‹ Contribution à l'étude de quelques troubles humoraux (Chlorémie et équilibre Acide base) dans les états maniaques, mélancoliques et anxieuxChapitre 19 sur 40 · LATE À | AE · texte numérisé non relu

LATE À | AE

À son entrée dans le service de neuropsychiatrie, ce malade présentait une autoexcitation légère, le syndrome maniaque n’était pas encore constitué au Complet. La mesure du pH à ce moment donna le chiffre de 7,34. Huit jours après, au moment d’une agitation psycho-motrice importante avec constitution au complet d’un accès de manie aiguë le pH était à 7,10.

Le malade est alité : l’agitation cède. Une mesure du pH faite trois jours après donne le chiffre de 7,41.

L’agitation reprend, le malade devient méchant, la fuite des idées s’accentue, le pH retombe à 7,28.

A son entrée, le tonus vagosympathique était à peu près normal. On pouvait cependant mentionner une légère vagotonie.

Pour des raisons d'ordre pratique, nous n’avons pu faire des dosages parallèles du chlore globulaire et plasmatique, aussi fréquemment que nous l’aurions désiré.

Dans la manie périodique, il semble donc qu’il existe au point du vue biologique, à côté des autres modifications, auparavant signalées, un trouble important de l’équilibre ionique du plasma sanguin et de la régulation chlorée.

Ce n’est d’ailleurs qu’à la lumière de ces modifications biologiques que l’on peut discuter et tenter d’expliquer les troubles que nous signalons.

Dans la manie aiguë, le métabolisme de base peut être dififcilement mesuré. Cependant, Obregia, Popéa et Giurgiu l’ont trouvé parfois augmenté, parfois diminué : ils n’ont d’ailleurs pas donné de précisions sur l’état du métabolisme dans les phases d’excitation ou les phases intercalaires.

La respiration serait régulière pour Dagonnet : Ritti et Régis insistent sur son accélération, Féré sur l’accroissement de l'amplitude des mouvements.

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