globule rouge, réservoir de bases, renferme des cathions qui ne peuvent entrer ou sortir du globuie. La membrane globulaire reste au contraire perméable aux anions.
Quand il y a acidose, l’acide pénètre dans le globule, entre en combinaison avec les protéines, les cathions ainsi mis en liberté, ne pouvant sortir du globule, font appel au chlore plasmatique pour les saturer.
La théorie de Ambard met en évidence l’importance de la rétention d’un acide, si faible soit-il, dans la décomposition du chlorure de sodium en sodium et chlore.
Le sodium se transforme en CO3NaH, le chlore donne de l’acide chlorhydrique qui se fixe sur les tissus. La surcharge en acide chlorhydrique entraîne une hyperventilation pulmonaire avec départ d'acide carbonique et une baisse de la réserve alcaline, avec accentuation de l’acidose.
S’il y a hyperchlorémie, l’acide chlorhydrique formé sera plus abondant, la surcharge acide plus marquée, la ventilation pulmonaire plus intense et la chute de la réserve alcaline plus prononcée.
Ainsi, le chlore jouerait un rôle important dans l'équilibre acide base des tissus.