‹ Contribution à l'étude de quelques troubles humoraux (Chlorémie et équilibre Acide base) dans les états maniaques, mélancoliques et anxieuxChapitre 9 sur 40 · MALTA · texte numérisé non relu

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chlore globulaire de 10 centièmes, une heure après in-

gestion ; au bout de deux heures, d’ailleurs, le retour à la normale a lieu, bien que le taux d’urée soit encore à 0,80 dans le sérum sanguin.

Donc, malgré la variabilité de l’apport chloré, la chlorémie demeure à un taux relativement constant, et Achard et Loeper ont pu, chez un animal, lier les deux uretères sans obtenir de modification sensibles de la chlorémie.

Léon Blum, étudiant d’abord et surtout le chlore plasmatique, pensa que celui-ci reflétait la teneur en chlore des tissus. Il n’en est rien, le chiffre du chlore plasmatique variant, en effet, selon qu’il y a hydrémie ou concentration sanguine.

C’est alors qu'Ambard, dosant le chlore globulaire, soutient que ses variations sont parallèles aux variations tissulaires. Les globules, par leur composition et leur richesse en protéines, se rapprochent de la composition des cellules de l’organisme et constituent même un véritable tissu.

Thiers, de même, affirme que quand il y a charge chlorée globulaire, il existe en même temps une chloropexie tissulaire, et Castaigne soutient que « l’excès de chlore globulaire ou de chlore total doit faire affirmer l’excès de chlore dans l'organisme, mais qu’en revanche il peut y avoir chloropénie sanguine tandis qu’il y a chloropexie tissulaire ».

Selon Rathery, « l’hyperchlorhydrie tissulaire, en général, et bulbaire, en particulier, peut être élevée alors que le taux de chlore globulaire est peu accru ou même abaissé ».

Henri Bertrand, Lenormand et Pierre Merklen pensent de même qu’il peut y avoir une complète discordance entre la surcharge chlorée des hématies et celle du bulbe en particulier.

Sans

Paget et Langeron, tout récemment, partant de leurs travaux personnels, font une étude en raccourci de la valeur de la chlorémie et pensent qu’il ne faut pas « voir dans le chlore globulaire un reflet du chlore tissulaire ».

L'école américaine, enfin, grâce à de nombreux travaux, arrive à cette conclusion que la presque totalité du chlorure de sodium de l'organisme est dissous dans le liquide intracellulaire et à la même concentration que le sérum sanguin.

Castaigne soutient, d’autre part, que l’augmentation du chlore plasmatique et globulaire, l’augmentation du chlore globulaire et un taux normal de chlore plasmatique, l'augmentation de chlore globulaire avec abaissement du chlore plasmatique, l’hypochlorémie globuloplasmatique et l’augmentation du chlore viscéral, représentent des degrés croissants de rétention chlorée.

Le rapport chloré érythroplasmatique est, dans les conditions normales, relativement fixe, bien que certains auteurs : Rathery, Thiers et Laudat, signalent des variations de 0,43 à 0,60 sans que l’on puisse incriminer de cause pathologique. En réalité, tout rapport supérieur à 0,52 ou inférieur à 0,48 serait pour Paget pathologique, maïs il ne représente qu’une valeur relative et ne saurait à lui seul affirmer par ses variations une rétention ou un appauvrissement tissulaire.

Que conclure d’avis si divergents ? Il nous semble que l’on doive accepter la conclusion de Castaigne et penser que si l’yperchlorémie globulaire doit être considérée comme significative d’une surcharge chlorée tissulaire, il peut, au contraire, exister des hypochlorémies qui ne sont pas synonymes d’appauvrissement chloré tissulaire, mais qui s’accompagnent d’une

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