CROP
Chlorémie (méthode de Paget):
Chlore: plasmatique 222.0 ie meer 3,173
Chlore clou lire RER EEE ET EL 2,13
RADDOTE armee ue Dee Ne LUC ee Cie 0,56 Equilibre acide-base :
DD PR ee A AS PAS LCR 722
OBSERVATION XII
Mme M, placée par les soins de sa famille dans le service de neuro-psychiatrie pour céphalées et idées mélanco-
liques.
L'enquête sociale apprend que la malade appartient à une
famille de psychasthéniques anxieux.
L'épisode actuel est caractérisé par des idées tristes de culpabilité sur la mauvaise santé de son enfant, par un délire hypochondriaque avec céphalées, maux de ventre, brûlures dans tout l’hémicrane droit. Elle a l’impression de mourir, son cœur se ralentit. Ses bras, ses membres inférieurs se
refroidissent et deviennent violets.
Ces troubles, aux dires de la malade, seraient apparus après
un accouchement récent.
L'examen somatique ne met en évidence qu’une légère hypertrophie du corps thyroïde. Une chlorémie faite quelques temps avant la sortie de la malade donne les résultats
suivants (méthode de Paget):
ChloresplaS MAUR re Pere EEE 3,42 ChloreATIODUIAITE PAR CR ER ES 2,01 RAD POI LE Ten enen e UL NE EE R NRE 0,59
Après un mois de traitement tonique, la malade sort, guérie,
du service de neuro-psychiatrie.
OBSERVATION XIII
Mlle S..., 32 ans. Placement volontaire le 27 mai 1938, pour
tentative de suicide.
ct OBS
Italienne, ayant reçu une instruction élémentaire. Jusqu'en 1934, activité réduite. Depuis ce moment, comptable, insatisfaite de son travail, reproches personnels : elle tient mal sa comptabilité, elle est responsable de la mauvaise marche des affaires dans l’entreprise où elle est employée.
Depuis quelques semaines : idées d’indignité : n’est pas à sa place dans la société, devrait être en prison ; tentative de suicide par le gardénal et le permanganate ; puis se jette du 5° étage. Refus d’aliment.
Dans le service, malade calme, mais lenteur de l’idéation, lenteur de l'expression, pleurs, auto-excitation, culpabilité, sensation d’étrangeté, idées délirantes à thème triste. Période de mutisme. Etat stationnaire jusqu’au 12 juillet 1938 ; à ce moment, une chlorémie faite par la méthode de Paget donne les résultats suivants :
ChTore plasMALIQUEME NE EU NEC ER 3,01 Chlore telobu Aire EE ne eee 2,01 F2 D DOTE RNA PR PPS SRE AE else 0,57
Un traitement insulinique est institué ; il est fait jusqu’à soixante unités par jour.
La malade sort, guérie, le 17 juillet.
OBSERVATION XIV
Mme Lucienne L.…., âgée de 44 ans, présente des stigmates de la constitution émotive. À reçu une instruction élémentaire ; mariée à 25 ans, elle a eu 2 enfants.
Il y a deux ans, son mari, ayant présenté une pleurésie séro-fibrineuse, fut envoyé dans un sanatorium. À cette époque, sa fille, à son tour, fait une pleurite. Depuis ce moment, la malade s’agite : éréthisme psychosensoriel : illusions fréquentes visuelles et auditives, amaigrissement, insomnie, troubles vaso-moteurs au moment des périodes menstruelles, puis intermenstruelles.
À son entrée, asthénie mélancolique avec ralentissement du cours des idées. Idées de suicide, d’indignité ; inactivité.
Phénomènes vaso-moteurs nets : transpiration, palpitations, exagération rapide du rythme cardiaque à la moindre émotion. Le foie dépasse de un travers de doigt le rebord costal. La respiration est diminuée ; il existe de la constipation avec perte de l'appétit.
LC OURS
Un examen biologique donne les résultats suivants : Chlorémie( méthode de Paget):
Chloreypiasmatique ee IR EEE RAR 3,21 Chloretslobnlaire RAR RER ER 2,06 RADDOTE A PR TE te cree ne Re te nee 0,63 Equilibre acide-base :
pH légèrement abaissé......... SE LA à LA 7:29 Réserve akaline RE nr ent e 67 \ Sérine. 61,3
Protides : 90,4 Rapport : 2,1
! globuline... 29,1
Une série d’injections de cacodylate de soude fut suivie d’une légère amélioration psychique (les idées de suicide ont disparu), mais l’état mélancolique persiste ; la malade est mise à l'insuline : 20 unités par jour pendant 20 jours. Le traitement n’est suivi d'aucune amélioration.
