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couteau reçus. Autopsie : on trouve 8 centimètres de côlon et 5 d'épiploon, qui avaient passé par une ouverture du diaphragme de 2 centimètres et demi.
OBSERVATION XIX (Dietz, thèse de doctorat, Strasbourg, 1882.)
Caporal de turcos reçut, le 6 août 1870, un coup de baïonnette dans le 5° espace intercostal gauche, Mort dix-sept jours après. Autopsie. La moitié gauche du diaphragme manque. La moitié inférieure gauche de la cavité thoracique est occupée par l'estomac, l'épiploon, une partie du côlon transverse et descendant.
OBSERVATION XX
(In Mémoire de Franceschi, 1885.)
Un malade reçut au niveau de l’épigastre trois coups de couteau portés de bas en haut. Troubles digestifs. On diagnostique, hernie diaphragmatique. Mort. Autopsie. On trouva vers le milieu du diaphragme, un orifice par lequel presque tout le duodénum avait passé dans la cavité pleurale et s’y était sphacélé.
OBSERVATION XXI (The Lancet, 1881, t. I).
Un homme fut écrasé par une voiture et deux mois après succomba à une péritonite. Autopsie : Entre la face inférieure du diaphragme et la face supérieure du foie était un abcès cloisonné dans lequel furent trouvés deux fragments de poumon.
Beale conclut qu’à la suite de la déchirure du diaphragme une portion avait pénétré dans la cavité abdominale et s'était étranglée.
OBSERvATION XXII (Giese, Société médicale, Berlin, 1893.)
Terrassier enseveli par un éboulement dans une carrièredesable,
Nombreuses blessures et fractures, mort. A l'autopsie, le diaphragme présentait un orifice grand comme le poing, par où s’en-
gageait l’estomac.
OBSERvATION XXIII
(Monteggia, In Mémoire Fransceschi, 1885.)
Homme écrasé par une roue de voiture. Diaphragme largement déchiré, estomac, côlon transverse et presque tout l’épiploon étaient dans la plèvre gauche.
OBsERvVATION XXIV
Hernie par rupture du diaphragme (Kaufmann, Deustch. Med, Wocchen., n° 28, 1888).
Un maçon tombe d’un premier étage, le côté gauche porte sur l’angle d’une poutre : fracture des 5°, 6° et 7° côtes, douleur vive, dyspnée, zones de matité et de sonorité font songer à un hémothorax. Mort le deuxième jour. Autopsie : diaphragme présente à gauche une déchirure transversale de 11 centimètres, par cet orifice s'engagent l'estomac tout entier, sauf portion pylorique, le grand épiploon et une partie de la rate. Le cardia est en place,
mais une coudure à ce niveau empêche les aliments de pénétrer.
OBsERVATION XXV (Schwartz et Rochard, Revue de Chirurgie, n° 9, page 756, 1892.)
Chez un homme de trente-trois ans qui présentait depuis seize jours des accidents d’occlusion intestinale, la laparotomie ne permit pas à Schwartz, malgré une exploration minutieuse, de reconnaître la cause de l’occlusion, le côlon ascendant étant très distendu, Schwartz fit un anus contre nature sur le cæcum.
Le malade étant mort le lendemain, c’est à l’autopsie seulement qu’on put constater l’étranglement d'une anse formée par l’angle du côlon transverse et du côlon ascendant à travers une boutonnière musculaire siégeant sur la partie musculaire du diaphragme,
OBSERVATION XXVI
Hérnie diaphragmatique consécutive à une rupture du diaprhagme (Thiriar, Presse médicale belge, n° 36).
À l’autopsie d’un homme de trente-neuf ans, mort de deliriwm tremens,on trouve une hernie diaphragmatique. Cet homme avait fait six mois avant une chute grave dans laquelle il s'était brisé les 4° et 5° côtes gauches.Il avait pu reprendre son travail, mais depuis ce temps se plaignait d'une douleur profonde dans le côté gauche du thorax. L’autopsie montre dans la moitié gauche du diaphragme une fente de 12 centimètres de long dont le bord était dur et caleux. A travers cet orifice avaient pénétré 3"50 d’intestin grêle, 45 centimètres de gros intestin et tout l'estomac, ils occupaient la cavité pleurale gauche et avaient refoulé le poumon en arrière et en haut.
OBsERVATION XX VII
Hernie diaph. consécutive à rupture du diaphragme (Foucras, Recueil de méd. vétérinaire, t. VIII, 1881.)
Un malade ayant éprouvé dix ans auparavant une violente compression de la poitrine, par chute d'un arbre, revient à l’hôpital avec de la matité à la base gauche, bruit de glouglou à la sucussion, troubles digestifs, vomissements.
Il meurt subitement le mois suivant.
Autopsie.— Côté gauche, le diaphragme semble manquer.Dans le thorax, on trouve le côlon transverse, la rate, de l’épiploon, l'estomac, sauf le pylore, le poumon est refoulé. La mort subite était due à une hemorragie intestinale causée par un ulcère du duodénum. |
OBsERvATION XX VII (bis).
Hernie diaphragmatique du pylore consécutive à une blessure du diaphragme (Centralblatt. f. Chirurgie, p. 826, 1893.)
Un militaire ayant reçu un coup de couteau peut continuer son
Service sans inconvénient pendant plusieurs mois. Puis surviennent des accidents d’obstruction intestinale qui amènent la mort au neuvième jour.
Dans la hernie se trouvait la portion pylorique de l’estomac en forme de clepsydre et 32 centimètres du gros intestin.
