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Enfin, dernière hypothèse, l’antre d'Highmore communique librement au dehors par son orifice naturel ou par une fistule.
L'exploration au stylet, les conditions dans lesquelles se produit: l'écoulement du pus, permettent d'affirmer le siège de l'affection dont la nature sera indiquée par celle du hquide écoulé.
Dans quelques cas, l'examen rhinoscopique pourra aider au diagnostic en permettant de voir dans le méat moyen quelques gouttelettes de pus, qui sans cela auraient passé imaperçues, et ce signe acquerra beaucoup plus de valeur si l’on constate qu'après une violente expiration du malade, après qu'il s’est mouché, ou qu'il a incliné la tête, la quantité de pus augmente.
La clinique est done en possession de signes qui, dans la très grande majorité des cas, permettent d'affirmer sûrement le diagnostic ; mais il ne suffit pas d’avoir constaté un abcès du sinus, il faut en rechercher la cause, faire le diagnostic étiologique. |
Le malade a-t-1l été soumis à un traumatisme et y a-t-ileu introduction possible de corps étrangers dans le sinus, comme dans l'observation de Galenzowski que nous avons rapportée ?
Si elle est possible, l'exploration avec le stylet ne devra pas être négligée. Elle permettra de découvrir le corps offensant s'il ven à un, de constater la dénudation, la nécrose d'un point de la paroi osseuse, la présence d’une tumeur (polypes, fongosités, exostoses) qui parfois coïncident avec l’abcès du sinus.
Mais avant tout, ainsi que nous l'avons déjà montré dans un chapitre précédent, il faut penser au système dentaire ; car il est presque toujours la cause des suppurations du sinus. Existe-t-il des dents cariées ? Le malade a-t-il souffert des dents et si, en apparence, elles sont saines, ne sont-elles pas douloureuses à la pression, au choc du stylet ?
enfin lorsque les dents paraissent enlevées, examiner s’il ne
ANS. Fete reste pas une racine profonde, oubliée, et qui joue le role d'agent morbide.
Généralement, les abcès du sinus maxillaire se terminent par la guérison; néanmoins, celte règle est loin d’être absolue, puisque nous avons vu, dans certains cas, la mort survenir, (observations VI et VIT) ; dans d’autres, la guérison ne pas se faire, quels que fussent les moyens employés (observation IX) ; enfin,d’autres fois, l'amélioration définitive ne se faire qu'après des complications diverses.
Nous avons vu que le pus s’écoulait librement par les fosses nasales ou bien s’aceumulait dans la cavité par obstruction de l'orifice du sinus.
Dans le premier cas, si le pus s'écoule avec facilité après un certain temps, l'écoulement diminue, puis disparait et le malade guérit entièrement.
Mais c'est là l'exception, et il est bon dene pas y compter; on s’exposerait trop souvent à de graves mécomptes.
Le plus souvent, l'écoulement purulent se prolonge, s’éternise et nécessite une intervention chirurgicale. Cela, du reste, résulte de la configuration de l’antre d'Highmore. dont l’orifice est plus élevé que le fond, de sorte qu’une partie du pus stagne toujours dans la partie inférieure et entretient la suppuration.
Il peut aussi se produire des lésions secondaires qui, à leur tour, vont amener de nouveaux désordres, nécroses, fistules, etc..., dont la guérison est presque toujours très longue à obtenir.
Il reste donc établi que l’abcès du sinus maxillaire peut, dans certains cas, se terminer heureusement ; mais il faut bien savoir aussi que, &i l’on n'intervient pas, il amènera fréquemment des complications très désagréables et quelquefois des accidents graves.
En raison de ces complications, qui peuvent survenir quoi