‹ Contribution à l'Étude des abcès froids périostiques du thoraxChapitre 8 sur 27 · LOT · texte numérisé non relu

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une tendance naturelle à se porter vers l'extérieur,

au lieu qu’on ne comprendrait pas qu’un abcès pri-

mitivement sus-costal suivit la marche en sens inverse. % |

L’abcès en bissac se compose donc :

1° D'une poche interne : nous venons de l’éludier. 2 D'une poche externe: elle est semblable à celle de l’abcès sus-costal, c’est-à-dire qu’elle est placée immédiatement en dehors du périoste costal et du plan des muscles inlercostaux, et qu’elle est recouverte par la peau seule, ou de plus par quelquesuns des muscles thoraciques selon la région qu’elle occupe. :

3 D'un canal de communication. qui, le plus souvent, est étroit, oblique, anfractueux, et compris entre deux côtes voisines.

Les caractères propres de la poche qui enveloppe l’abcès périostique se voient très bien à l'ouverture

et pendant l’opération, pourvu qu’on ait le soin d'é-

ponger fréquemment. Elle ne diffère pas de celle des

abcès froids des membres que M. Lannelongue a si

bien décrite, et il dont a montré l'extrême importance au point de vue de la formation du pus, et du traitement de la maladie.

La face externe de cette poche est adhérente aux organes voisins par des prolongements fibreux qui s’enfoncent dans leur tissu : au niveau du périoste, elle se continue avec lui. Elle se sépare en général facilement de la peau qui glisse sur elle. :

. La face interne est bourgeonnante, tomenteuse,

grisàtre ; rien de plus irrégulier, de plus déchiqueté que les végétalions qui font saillie à sa surface. Une portion de cette face interne est formée par la surface

de la côte qui, le plus souvent, est recouverte dans toute son étendue par le périoste simplement épaissi et fongueux. Il semble du moins im possible avec un moyen d'exploration un peu grossier, comme Île stylet, de trouver dans la continuité du périoste la moindre solution qui permette d'arriver jusque sur la côte : tel est le malade de l'observation I. Quelquefois au contraire le périoste est nettement ulcéré,

détruit, et le tissu osseux est à nu, atteint d’inflam-

mation, rouge et friable. Cette lésion a été notée

dans notre observation IT sur le cartilage, et dans les

observations III et IV sur les côtes elle-mêmes.

Quant aux organes voisins, ils sont plus ou moins influencés par le voisinage de on collection purulente.

La côle peut rester pendant un très long temps absolument intacte: quand l’abcès abandonné à lui-même suit sa marche naturelle, et aboutit à la période de fongosités, il est bien rare qu'elle n'arrive pas à être gagnée par l'inflammation, après destruetion partielle du périoste: on trouve aussi assez fréquemment des ostéophytes à la périphérie de l'abcès. Les organes thoraciques sont souvent indemnes dans les cas d’abcès sus-costal : si l’abcès est sous-costal, tantôt il y a à son niveau de simples

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