‹ Contribution à l'étude des Abcès amibiens du FoieChapitre 6 sur 16 · DRE · texte numérisé non relu

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Le diagnostic de certitude d’un abcès du lobe gauche est acquis d’une façon précise par les signes physiques. Dans tous les cas, lorsque l’abcès a pris un développe- ment suffisant, vers la périphérie du foie, venant, en auelque sorte, soulever la capsule Glisson, il se développe, dans la région épigastrique, une voussure, une tuméfaction profonde de siège médian ou para-médian gauche, ne s’accroissant jamais à droite de la ligne médiane, mais à gauche. Cette collection de pus n’est séparée des doigts explorateurs que par la paroi abdominale complètement souple et dépressible à ce niveau et permettant la perception très facile de labcès, au malade lui-même, comme le montre l'observation IV. A la percussion, la matité de cette tumeur est naturellement en continuité avec là matité hépatique. Cette tuméfaction à gauche peut coexister avec une augmentation de volume du lobe droit, soit qu'il y ait un abcès concomitant de ce lobe ou bien simple poussée congestive de voisinagè. |

Le volume de cette tuméfaction varie depuis la gros seur d’une noix, d’une mandarine à celui d'une tête fætale à terme et même plus, et, dans ce dernier cas, on conçoit que l’abcès n’est plus enveloppé que par une couche extrêmement mince de tissu hépatique. Lorsqu'il y a un aussi grand développement, la matité de cette tumeur, en continuité avec la matité hépatique, vient réduire et même faire disparaître le tympanisme normal de l’espace de Traube. A la palpation, on a la perception d’une rénitence particulière, d’élasticité, donnant aux doigts qui explorent la sensation d'une balle de caoutchouc; l’abcès s’accroissant et n'étant plus

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enveloppé que d’une coque très mince qui vient en contact avec la paroi abdominale, on peut arriver à percevoir la fluctuation dans la masse de la tumeur ou à Son point culminant seulement.

Enfin, au début de l'affection, lorsqu'il n'y a pas encore de tuméfaction perceptible, qu'il n'existe que de la douleur épigastrique, qu'un point de côté gauche ë spontané ou réveillé par la pression, on peut percevoir à l'oreille ou au doigt des frottements de périhépatite localisés au creux épigastrique. À |

Il ne faut pas négliger, dans les cas douteux, l'examen radioscopique de l’hypocondre gauche, que l’on peut combiner avec l'insufflation de l’estomac par une potion -gazogène. On verra alors une limitation ou une abolition des mouvements du diaphragme de ce côté; de plus, la -coupole diaphragmatique gauche paraît refoulée, occupe. une situation plus élevée. Il n’est pas rare de voir une augmentation appréciable du volume de l'extrémité gauche du foie; quant à l’abcès lui-même, il n’est généralement pas visible à la radioscopie.

Lorsque le diagnostic sera tout à fait incertain, plutôt -que de méconnaître l'hépatite suppurée, on fera des ponctions ou encore uné laparotomie exploratrice, car, -comme nous allons le voir plus bas, les abcès du lobe gauche non traités ont les conséquences les plus graves.

L'évolution des abcès du lobe gauche, abandonnés à ‘eux-mêmes, découle des rapports dé ce lobe avec les organes avoisinants et les différentes migrations du pus sont clairement expliquées par l’anatomie topographi- que de cette région du foie. Le lobe gauche occupe l’épi-

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