ART MES
Examen bactériologique du pus. — Du pus a été mis en culture dans le bouillon, la gélatine, la gélose et la pomme de terre, en milieux libres et en milieux privés d'oxygène ; aucune culture ne s’est développée ; le pus était stérile. |
Examen anatomo-pathologique. — Le pus renferme quelques globules rouges et un grand nombre de leucocytes ; ceux-ci sont en très grande majorité, constitués par des polynucléaires de petite espèce ; on trouve aussi des mononucléaires de diverses grandeurs. Les colorants d'Ehrlich font voir la grande prédominance des granulations neutrophiles ; il n’existe pas de cellules à granulations basophiles ; on rencontre quelques mononucléaires et polynucléaires à granulations éosinophiles.
En résumé, pus essentiellement formé de petits polynucléaires à granulations neutrophiles.
OBSERVATION XV. — FONTOYNONT et JOURDRAIN.
Un cas d’abcès de la rate des pays chauds.
Rainibehevidu, hova, 47 ans, chef de village, habitant près de Tananarive, entre le 26 octobre 1900 à l’hôpital central indigène de Tananarive.
Son père est mort de la grippe, sa mère de variole. El n’a ni frère ni sœur, son passé pathologique est peu chargé. Rien dans l’enfance, à l’âge adulte seulement deux choses ; des accidents vénériens et du paludisme.
Il y a 9 ans environ, il a eu un chancre mou quilui a rongé la partie inférieure du gland, puis, plus tard, deux autres chancres dont on voit encore la cicatrice à la base de la verge, lesquels s’accompagnèrent de bubons inguinaux. Voilà pour les accidents vénériens.
C’est le paludisme qui tient, pour ainsi dire toute la place. A l’âge de vingt ans, il commença à s’impaluder à la suite d’un séjour de 15 jours dans un pays fiévreux, à Andriba, sur la route qui relie Mapurgo à Tananarive.
Aussitôt rentré chez lui en Emyrne, il ressent ses premiers accidents paludéens, fièvre quotidienne à ac-