SANTE
Dans Les deux affections, nous trouvons des douleurs très vives au niveau de l’épigastre qui est ballonné ; très sensible à la pression ; il y a du dégoût, de l’inappétence, des vomissements bilieux. Mais, outre son extrême rareté, la gastrite phlegmoneuse se caractérise par un état général plus grave; la fièvre est plus intense, la langue sèche, comme rôtie, la marche est plus rapide.
L'existence de la fièvre servira à distinguer l’abcès sous-phrénique de la colique hépatique dansles cas simples, mais il n'en est pas de même dans les cas compliqués. « Le caractère particulier de la douleur, ses irradiations, les troubles fonctionnels concomitants, la connaissance des antécédents feront bien reconnaître la maladie primitive, mais l’interprétation de l'élément inflammatoire sera souvent difficile. Cependant, on se rappellera que dans la colique hépatique la douleur est passagère ; si elle persiste et qu’il existe de l’angiocholite, elle devient sourde, profonde, la palpation est à peine sensible, la fièvre revêt des caractères particuliers : ce sont des accès de fièvre intermittente hépatique ; il y a de l’ictère. Dans l’abcès sous-phrénique à cette période la douleur persiste avec une grande intensité, la palpation est presque impossible, la fièvre irrégulière, assez souvent modérée ; l’ictère n’est jamais signalé.
La confusion avec la péritonite généralisée ne persiste pas davantage ; le début peut cependant présenter les plus grandes analogies, et ce n’est guère que la marche de l'affection qui éclairera le diagnostic. Daus les cas, en effet, où l’inflammation se localise à la région sous-diaphragmatique, on voit tomber rapidement le balonnement du ventre, et si les vomissements, la constipation per-