OBsERvATION XX VIII
Hernie diaphragm. consécutive à perforation du diaphragme par une balle (Robert, Société anatom., 1880.)
Homme, de vingt-quatre ans, reçoit un coup de revolver dans la poitrine ; la balle de 7 millimètres a pénétré dans le 6° espace intercostal gauche, production d’un hémothorax qui guérit.
Un an après, sans cause connue, signes d’obstruction intestinale. Mort. Le diaphragme présente un orifice mousse et lisse, qui donne passage à l’estomac, au côlon transverse et à une partie de grand épiploon. Ces viscères sont contenus dans une poche, sorte de sac adhérent à la face supérieure du diaphragme et distinct au niveau du poumon et du péricarde.
Dans l’abdomen, on voit une partie de l’estomac grosse comme un œuf de poule, qui n’a pas passé dans le thorax. La rate est située en arrière de l’anneau, elle loge la balle de revolver sous sa capsule, L’angle gauche du côlon engagé, avec la hernie, semblait avoir tiré sur le côlon descendant dont le méso présentait des plis obliques, en haut et en avant.
OBsERVATION XXIX
Hernie diaphragmatique étranglée consécutive à une perforation du diaphragme (Boussi, in th. Delahousse, 1885).
Un homme de vingt-quatre ans meurt avec des signes d’étranglement interne ; cinq ans avant, il avait recu un coup de couteau au 3° espace intercostal, un autre dans l’abdomen. Depuis il avait toujours ressenti des douleurs dans le côté gauche, plus on moins intenses, jusqu’au moment où brusquement, une après-midi, appa-
rurent les signes d’étranglement.
et
Autopsie. — Dans la plèvre gauche, on trouve une tumeur du volume d’un cœur d’adulte, adhérant intimement au diaphragme ; elle est enveloppée d’un feuillet épiploïque qui lui sert de sac ; à sa base on voit deux orifices par où s’'écoulent les matières intestinales ; après dissection, on tombe sur un conduit demi-circulaire allant d'un orifice à l’autre, c'est l’angle gauche du côlon transverse dont les parois sont épaissies et couvertes de fausses membranes et dont les deux extrémités adhèrent à l'anneau. Le poumon gauche est refoulé et adhère à la plèvre,
OBSERVATION XXX (Résumée).
Hernie diaphragmatique diagnostiquée pendant la vie, confirmée à l'autopsie (Brancacio, Morgagni Napoli, p. 508- 519, 1883).
Homme, cinquante et un ans, reçut, il y a trois ans, trois coups de couteau, dont un dans l'hypocondre gauche. Il était guéri depuis trois mois lorsqu'il fit une chute de 2 mètres. Depuis, douleurs au creux de l'estomac que venaient calmer les vomissements. Le malade dépérissait, il entre à l’hôpital.
La base gauche du thorax est élargie, les vibrations sont exagérées, la percussion dénote du tympanisme depuis la base jusqu’à la 3° côte. Rien d’anormal à droite, sinon que la respiration est supplémentaire.
En présence de tels signes, on porte le diagnostic de hernie diaphragmatique. Le malade meurt à l'hôpital, trois ans après, d'une attaque d’apoplexie,.
A l’autopsie, on trouve dans la plèvre gauche l'estomac dilaté et letiers du duodénum. Un orifice de 5 centimètres 1/2, au centre aponévrotique du diaphragme, livrait passage aux viscères qui s’élevaient jusqu'à la 3° côte. Ces viscères étaient adhérents au pourtour de l’orifice. L’estomac adhérait par plusieurs points avec la plèvre diaphragmatique. On doit noter que cet homme avait reçu, dix-sept ans avant, dans une rixe, treize coups de couteau
dont il avait bien guéri.
OBsERVATION XXXI
H. Diaphrag. consécutives à perforation du diaphragme (Scalzi, Tahresbericht Wirchow, t. II, 1881).
Portefaix, trente-cinq ans, avait eu en 1870 une plaie pénétrante au niveau des 8° et 9° côtes gauches. À ce niveau apparaît une hernie du volume de deux poings. Comme elle était irréductible, on agrandit par en haut la plaie qui avait 5 centimètres de long sur 2 de large et l'intestin qui était dans le thorax rentra dans l'abdomen. On sutura l’orifice et modéra les mouvements respira toires par un bandage et une position appropriée. Le malade guérit, mais la hernie se reproduisit entre la 8 et la 9° côtes d’abord de la grosseur d’un œuf de poule, elle formait en 1878 une tumeur oblongue de 10 centimètres de long sur 8 de large et 4 centimètres de saillie à ce niveau. Elle ne causa aucune fatigue au malade.
OBsERVATION XXXII.
Hernie diaphragmatique consécutive à une rupture du diaphragme (Jacobsen et Mittchell, The Lancet, 1890).
Un individu avait depuis quelques heures de la dyspnée lorsqu’il fut pris d'accidents de péritonite et mourut,
Autopsie. — Hernie diaphragmatique gauche. On peut par l’anneau réduire l’estomac et l’épiploon herniés. Perforation de l’estomac causée par un ulcère et abcès abdominal consécutif dans la plèvre. Cet homme employé de chemin de fer avait été antérieure ment serré entre deux tampons. Il avait ici la sensation d'une déchirure et était resté trois ou quatre mois au lit très constipé. Depuis fréquentes indigestions et dyspepsie chronique. E
OBSERVATION XX XIII (Legry, Bull. Soc. anat., avril 1895.)
Femme, trente-sept ans, enceinte de huit mois, entre à la Maternité, Avait été prise la veille de vomissements alimentaires et