OBSERVATION XV
M. C. B.., âgé de 29 ans, profession libérale. Célibataire, pas d’antécédents pathologiques si ce n’est quelques accès de paludisme.
Instruction secondaire, puis à la Médersa ; diplômé des langues orientales. De caractère inquiet, douteur, peu sûr de lui, pessimiste, aurait présenté, depuis deux ans, aux dires de son cousin, une nervosité excessive.
Le 27 septembre 1938, brusquement, éclosion de phénomènes anxieux. On veut l’arrêter, c’est une odieuse machination, il est « filé » par la police ; fugue.
A son entrée, accès de terreur anxieuse obnubilation, désorientation, agitation extrême. Idées de persécution avec désignation nominative. Pas de tentative de suicide, mais l’agitation est telle que l’on doit attacher le malade. Sécheresse de la peau, langue sèche, respiration normale.
Le 28 novembre 1938, un examen biologique donne les résultats suivants :
RTE
Chlorémie (méthode de Paget):
Chloresplasmatquenene- ENTRE er 3,44
Chlore Bo lou lAire PRE MR 1,43
RÉ ADPDO LEE ES Te LD Ces asie, 0,42 Phobies \ globuline... 24,2
sérine...... 58,8 Equilibre acide-base :
RéServeralca liner en nn ere 69 DNS EE en Re nn des enr + ou AN 7,18
Dans les urines, on trouve des traces d’acétone, mais pas d'acide diacétique ou boxybutirique.
Devant l’existence de cette hypochlorémie globulaire avec acidose, un traitement chloruré est institué :
4 injections intraveineuses de sérum hypertonique de 20 cc. sont faites du 30 septembre au 4 octobre.
Le 5, brusquement la température monte à 40°. La langue est sèche, pas de sputation, malade abattu, pas de délire onirique, idées de persécution persistent et désignation nominative revient, comme un leitmotiv.
Choc à l’électrargol : en 4 jours, la température tombe à la normale.
Le 12, l’état physique s’est amélioré, la menace de délire aigu est tombée, mais les phénomènes anxieux persistent aussi accentués qu’au début.
Un traitement par l'insuline est alors mis en œuvre : 20 unités par jour, tous les jours. Au bout de 8 injections, on peut constater une amélioration physique et psychique considérable.
Au 20° jour du traitement, l’anxiété a complètement disparu, le malade est très amélioré au point de vue physique. Le thème délirant s’est évanoui ; il persiste une petite lacune mnésique. La sortie du malade est envisagée. À ce moment, le pH est remonté à 7,28.
OBSERVATION XVI
Mme Alice P.. Mélancolie délirante, délire hypochondriaque. Malade qui, dès qu’on l’interroge, se plaint de troubles digestifs dont le début remonte à un mois et qui sont ap-
Did
parus progressivement. « Ils correspondent certainement au développement d’une tumeur. » Tous ses orifices sont bouchés, en ce moment ce sont les oreilles et ce sera bientôt au tour des narines. Aussi, la malade ne peut plus satisfaire à ses besoins journaliers. Les intestins s’infectent et son corps et son haleine dégagent une odeur désagréable. « Elle fait de l’urémie, d’où les troubles de la vue qui la conduisent à la cécité. » Elle ne peut manger et non pas par mauvaise volonté. Ce délire hypochondriaque est conté sur un ton monotone et triste ; le faciès de la malade est peu mobile. Son activité physique et psychique est considérablement ralentie et, de temps à autre, apparaissent quelques bouffées d’anxiété.
L'examen détaillé de cette malade ne permet de déceler aucun trouble évident au point de vue somatique. Au point de vue biologique, le taux d’urée est normal (0,31), le B.W. est négatif ; la formule leucocytaire et la numération globulaire sont normales.
Une chlorémie est faite le 14 juin et donne les chiffres suivants (méthode de Paget):
GChlore RD IASMATIQUER ER RE M en nle 3,b1 Chlôrekmichulaire er RER TER Ce 1,87 RADDOT rare RO SE TOR 0,53 LexpHMResteabaissé a RTE EE EE ETES 7,24
Devant l’abaissement léger du chlore plasmatique (3,51), un traitement chloré est institué : du 1% au 7 juillet, la malade reçoit 20 cc. de chlorure de sodium hypertonique en intraveineux, pro die.
L'alimentation est plus facile, mais l’état mental de la malade reste stationnaire, et le 12 juillet elle est internée à Blida-Joinville.
3° GROUPE : Etats mélancoliques et anxieux acquis
OBSERVATION XVII
M. Méher K.…., 41 ans. De nationalité russe, trouvé errant sur la voie publique en grand état de misère physiologique, hospitalisé le 30 juillet 1938.