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ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Les abcès périostiques du thorax ressemblent à tous les abcès froids : aussi insisterons-nous seule- . ment sur les points qui leur sont spéciaux, et qui sont signalés du reste dans les observations qui forment le fond de notre travail.

Caractères macroscopiques. — Leurs sièges de prédilection sont d’après Poulet ct Bousquet :

1° La partie antéro-supérieure du tronc, au voisinage des articulations costo-sternales; a = 2 La partie postérieure du tronc, au niveau de l’angle de la côte;

3° Les parties latérales de la poitrine.

C'est ce dernier siège qu’ils occupent dans presque toutes nos observations.

= Leur nombre est très variable, souvent on n’en a trouve qu’un ; il n'est pas rare d’en voir simultanément deux ou trois de volume différent sur le même malade : ainsi, la jeune fille qui fait le sujet de J’observation IIT en portait deux à son entrée dans le service. On peut voir plusieurs abcès se succéder par poussées successives, et ces récidives se font, tantôt sur des points différents, tantôt sur le même point, résultant probablement alors de la per-

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sistance d’une portion de la membrane d’enveloppe,

ou d’un grattage insuffisant de l'os, si celui-ci était altéré.

La forme de la poche a surtout été bien décrite. M. Duplay les a divisés à ce point de vue en trois va-

riétés : 1° les sus-coslaux, dont la poche, primitive-

ment située à l’extérieur du thoräx, reste toujours unique; 2% les sous-costaux dont le point d'origine est en dedans du plan des côtes et qui, d’abord

formés d’une cavité unique, ne tardent pas, le plus

souvent, à prendre une forme en bissae, quand ils ont perforé le plan des muscles intercostaux pour se porter à l’intérieur. Quand ils ont achevé cette évolution, ils forment la troisième variété qui est à la fois sus et sous-costale. |

La poche sous-costale, quand elle existe, est com-

prise entre la plèvre pariétale d’un côté, et de l’autre

côté le plan osseux et les intercostaux. Elle refoule le poumon quand elle est considérable, simule une pleurésie enkystée, et détermine-un épaississement notable de la plèvre adjacente. Quand elle atteint ce volume et que plus tard, poussant un prolongement vers la peau, elle finit par s'ouvrir à l'extérieur, il

s'écoule une quantité énorme de liquide purulent, et

on peut croire à la production d’un empyème spontané. Le malade qui fait l’objet de notre observation IV offre un bel exemple de cette particularité. Les abcès en bissac sont presque toujours consécutifs à un abcès sous-costal : cette variété a en effet

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